Willy Duffy House
The Willy Duffy House was built in 1895 by William H. Duffy. It is an irregular two-storey Queen Anne Revival residence located on Duffy Lane in Hillsborough. The flourishes of the building’s exterior and the refinements of the four metre high ceilings, curving staircase and marble fireplaces in the interior mark his residence as the property of a discerning gentleman of the highest rank.
The Willy Duffy House is designated a Local Historic Place for its association with its builder and for its architecture.
The builder of this house, Willy Duffy, is historically significant because of the transitional role he and his family played in the development of the local economy. Willy Duffy’s grandfather, William, emigrated to Rhode Island, from Ireland but fled north after killing a man in self defence. By 1798, William was living on an eighty hectare farm in Salem, Albert County with his new wife, Katharine Steeves, daughter of John, one of the seven sons of settler Heinrick Steeves (Steif). In 1849, Willy’s father Peter and his uncle discovered the Albertite deposit which fuelled the local economy for the next fifty years.
In 1872, Willy, moved a building which had housed the second Hillsborough Baptist Church across the road and remodelled it into a grocery store. During the 19th century, not all store owners became wealthy, but all wealthy men were store owners at some point during their careers. Although he would eventually see success that would allow him to build a house befitting a man of stature, when William Duffy began business in 1872, he was but one of a baker’s dozen of grocers who were already operating in the Hillsborough area.
Merchants such as Willy Duffy were integral in creating a barter-based credit system that allowed the area to flourish, even in lean times. Working for a wage was becoming more common, but the economy still operated on a cashless bases. The only currency available to most was the land they had been granted or inherited. They offered parcels of their land as tender for equipment, food and clothing and the store keepers accepted their promise to pay in cash, or kind. If the obligation was met, the merchant realized some profit on the goods originally purchased. If the debt was not paid, the merchant lost the value of the goods sold, but increased the size of his real estate holdings. Both parties recognized these short term credits were a necessary form of a delayed payment plan that floated the economy from season to season, or over personal difficulties.
By 1900, Mr. William Duffy had passed control of his grocery business over to his son, Karl. Willy’s time was spent managing an ever increasing tract of lumber land and moving into financing on more direct basis. At the time, bank loans were extended only to established businesses and society’s elite. Men of means, such as what Mr. W. H. Duffy had become, stepped into this credit void. They became lenders of first choice, providing mortgages and personal financing that allowed their communities to grow through the first half of the twentieth century. Despite his wealth and power, Hillsborough fondly remembers Mr. Duffy as being a good man, a just man, but, above all, a business man, while some bankers from the same period are held in contempt even today.
The Willy Duffy House is also recognized for being a good example of Queen Anne Revival residential architecture from the end of the 19th century. This elaborate style was a popular choice for prominent citizens, an outward expression of material wealth. This style is evident in such details as the ornate woodwork, the irregular form and massing and the wrap-around veranda.
Maison Willy Duffy
La maison Willy Duffy a été construite en 1895 par William H. Duffy. Cette résidence de deux étages de style néo-Queen Anne présente un plan irrégulier et est située sur l’allée Duffy à Hillsborough. Les ornements de l’extérieur et le raffinement qu’apportent les plafonds de quatre mètres de hauteur, l’escalier tournant ainsi que les foyers en marbre à l’intérieur dénotent que le propriétaire de cette résidence était un homme de très haut rang, qui savait exactement ce qu’il voulait.
La maison Willy Duffy a été désignée lieu patrimonial local en raison de son association avec le constructeur et de son architecture.
L’importance que représente Willy Duffy, le constructeur de cette maison, sur le plan historique découle du rôle transitoire que lui et sa famille ont joué dans le développement de l’économie locale. Son grand-père, William, a immigré à Rhode Island d’Irlande. Il a dû fuir vers le nord pour avoir tué un homme en situation de défense. En 1798, William et sa nouvelle épouse, Katharine Steeves, fille de John Steeves, l’un des sept fils du colonisateur Heinrick Steeves (Steif), habitaient sur une ferme de 80 hectares à Salem, dans le comté d’Albert. En 1849, Peter, le père de Willy, et son oncle ont découvert le gisement d’albertite, qui a dominé l’économie locale pendant les 50 années suivantes.
En 1872, Willy a déménagé un bâtiment qui abritait auparavant la deuxième église baptiste de Hillsborough de l’autre côté du chemin, pour le transformer en épicerie. Au XIXe siècle, les propriétaires de magasin ne devenaient pas tous riches, mais tous les hommes riches étaient propriétaires de magasin à un certain moment de leur carrière. Même si sa prospérité allait plus tard lui permettre de bâtir une maison à la hauteur d’un homme de sa stature, lorsque William Duffy s’est lancé en affaires en 1872, il est simplement venu s’ajouter à la douzaine d’épiciers qui existaient déjà dans la région de Hillsborough.
Des marchands comme Willy Duffy ont fait partie intégrante de la création d’un système de crédit fondé sur le troc, qui a permis à la région de prospérer, même en des temps difficiles. À l’époque, travailler pour un salaire devenait de plus en plus courant, mais l’économie fonctionnait encore sans liquidités. La seule forme de paiement pour la plupart des gens était la terre qui leur avait été concédée ou dont ils avaient hérité. Ils offraient des parcelles de leur terre en échange de matériel, de nourriture et de vêtements, et les marchands acceptaient leur promesse de payer en espèces ou en nature. Si l’obligation était respectée, le marchand réalisait un profit sur les marchandises initialement achetées. Si la dette n’était pas remboursée, le marchand perdait la valeur de la vente, mais augmentait son avoir en propriétés. Les deux parties reconnaissaient que ces crédits à court terme étaient une forme nécessaire d’entente de paiement retardé qui permettait de garder à flot l’économie d’une saison à l’autre ou de survivre à des difficultés personnelles.
En 1900, William Duffy a cédé l’épicerie à son fils, Karl. Willy s’occupait de gérer un nombre croissant de terres à bois et s’intéressait aux activités de financement sur une base plus directe. À cette époque, les banques n’accordaient des prêts qu’aux entreprises établies et à l’élite de la société. Ce sont des hommes riches, comme était devenu W. H. Duffy, qui sont venus combler ce besoin de crédit. En offrant des hypothèques et du financement personnel, ils sont devenus des prêteurs de premier choix et ils ont permis à leur collectivité de grandir tout au long de la première moitié du XXe siècle. Les gens de Hillsborough se souviennent de M. Duffy comme d’un homme bon et juste, malgré sa richesse et son pouvoir, mais surtout comme d’un homme d’affaires, bien que certains banquiers de l’époque sont encore aujourd’hui méprisés.
La maison Willy Duffy est également reconnue pour être un bon exemple de l’architecture résidentielle néo-Queen Anne de la fin du XIXe siècle. Ce style élaboré était un choix populaire auprès des citoyens éminents, puisqu’il était une expression extérieure de la richesse matérielle. Les éléments tels que la boiserie ornementée, la forme et le plan irréguliers ainsi que la véranda bordant tout le périmètre témoignent de ce style.