Wilbrod Street Heritage Conservation District
The Wilbrod Street Heritage Conservation District contains a few blocks within Sandy Hill East, west of the Rideau River and south of Lowertown in Ottawa. In the mid 1800s, this area known as Sandy Hill developed as a desirable residential area with a strong presence of politicians, diplomats and academics. As a prominent neighbourhood, many of the homes are large in scale and elegant in design, representing such architectural styles as Second Empire and Queen Anne Revival, the majority dating from before 1920.
Wilbrod Street Heritage Conservation District was formally recognized by the City of Ottawa in 1982 (By-law 307-82).
Wilbrod Street’s heritage value is derived from its historical associations with the development and growth of Ottawa, its rich architectural expressions and the connections these buildings have with prominent historical figures.
Sandy Hill developed on a portion of land granted to Quebec City notary, Louis Besserer in 1828. Besserer’s property was situated on the southeast quadrant of the axis formed by the Rideau Canal and Rideau St., just behind Waller St. The Wilbrod Street District is located in the eastern section of Besserer’s original estate. From 1840-1880, the area saw little growth until the choice for Ottawa as the capital of Canada in 1857 by Queen Victoria. Besserer then took steps to ensure his land would develop as a desirable residential area. As the government of Canada relocated to Ottawa, a number of influential, affluent residents such as politicians, lumber barons, diplomats and other civil servants were attracted to the area, and residential development accelerated in the late 1860s and early 1870s.
From 1880-1920, the area was redeveloped as part of the rapid change and intensification in the core area of Ottawa as the city’s population quadrupled. Development essentially took place in two main phases, the first covering the original Besserer estate, with lots oriented north-south. The south-east sector of Sandy Hill (within this district) was part of a special reserve and was part of the last area of the community to be developed. Gradually Sandy Hill developed into the most prominent neighbourhood in the city. Such notable inhabitants of the Wilbrod Street Heritage Conservation District over the years include Sir John A. MacDonald; Sir Wilfrid Laurier; William Lyon Mackenzie King and Lester B. Pearson. Much of the present built form survives from this period.
The heritage residential quality of the area has been highlighted by active community involvement in zoning and protecting the larger Sandy Hill residential zone. The population has remained relatively transient, with a high degree of rental units in subdivided properties. In the past few decades, many historical residences disappeared either through neglect or were lost to the pressures of redevelopment. However, many of the largest residences in Sandy Hill were saved with the influx of foreign diplomatic interest in the area. Today, many of the residences in this heritage district continue to serve as consulates or embassies.
The Wilbrod Street buildings, which truly define the architectural character of the area, were constructed during a brief period ranging from 1870 to the 1920s. During the earliest stages of this period of development, surveyors were careful to keep lots large enough to accommodate “villa residences,” appropriate at the time for the wealthy single families that were first to inhabit the area. The most prominent architectural styles of the district are Second Empire and Queen Anne Revival, and to a lesser degree, Edwardian Classical, Italianate and English Tudor Revival.
The characteristic buildings of the neighbourhood were, in most cases, constructed during the definitive era of their respective style’s popularity, and generally represent good to excellent examples of the architectural style selected for their design. These large villa style homes which define the Wilbrod Street District are reflective of the wealthy families that relocated to Sandy Hill in the latter half of the nineteenth century. These families’ awareness of current styles and tastes reflects a greater desire to express their personal wealth and prestige through the architecture of their grand homes.
District de conservation du patrimoine de Wilbrod Street
Le district de conservation du patrimoine de Wilbrod Street comprend quelques îlots dans l’est de la Côte-de-Sable, à l’ouest de la rivière Rideau et au sud de la Basse-Ville d’Ottawa. Au milieu des années 1800, ce secteur appelé Côte-de-Sable s’est développé en un quartier résidentiel recherché, où politiciens, diplomates et universitaires étaient fortement présents. Comme il s’agit d’un quartier prestigieux, bon nombre des maisons sont de grandes dimensions et de conception élégante, et représentent des styles architecturaux comme le Second Empire et le néo-Queen Anne; la majorité datent d’avant 1920.
Le district de conservation du patrimoine de Wilbrod Street a été officiellement reconnu par la ville d’Ottawa en 1982 (règlement municipal 307-82).
La valeur patrimoniale de Wilbrod Street découle de ses liens historiques avec le développement et la croissance d’Ottawa, de la richesse de ses expressions architecturales et des liens qu’entretiennent ces bâtiments avec des personnalités historiques éminentes.
La Côte-de-Sable s’est développée sur une partie d’un terrain concédé en 1828 au notaire de la ville de Québec Louis Besserer. La propriété de Besserer se trouvait dans le quadrant sud-est de l’axe formé par le canal Rideau et Rideau Street, juste derrière Waller Street. Le district de Wilbrod Street est situé dans la partie est du domaine d’origine de Besserer. De 1840 à 1880, le secteur a connu peu de croissance jusqu’au choix d’Ottawa comme capitale du Canada par la reine Victoria en 1857. Besserer a alors pris des mesures pour que son terrain devienne un secteur résidentiel recherché. Avec la réinstallation du gouvernement du Canada à Ottawa, un certain nombre de résidants influents et aisés, comme des politiciens, des barons du bois, des diplomates et d’autres fonctionnaires, ont été attirés par le secteur, et le développement résidentiel s’est accéléré à la fin des années 1860 et au début des années 1870.
De 1880 à 1920, le secteur a été réaménagé dans le cadre des changements rapides et de la densification du centre d’Ottawa, alors que la population de la ville quadruplait. L’aménagement s’est essentiellement fait en deux grandes phases, la première couvrant le domaine d’origine de Besserer, avec des lots orientés nord-sud. Le secteur sud-est de la Côte-de-Sable (à l’intérieur de ce district) faisait partie d’une réserve spéciale et du dernier secteur du quartier à être aménagé. Peu à peu, la Côte-de-Sable est devenue le quartier le plus prestigieux de la ville. Parmi les résidants notables du district de conservation du patrimoine de Wilbrod Street au fil des ans figurent sir John A. MacDonald, sir Wilfrid Laurier, William Lyon Mackenzie King et Lester B. Pearson. Une grande partie du cadre bâti actuel date de cette période.
La qualité résidentielle patrimoniale du secteur a été mise en valeur par une participation active de la collectivité au zonage et à la protection de la zone résidentielle plus vaste de la Côte-de-Sable. La population est demeurée relativement de passage, avec une forte proportion de logements locatifs dans des propriétés subdivisées. Au cours des dernières décennies, de nombreuses résidences historiques ont disparu par négligence ou sous la pression du réaménagement. Toutefois, bon nombre des plus grandes résidences de la Côte-de-Sable ont été sauvées grâce à l’intérêt marqué des missions diplomatiques étrangères pour le secteur. Aujourd’hui, de nombreuses résidences de ce district patrimonial servent toujours de consulats ou d’ambassades.
Les bâtiments de Wilbrod Street, qui définissent véritablement le caractère architectural du secteur, ont été construits au cours d’une brève période allant de 1870 aux années 1920. Au tout début de cette période d’aménagement, les arpenteurs ont pris soin de conserver des lots assez grands pour accueillir des « résidences de type villa », qui convenaient alors aux riches familles unifamiliales qui ont été les premières à habiter le secteur. Les styles architecturaux les plus marquants du district sont le Second Empire et le néo-Queen Anne et, dans une moindre mesure, le classicisme édouardien, le style italianisant et le néo-Tudor anglais.
Les bâtiments caractéristiques du quartier ont, dans la plupart des cas, été construits pendant l’époque déterminante de la popularité de leur style respectif, et ils représentent généralement de bons à d’excellents exemples du style architectural choisi pour leur conception. Ces grandes maisons de type villa qui définissent le district de Wilbrod Street reflètent les familles fortunées qui se sont installées dans la Côte-de-Sable durant la seconde moitié du XIXe siècle. La connaissance qu’avaient ces familles des styles et des goûts de l’époque reflète un désir plus grand d’exprimer leur richesse et leur prestige personnels par l’architecture de leurs somptueuses demeures.