Wood Mountain Post Provincial Park
Wood Mountain Post Provincial Park consists of a 5.48 hectare parcel of land adjacent to a small creek in the Wood Mountain upland, approximately 45 kilometres southwest of the Town of Assiniboia and 35 kilometres north of the United States border. The park features two reconstructed buildings, historic trails and archaeological remains related to a North-West Mounted Police post that operated from 1887 to 1918.
The heritage value of Wood Mountain Post Provincial Park lies in its association with the North-West Mounted Police and the Canadian government’s efforts to maintain order and assert its sovereignty in the West. In 1874, the newly-formed North-West Mounted Police were sent west to curtail the whiskey trade, establish peaceful relations with First Nations and perform general policing duties. In the fall of that year, the Police established a detachment at a former Boundary Commission depot at Wood Mountain. The detachment operated intermittently at that location until 1887, when it was moved approximately 300 metres southeast to the site of the present-day provincial park.
During the late 1870s, Wood Mountain Post was at the centre of an international diplomatic crisis. Following their 1876 victory over Custer’s 7th Cavalry at the Battle of Greasy Grass/Little Big Horn, Sitting Bull (Ta-tanka Yotanka) and thousands of Lakota Sioux fled across the border to the Wood Mountain area. The American government, concerned about the presence of a hostile force on its border, sought the return of the Sioux to the United States and their transfer to reservations. The Canadian government, not willing to bear the costs of supporting the refugees, and fearing hostilities between “Canadian” First Nations and their traditional enemy, also wanted the Sioux to return to the United States. There were, however, no practical means to compel their return. For its part, Britain, still responsible for Canada’s foreign affairs, did not wish to further impair already poor relations with the Americans, but did not want to appear to be acquiescing too easily to their demands. In the middle of these interests were the North-West Mounted Police. Largely due to North-West Mounted Police Superintendent James Walsh’s diplomatic skills and the relationship of mutual trust and respect he developed with Sitting Bull, the Lakota’s five years in Canada passed peacefully. At Walsh’s urging, and faced with hunger brought on by declining bison herds and the Canadian government’s refusal to provide rations, the refugees eventually began to return to the United States. Sitting Bull and a few hundred followers were some to the last to leave in 1881. A handful of Sioux remained to permanently settle and ranch in the Wood Mountain area.
Wood Mountain Post was closed in 1883, then reopened when the North-West Resistance broke out in 1885. Two years later, the post’s dilapidated buildings were abandoned and new facilities were constructed on the current site of the provincial park. For several years, the Wood Mountain detachment continued as one in a string of posts responsible for border control, collecting customs duties and conducting criminal investigations, predominantly cases of cattle rustling and horse thievery. By 1918, with a provincial police force in place and other federal agencies responsible for customs and immigration, Wood Mountain Post was closed for the final time.
Heritage value also resides in the Park’s educational role. In the 1960s, a barracks and a kitchen/storehouse were rebuilt on their original locations, and the foundations of other former buildings were outlined. Public archaeology projects in the early 1990s revealed construction techniques, identified additional site features such as trails and cellars, and interpreted post activities through analysis of a large sample of recovered artifacts. Today, the Park’s reconstructed buildings, archaeological features and interpretive displays form the basis of a public interpretation program that presents the history of the North-West Mounted Police and the Sioux at Wood Mountain during the late-nineteenth and early-twentieth centuries.
Wood Mountain Post Provincial Park
Le Wood Mountain Post Provincial Park consiste en une parcelle de terrain de 5,48 hectares adjacente à un petit ruisseau dans les hautes terres de Wood Mountain, à environ 45 kilomètres au sud-ouest de la ville d’Assiniboia et à 35 kilomètres au nord de la frontière des États-Unis. Le parc comprend deux bâtiments reconstruits, des sentiers historiques et des vestiges archéologiques liés à un poste de la Police à cheval du Nord-Ouest qui fut en activité de 1887 à 1918.
La valeur patrimoniale du Wood Mountain Post Provincial Park réside dans son association avec la Police à cheval du Nord-Ouest et les efforts du gouvernement canadien pour maintenir l’ordre et affirmer sa souveraineté dans l’Ouest. En 1874, la Police à cheval du Nord-Ouest, nouvellement créée, fut envoyée dans l’Ouest pour freiner le commerce du whisky, établir des relations pacifiques avec les Premières Nations et accomplir des tâches policières générales. À l’automne de cette année-là, la Police établit un détachement dans un ancien dépôt de la Commission de la frontière à Wood Mountain. Le détachement fonctionna de façon intermittente à cet endroit jusqu’en 1887, lorsqu’il fut déplacé à environ 300 mètres au sud-est, sur le site de l’actuel parc provincial.
À la fin des années 1870, le poste de Wood Mountain se trouva au cœur d’une crise diplomatique internationale. Après leur victoire de 1876 sur le 7e de cavalerie de Custer à la bataille de Greasy Grass/Little Big Horn, Sitting Bull (Ta-tanka Yotanka) et des milliers de Sioux Lakotas s’enfuirent de l’autre côté de la frontière, dans la région de Wood Mountain. Le gouvernement américain, inquiet de la présence d’une force hostile à sa frontière, chercha à obtenir le retour des Sioux aux États-Unis et leur transfert dans des réserves. Le gouvernement canadien, peu disposé à assumer les coûts de l’entretien des réfugiés et craignant des hostilités entre les Premières Nations « canadiennes » et leur ennemi traditionnel, souhaitait lui aussi que les Sioux retournent aux États-Unis. Il n’existait toutefois aucun moyen pratique de les contraindre à revenir. Pour sa part, la Grande-Bretagne, toujours responsable des affaires étrangères du Canada, ne souhaitait pas détériorer davantage des relations déjà mauvaises avec les Américains, mais ne voulait pas non plus paraître céder trop facilement à leurs exigences. Au milieu de ces intérêts se trouvait la Police à cheval du Nord-Ouest. En grande partie grâce aux talents diplomatiques du surintendant de la Police à cheval du Nord-Ouest James Walsh et à la relation de confiance et de respect mutuels qu’il établit avec Sitting Bull, les cinq années des Lakotas au Canada se déroulèrent paisiblement. À l’instigation de Walsh, et face à la faim causée par le déclin des troupeaux de bisons et par le refus du gouvernement canadien de fournir des rations, les réfugiés commencèrent finalement à retourner aux États-Unis. Sitting Bull et quelques centaines de partisans furent parmi les derniers à partir, en 1881. Une poignée de Sioux restèrent pour s’établir de façon permanente et pratiquer l’élevage dans la région de Wood Mountain.
Le poste de Wood Mountain fut fermé en 1883, puis rouvert lorsque la Résistance du Nord-Ouest éclata en 1885. Deux ans plus tard, les bâtiments délabrés du poste furent abandonnés et de nouvelles installations furent construites sur l’emplacement actuel du parc provincial. Pendant plusieurs années, le détachement de Wood Mountain demeura l’un des postes d’une chaîne chargée du contrôle frontalier, de la perception des droits de douane et des enquêtes criminelles, principalement des affaires de vol de bétail et de chevaux. En 1918, une force de police provinciale étant en place et d’autres organismes fédéraux étant responsables des douanes et de l’immigration, le poste de Wood Mountain fut fermé pour de bon.
La valeur patrimoniale réside aussi dans le rôle éducatif du parc. Dans les années 1960, une caserne et une cuisine/entrepôt furent reconstruites à leur emplacement d’origine, et les fondations d’autres anciens bâtiments furent délimitées. Des projets d’archéologie publique au début des années 1990 révélèrent des techniques de construction, permirent de repérer d’autres éléments du site comme des sentiers et des caves, et d’interpréter les activités du poste grâce à l’analyse d’un vaste échantillon d’artefacts récupérés. Aujourd’hui, les bâtiments reconstruits, les éléments archéologiques et les présentoirs d’interprétation du parc constituent la base d’un programme d’interprétation publique qui présente l’histoire de la Police à cheval du Nord-Ouest et des Sioux à Wood Mountain à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.