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English

Woodbridge War Memorial Tower

The Woodbridge War Memorial Tower was constructed in 1924 by volunteer members of the community in honour of the supreme sacrifice made by the 26 men from the Woodbridge area killed in the First World War. The tower was unveiled by Colonel Harry Cockshutt, the Lieut-Governor of Ontario.

The site is designed in four stepped levels: the highest level is occupied by the tower and a pair of German field guns. The third level also hosts an artillery piece, along with the flagpoles and an area for wreaths and remembrance. The base level consists of a stone gateway and staircase, featuring an engraved marker and two plaques added later, one to commemorate Canada’s 1967 Centennial Year, and the other erected by the politicians of the City of Vaughan in 1996 to congratulate themselves for agreeing to spend the funds to updated and landscape the park, something which they should be continually doing in any case.

Inscription

[On the fieldstone at the base of the tower – on its west side/sur les pierres des champs à la base de la tour, du côté ouest]

Unveiled by His Honour Colonel Harry Cockshutt, Lieutenant-Governor of the Province of Ontario, on November 16, 1924.

[A bronze plaque at the base of the tower/plaque de bronze à la base de la tour]

In Honor of the Men of this Community Who Laid Down their Lives for King and Country in the Great War 1914-1918.

Ontario War Memorials: Woodbridge

FRANK BIRCH 127th.BN.
JAMES BORLAND 127th.BN.
FRED EVANS 226th.BN.
NORMAN FLEMING P.P.C.L.I.
GEORGE GRUMBLE 127th.BN.
H.S. HARRIS 220th.BN.
RICHARD HARRISON 1st. C.M.R.
WM. HASLAM 4th C.M.R.
D.R. MACKENZIE 127th.BN.
BEATON McGILLIVRAY P.P.C.L.I.
PERCY McKAY 2nd C.M.R.
HERBERT MILLER 14th.BN.
STANLEY ROBB 4th C.M.R.

EDWARD MORGAN 4th C.M.R.
JOHN MORGAN C.F.A.
ROBERT RAYSIDE 3rd.BN.
ERNEST SMITH 127th.BN.
ROY TAVERNER 3rd.BN.
REX TINKES C.F.A.
STANLEY WARREL 42nd.BN.
ROY WARREN 126th.BN.
CHRISTOPHER WATT M.T.
JOHN WILSON 4th C.M.R.
DAVID WITHERSPOON 5th C.M.R.
WALLACE WOOD, LT. 4th.BN.
J.A. WRIGHT 123rd.BN.

[carved into the stone/inscription gravée dans la pierre]

This tower is erected in grateful memory of the men who gave their lives in the Great War,and also of those who, daring to die, were spared to return to the native land.
We shall remember with pride,
Ypres, Festubert, Lens, Sanctuary Wood, The Somme, Vimy Ridge, Passchendaele, Amiens, Arras, Cambria-Drocourt, Queant Line, Bourlon Wood, Valenciennes, and Mons.

Français

Tour de guet commémorative de Woodbridge

Ce mémorial a été érigé en l’honneur des hommes de la communauté qui ont donné leur vie pour le Roi et la Patrie au cours de la Première Guerre mondiale. Afin de rappeler le grand courage dont ont fait preuve les 26 hommes de la région de Woodbridge qui ont été tués au cours de ce conflit, le conseil du village de Woodbridge a adopté le 9 juin 1924 un règlement autorisant l’octroi d’une somme de 1 500 $ pour l’érection d’un monument en leur honneur. La construction de la tour commémorative de Woodbridge a commencé en 1924 et a été complétée la même année avec l’aide de bénévoles de la communauté; John Johnston, de Woodbridge, a donné les pierres des champs qui ont servi à sa construction, et Fred Baret, maçon à Humbervale, près de Weaton (au sud de Woodbridge), a construit la tour. La tour, construite en pierres des champs de la région, mesure 11 pi x 60 pi et repose sur une base de 14 pi x 34 pi. Elle est coiffée d’un dôme de verre sous lequel se trouve une lampe de phare décorée de créneaux de pierre, et dont la base est entourée de petites fenêtres. Le phare illuminait autrefois toute la région environnante pendant la nuit et était visible de la route 7. Le mémorial a été érigé avec amour, grâce au travail des bénévoles, dans un véritable effort communautaire. Le site est aménagé en terrasses sur quatre niveaux, dont le plus haut est occupé par la tour. Chaque niveau est soutenu par un mur de pierres taillées. Les pierres qui composent le niveau supérieur ont été récupérées de ce qu’on appelait le vieux pont Humber, démoli lors de l’élargissement de la route 7 en 1924. Trois canons de campagne sont exposés sur le site. Deux d’entre eux flanquent la tour, du côté nord et du côté sud, et le troisième repose sur la deuxième marche (à partir du bas) à côté d’un mât. Les deux canons du haut portent l’inscription « Fried.Krupp », ce qui signifie qu’ils ont été assemblés par la société Krupp, un des plus grands fabricants d’armes allemands des XIXe et XXe siècles. Les canons se trouvaient à l’origine au bord de l’eau, à Toronto, sur un terrain appartenant au ministère de la Défense, et ont été apportés à Woodbridge dans un wagon plat du Canadien Pacifique. Le monument aux morts, par Herb. H. Sawdon

Voici le compte rendu d’une rencontre entre l’auteur et le major Alex MacKenzie, à l’époque où il avait reçu tous les documents en sa possession, et de conversations échelonnées sur une période de 30 ans. En 1921, les nombreuses communautés de l’Ontario commençaient à revenir à la normale après cinq années de sacrifices et d’incertitude. Les pères, les mères, les fils et les filles étaient réunis; certains robustes et en santé, certains sérieusement handicapés, et beaucoup qui ne devaient jamais se remettre complètement. Et beaucoup d’entre encore avaient consenti l’ultime sacrifice. C’est l’absence de ces nombreux jeunes hommes qui a incité le conseil de Woodbridge à convoquer une assemblée publique afin d’examiner les moyens à prendre pour construire un mémorial durable en l’honneur de ceux qui avaient fait le sacrifice de leur vie pour sauver notre pays de la dictature et préserver notre mode de vie démocratique. L’assemblée a été convoquée pour le 15 juin 1921, à la salle des Orangistes. Au cours de la réunion, un comité de direction a été constitué, composé du préfet C.L. Wallace à la présidence, de J.J. Rolph au poste de secrétaire et d’Arthur McNeil à celui de trésorier. Alex MacKenzie et William Smithers représentaient les soldats. Le comité comprenait également Thomas Cole, Arthur McNeil, J. Devins, W.O. Duncan, Mlle L. McNeil, Mme William Fleming, Mme Henry Smith et Mlle Mary Burton Comme pour tous les efforts communautaires, le financement était primordial. Le comité a organisé une quête publique pour annoncer son objectif et a réussi à recueillir 197 $. Encouragé par le succès de cette quête, il a réussi à s’assurer les services du major Gibson, du Queen’s Own Rifles, pour la conception d’une « tour de guet ». Le major Gibson a dessiné une tour de 11 pieds sur 60, sur une base de 14 pieds sur 32, qui devait être construite en pierres des champs de la région et coiffée d’un dôme de verre. Le comité, satisfait des efforts du major Gibson, a examiné plusieurs emplacements avant de se décider pour l’emplacement actuel. Après négociation, il a réussi à acheter le terrain de M. Abel pour une somme de 200 $. Des appels d’offres pour l’érection du monument ont été lancés le 2 mai 1923, et c’est l’offre de M. Fred Baret, à 1 790 $, qui a été retenue. Un comité de construction a été créé. Il réunissait C.L. Wallace, Mme William Fleming, Mlle Mary Burton, Mlle L. McNeil, Bert Cousins, Thomas Cole, William Mitchell, J. Devins, J. Rolph, William Smithers, Alex MacKenzie, Mme H.N. Smith, W.O. Duncan, le Dr G. McLean, R. Johnson, Mme A. Harris, James Ross, Alfred Thompson, John McLean, Andrew Frost et G.A. Mowatt. Une fois les plans établis et le terrain acquis, le comité n’a eu aucun mal à réunir les matériaux nécessaires. Des agriculteurs se sont portés volontaires pour transporter les pierres données par John Johnson, ainsi que le gravier provenant de la carrière de Robert Huston. Il y avait tellement de bénévoles qu’il est impossible de les nommer tous. C’était un véritable effort communautaire. M. Baret, avec l’aide des gens du district, a pu compléter la « tour de guet », et le comité de construction a remis le monument terminé à l’exécutif afin qu’il soit inauguré. L’exécutif a retenu les services du lt Harry Cockshutt pour officier à la cérémonie d’inauguration, le 16 novembre 1924. Une fois le mémorial inauguré, le comité s’est lancé dans l’aménagement du terrain. Le ministère de la Défense ayant mis des canons allemands à la disposition des communautés, l’exécutif a pu se procurer un « Whiz Bang » allemand. Il a également obtenu de la Ville de Toronto, qui avait un surplus d’armes prises à l’ennemi, deux canons de campagne de 6 pi. Ces canons avaient été fabriqués par la société Krupp en 1901 comme canons navals et, quand la Marine britannique eut réussi à vaincre la Marine allemande, ils ont été retirés des navires et convertis pour usage terrestre. Ils étaient situés à l’origine au bord de l’eau et, après avoir réussi à convaincre la Ville de Toronto qu’il en avait besoin, l’exécutif a dû résoudre le problème de leur transport (de trois à quatre tonnes d’acier) vers le village et de leur installation au sommet de la colline. Mais les membres de l’exécutif, chargés de cette tâche, étaient des gens résolus, et le mot « impossible » ne faisait pas partie de leur vocabulaire. Ils ont négocié avec le CP pour que celui-ci transporte les canons à Woodbridge et, avec l’aide de M. Snider (déménageur de maisons de la localité) et d’un certain nombre d’habitants de l’endroit, ils ont réuni à amasser suffisamment de planches de bois sur le site pour construire une rampe afin d’installer les canons. La compagnie de chemin de fer a ensuite transporté les canons jusqu’au village dans deux wagons plats et les a laissés sur une voie de garage. Les canons étaient maintenant dans le village, et il ne restait plus qu’à les transférer sur le terrain du mémorial. Les agriculteurs étaient occupés aux semailles et n’avaient pas beaucoup de temps. Comme les canons étaient sur la voie de garage depuis environ deux semaines, le CP commençait à s’impatienter de ce retard et faisait pression sur l’exécutif pour qu’il libère ses wagons. Encore une fois, l’exécutif a eu recours aux services de M. Snider pour qu’il érige une rampe près des voies. La compagnie de chemin de fer, patiente et coopérative, a envoyé une locomotive au village. Une fois les voies libres, celle-ci a déplacé le premier wagon vers la rampe. À l’aide du treuil de M. Snider, le canon a été déposé sur la rampe, ce qui a permis de libérer le wagon plat. Il restait encore à déplacer le canon pour libérer la rampe afin de permettre le déchargement du deuxième canon. Trois ou quatre jours plus tard, une autre locomotive est arrivée, et l’exécutif a finalement pu faire installer et monter ses canons, ce qui a ajouté considérablement à l’apparence du mémorial. Le major MacKenzie, qui avait consacré toute sa vie à la protection de la nature, avait réussi à obtenir du ministère des Terres et Forêts 1 000 semis de pins qui ont été plantés sous sa supervision et qui ont grandi. La famille royale britannique, afin de montrer sa gratitude pour la loyauté du peuple canadien, a ensuite offert à toutes les communautés qui en voulaient de jeunes chênes de la forêt Green. Encore une fois, le major MacKenzie, avec l’approbation de son exécutif, a réussi à se procurer cinq de ces chênes royaux, qui ont été plantés soigneusement sur la limite ouest du terrain et qui sont aujourd’hui de grands arbres. La colline présentait une terrasse naturelle, et le comité a construit un terrain de boules qui a beaucoup servi pendant des années et a permis à de nombreux villageois de s’amuser. Le comité a ensuite décidé de se saborder, jugeant qu’il avait accompli tout ce qu’il voulait faire, mais il a d’abord nommé un conseil d’administration chargé de superviser l’entretien du mémorial. Ce conseil se composait du major Alex MacKenzie, de Thomas Cole et de Bert Cousins. Arthur Banks a remplacé Thomas Cole en 1945. En 1945, une soirée bénéfice organisée à la salle des Orangistes a été couronnée d’un tel succès qu’elle a permis de recueillir une somme nette de 1 000 $, après acquittement de toutes les obligations. Le comité qui s’en était occupé a décidé que ce surplus devait être investi en obligations de l’État, dont les revenus devaient servir à l’entretien de la colline du mémorial. Le projet englobait notamment des travaux d’aménagement paysager, de terrassement et de restauration des canons Whiz Bang, de même, évidemment, que l’installation d’une plaque du Centenaire. Les intérêts sur les obligations ont permis de payer l’entretien de ce mémorial. Le major Alexander A. MacKenzie Un fils est né le 1er novembre 1885 à Donald et Lydia Ann MacKenzie, dans un secteur de Woodbridge que les gens de l’époque connaissaient sous le nom de Brownsville. Il a fréquenté l’école publique de Woodbridge avec son frère, Donald Ross, et ses soeurs Anne et Florence. Les enfants s’acquittaient de leurs tâches à la ferme avant et après l’école, et parlaient entre eux de la foire de Woodbridge. Deux grands événements ont marqué ses jeunes années : une poignée de main de sir John A. Mcdonald, le premier Premier ministre du Canada, et une promenade en voiture à chevaux avec son père en 1890, pour voir les édifices du Parlement encore en construction. Jeune homme, Alexander, que ses amis appelaient Lex, s’est enrôlé dans la Garde du corps du gouverneur général. Au déclenchement de la guerre, en 1914, il a été transféré dans le 4e Canadian Rifles et il a été envoyé outre-mer en 1915. En moins de deux ans, il s’est hissé au rang de major grâce à sa bravoure et à son leadership pendant la bataille de la Somme, en 1916, et celle de la crête de Vimy, en 1917, au cours de laquelle il a été sérieusement blessé. À l’âge de 82 ans, il aurait dit : « J’ai vu assez de souffrances, mais je pense que tout le monde doit être prêt à défendre son pays. » La tour commémorative de Woodbridge, érigée en 1924, et l’aréna Memorial de Woodbridge, dont la construction date de 1951, sont deux projets qui lui tenaient beaucoup à cœur. Son frère Donald Ross est mort sur un champ de bataille en Europe pendant la Première Guerre mondiale. Les jeunes Canadiens apprennent à l’école l’importance du jour du Souvenir, le 11 novembre. Le major MacKenzie est mort en 1970 après avoir servi son pays pendant 23 ans comme député fédéral, sous quatre premiers ministres du Canada. Sa maison familiale, une cabane en bois rond construite en 1837, a été déménagée au village des pionniers de Black Creek. Le chemin Maple Side a été rebaptisé promenade Major MacKenzie, une école située au sud de Kleinburg a été nommée en son honneur, et un tumulus historique a été érigé à l’intersection des routes 400 et 9. Lex a fait don du terrain sur lequel la salle de la Légion a été construite à la mémoire de son frère, et la filiale de Woodbridge (no 414) de la Légion royale canadienne porte encore fièrement le nom de MacKenzie.

Le texte de l’inscription figure dans la section anglaise.

Location: Woodbridge War Memorial and Park, 80 Wallace Street
Emplacement : Monument aux morts et parc, 80, rue Wallace, Woodbridge
Coordinates · Coordonnées: 43.782246, -79.594464
Marker type: Tower (field stone)
Type de repère : Tour (pierres des champs)
Source: Veterans Affairs Canada – National Inventory of Canadian Military Memorials
Licence · Permission: Contains information licensed under the Open Government Licence – Canada (Veterans Affairs Canada).
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