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Location: 131, rue Saint-Georges, Drummondville
Emplacement : 131, rue Saint-Georges, Drummondville
Coordinates · Coordonnées: 45.886390, -72.493890
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

William-Mitchell House and Stable

The William-Mitchell house and stable, a classified historic monument, form a luxurious bourgeois ensemble. Built in 1894, these two red brick Victorian structures reflect an Italianate influence. The cottage consists of a main body and two rear annexes. Rectangular in plan and two and a half storeys high, it has a central avant-corps and is topped by a steep straight-pitched gable roof. The one-and-a-half-storey rectangular stable is also topped by a straight-pitched gable roof. It has an imposing two-storey avant-corps topped by a truncated hipped roof and a lantern. The designation also applies to the interiors. The ensemble stands on a landscaped lot, in the city of Drummondville.

The heritage value of the William-Mitchell house and stable lies in their architectural interest. The red brick Victorian ensemble reflects the influence of the Italianate style, introduced in Québec in the 1830s, which is an interpretation of Italian architecture by British practitioners. Architect Charles Barry (1795-1860) popularized the Italianate palazzo in England in the 1820s, while John Nash (1752-1835) created the Italianate villa. These models left their mark on residential architecture in the United States and Canada. In Québec, architects and builders drew mainly on the villa to build luxurious cottages, usually located on the outskirts of towns or in the countryside. The main body of the William-Mitchell house, built in 1894, illustrates the Italianate cottage through its two-and-a-half-storey elevation, its avant-corps, its tall, narrow windows with segmental-arched openings topped by stone lintels, its paired brackets, its bay windows, its balcony and its quoins. The stable, built at the same time, resembles the cottage. It is inspired by a design by the American architect Elijah E. Myers (1832-1909) published in “Bicknell’s Village Builder”, issued in the 1870s. The two structures, set on a landscaped lot, blend into the vegetation. Attributed to the architects Louis Caron et Fils of Nicolet, they are an exceptional element of Drummondville’s heritage and an accomplished example of Italianate architecture in Québec.

The heritage value of the ensemble also lies in its ethnological interest. The interior layout of the cottage reflects the lifestyle of the Victorian bourgeoisie through the hierarchy and specialization of spaces, which respond to a quest for comfort and privacy. On the ground floor of the main body, a vestibule and a central hall, as transitional elements, give access to the parlour, the living room and the dining room. Laden with symbolism, these reception rooms on the principal floor illustrate the owners’ social status through their size, layout and decor. The bedrooms, places of privacy, were located upstairs and reached by the hall staircase. In the annexes, on the ground floor, were the functional rooms reserved for servants, namely the kitchen with the service stairs and the woodshed. The presence of the stable, harmonized with the cottage in material and style, also bears witness to the owners’ social status. It is divided into two parts, one formerly used for carriages and the other for horses.

The heritage value of the ensemble also lies in its interest for the history of the decorative arts in Québec. The ornamentation of the cottage is an accomplished example of an interior of this period and stands out for its richness and exceptional state of preservation. It includes wallpapers, woodwork, stencilled motifs, plaster ceiling medallions and mouldings, stained glass, gilding and mantelpieces faced with glazed tiles. The stable also contains uncommon elements, such as original stalls with turned and carved posts, cast-iron water troughs and feed troughs.

The heritage value of the ensemble further lies in its association with William Mitchell (1851-1926). Well known in the Drummondville area, this businessman distinguished himself as a lumber merchant, builder of the Drummond County Railway (around 1886) and mayor of Drummondville (1898-1902). He was appointed senator in 1904. Mitchell contributed greatly to the development of the region now known as Centre-du-Québec.

Français

Maison et écurie William-Mitchell

Les maison et écurie William-Mitchell, classées monument historique, forment un luxueux ensemble bourgeois. Érigées en 1894, ces deux constructions en brique rouge de style victorien reflètent une influence néoitalienne. Le cottage se compose d’un corps de logis et de deux annexes à l’arrière. De plan rectangulaire et à deux étages et demi, il est doté d’un avant-corps central et coiffé d’un toit aigu à deux versants droits. L’écurie de plan rectangulaire, à un étage et demi, est également coiffée d’un toit à deux versants droits. Elle comporte un imposant avant-corps à deux étages surmonté d’un toit aux croupes tronquées et d’un lanternon. La désignation s’applique aussi aux intérieurs. L’ensemble se situe sur un terrain paysagé, dans la ville de Drummondville.

La valeur patrimoniale des maison et écurie William-Mitchell repose sur leur intérêt architectural. L’ensemble victorien en brique rouge reflète l’influence du style néoitalien, introduit au Québec dans les années 1830, et qui est une interprétation, par des praticiens britanniques, de l’architecture italienne. L’architecte Charles Barry (1795-1860) popularise le palais à l’italienne dans les années 1820 en Angleterre, alors que John Nash (1752-1835) crée la villa à l’italienne. Ces modèles marquent l’architecture résidentielle des États-Unis et du Canada. Au Québec, architectes et entrepreneurs s’inspirent surtout de la villa pour construire de luxueux cottages, habituellement situés en périphérie des villes ou à la campagne. Le corps de logis de la maison William-Mitchell, construit en 1894, illustre le cottage italianisant par son élévation de deux étages et demi, son avant-corps, ses fenêtres hautes et étroites aux ouvertures à arc surbaissé surmontées de linteaux en pierre, ses consoles jumelées, ses fenêtres en saillie, son balcon ainsi que ses chaînes d’angle. L’écurie, érigée au même moment, s’apparente au cottage. Elle s’inspire d’un dessin de l’architecte étasunien Elijah E. Myers (1832-1909) paru dans l’ouvrage « Bicknell’s Village Builder », édité dans les années 1870. Les deux constructions, implantées sur un terrain paysager, s’intègrent à la végétation. Attribuées aux architectes Louis Caron et Fils de Nicolet, elles constituent un élément exceptionnel du patrimoine de Drummondville et un exemple achevé d’architecture néoitalienne au Québec.

La valeur patrimoniale de l’ensemble repose aussi sur son intérêt ethnologique. L’aménagement intérieur du cottage traduit le mode de vie de la bourgeoisie victorienne, par la hiérarchisation et la spécialisation des espaces, qui répondent à une recherche de confort et d’intimité. Au rez-de-chaussée du corps de logis, un vestibule et un hall central, éléments de transition, donnent accès au salon, à la salle de séjour et à la salle à manger. Porteuses de symboles, ces pièces de réception de l’étage noble illustrent le statut social des propriétaires par leur envergure, leur aménagement et leur décor. Les chambres, lieux d’intimité, étaient situées à l’étage et accessibles par l’escalier du hall. Dans les annexes, au rez-de-chaussée, se trouvaient les pièces fonctionnelles réservées aux domestiques, soit la cuisine avec l’escalier de service et le hangar à bois. La présence de l’écurie, harmonisée par le matériau et par le style au cottage, témoigne de plus du statut social des propriétaires. Elle est divisée en deux parties, dont l’une servait autrefois pour les voitures et l’autre pour les chevaux.

La valeur patrimoniale de l’ensemble repose également sur son intérêt pour l’histoire des arts décoratifs au Québec. L’ornementation du cottage constitue un exemple achevé d’intérieur de cette époque et se démarque par sa richesse et son exceptionnel état de conservation. Elle comporte notamment des papiers peints, des boiseries, des motifs au pochoir, des rosaces et des moulures de plâtre, des vitraux, des dorures et des manteaux de cheminée recouverts de tuiles vernissées. L’écurie comprend aussi des éléments peu communs, comme des stalles d’origine à poteaux tournés et sculptés, des abreuvoirs en fonte et des auges.

La valeur patrimoniale de l’ensemble repose en outre sur son association avec William Mitchell (1851-1926). Renommé dans la région de Drummondville, cet homme d’affaires s’est illustré à titre de commerçant de bois, de constructeur du chemin de fer Drummond County Railway (vers 1886) et de maire de Drummondville (1898-1902). Il a été nommé sénateur en 1904. Mitchell a beaucoup contribué au développement de la région maintenant connue sous le nom de Centre-du-Québec.

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