William D.-Stroud Row Houses
The William D.-Stroud row houses, cited historic monuments, were built in 1889 and 1890. They form a homogeneous ensemble of six three-storey terraced houses. The composition of the façades is punctuated by alternating entrance portals and oriels. The repetitive effect of the architectural elements, the continuous false mansard and the sandstone exterior cladding ensure the unity of the ensemble. The William D.-Stroud row houses are located in a residential area of the Ville-Marie borough of the city of Montréal.
The heritage value of the William D.-Stroud row houses lies in their architectural interest and in the integrity of the ensemble’s components. The six houses, each containing two dwellings, are clad in rusticated sandstone with smooth-finished stones framing the openings. The false mansard crowning the houses is covered with slate and pierced by alternating gabled and pedimented dormers. The ground-floor oriels and the entrance doors set within segmental-arched portals create a regular rhythm that gives the ensemble a monumental effect. All the original components have been carefully preserved and no discordant element breaks the overall effect. The William D.-Stroud row houses are remarkable examples of urban residential architecture and are in an excellent state of integrity.
The heritage value of the William D.-Stroud row houses also lies in their representativeness of terraced row houses built in urban settings. These terraced houses bear witness to a solution adopted by middle-class families to settle in the Saint-Antoine district. Indeed, building such an ensemble made it possible to reduce the cost for each unit owner while creating a monumental effect that a single residence cannot achieve. The monumental and homogeneous effect of these terraced houses is conferred by the use of identical cladding on all the buildings and by the false mansard that crowns all the units as if they were one. In addition, the façade is punctuated by the alternation and repetition of projecting architectural components. The William D.-Stroud row houses are a representative example of terraced row houses built in Montréal at the end of the 19th century.
The heritage value of the William D.-Stroud row houses also lies in the prestige of their architect. These properties were built to plans by the Scottish-born architect Robert Findlay (1859-1951). Established in Montréal from 1885, Findlay practised until 1941. His work is recognized notably for the second Sun Life building (1890) on rue Notre-Dame in Montréal, built following an architectural competition won in 1890. He also drew up the plans for the Westmount library (1899) and city hall (1922), as well as for numerous bourgeois residences in Montréal.
Maisons en rangée Willliam D.-Stroud
Les maisons en rangée William D.-Stroud, citées monuments historiques, ont été érigées en 1889 et 1890. Elles constituent un ensemble homogène comprenant six maisons mitoyennes de trois étages. La composition des façades est rythmée par l’alternance des portails d’entrée et des oriels. L’effet répétitif des éléments architecturaux, la fausse mansarde continue ainsi que le revêtement extérieur de grès assurent l’unité de l’ensemble. Les maisons en rangée William D.-Stroud sont situées dans un secteur résidentiel de l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.
La valeur patrimoniale des maisons en rangée William D.-Stroud repose sur leur intérêt architectural et sur l’intégrité des composantes de l’ensemble. Les six maisons, possédant chacune deux logements, sont couvertes de pierres de grès à bossage avec des pierres au fini lisse pour l’encadrement des ouvertures. La fausse mansarde qui couronne les maisons est couverte d’ardoises et percée de lucarnes à pignon et à fronton disposées en alternance. Les oriels du rez-de-chaussée et les portes d’entrée inscrites dans un portail à arc surbaissé créent un rythme régulier qui donne à l’ensemble un effet monumental. Toutes les composantes d’origine ont été soigneusement conservées et aucun élément discordant ne brise l’effet d’ensemble. Les maisons en rangée William D.-Stroud constituent des exemples remarquables d’architecture résidentielle urbaine et possèdent un excellent état d’intégrité.
La valeur patrimoniale des maisons en rangée William D.-Stroud repose également sur leur représentativité par rapport aux maisons mitoyennes construites en terrasse, en milieu urbain. Ces maisons mitoyennes témoignent d’une solution adoptée par les familles de classe moyenne pour s’établir sur le territoire du quartier Saint-Antoine. En effet, la construction d’un tel ensemble permet de réduire les coûts de revient de chaque propriétaire d’une unité tout en créant un effet monumental auquel une résidence seule ne parvient pas. L’effet monumental et homogène de ces maisons construites en terrasse est conféré par l’utilisation d’un parement identique sur l’ensemble des bâtiments et par la fausse mansarde qui coiffe toutes les unités comme s’il ne s’agissait que d’une seule. Par ailleurs, la façade est rythmée par l’alternance et la répétition de composantes architecturales en saillie. Les maisons en rangée William D.-Stroud constituent un exemple représentatif des maisons mitoyennes construites en terrasse à Montréal, à la fin du XIXe siècle.
La valeur patrimoniale des maisons en rangée William D.-Stroud repose aussi sur le prestige de leur architecte. Ces propriétés ont été construites d’après les plans de l’architecte d’origine écossaise Robert Findlay (1859-1951). Établi à Montréal à partir de 1885, Findlay pratique jusqu’en 1941. Son travail est reconnu notamment grâce à la réalisation du second édifice de la Sun Life (1890) sur la rue Notre-Dame à Montréal, construit à la suite d’un concours d’architecture remporté en 1890. Il réalise également les plans de la bibliothèque (1899) et de l’hôtel de ville de Westmount (1922) ainsi que de nombreuses résidences bourgeoises de Montréal.