Westfield Beach
Located between Brundage Point and the mouth of the Nerepis River, Westfield Beach is a community landmark. The designation consists of the beach and the surrounding landscaped area.
Westfield Beach has been designated a Local Historic Place for its historic and aesthetic value, as well as for its association with the heritage of the Maliseet peoples of the area.
The value of the beach resides primarily in its rich history. This sandy stretch along the bank of the Saint John River was considered “famous” during the early to mid-1800s; it was the first area in the community to be developed into a desirable summer destination for families from nearby Saint John. The history of the surrounding district is still evident in the neighbourhood around the beach; the majority of residences were at one time summer homes, many of them grand in scale and design. Shops and recreational facilities were also built to accommodate the needs and pleasures of summer residents. At one time, the beach boasted tennis courts and a dance pavilion and was the setting for various water sport events organized by local outing associations.
Local histories note that the landscape of the beach was altered in 1869 when the New Brunswick Railway went through the site; the rail bed hindered accessibility to the most popular stretch of beach and covered up a large section of sand. Activities moved to a wider spot located nearer to the Nerepis Bridge.
The historic value of the site is also found in its association with railway heritage. The first locomotive to be brought to New Brunswick was off-loaded from Britain in this area in 1868; the proximity of the river to the tracks made it the ideal spot. The Westfield Beach station, operated by the Canadian Pacific Railway, became a railway hub as two sets of rails joined here en route to Saint John. Accordingly, the Westfield Beach station was larger than others in the area, operated a telegraph, and featured a little park. The station closed in 1961, although the New Brunswick Southern Railway continues to operate a line through the district.
The aesthetic value of the beach lies in its position between Brundage Point and the mouth of the Nerepis River. Looking up river, there is a beautiful view of Long Reach, where the force of the world’s highest tides in the Bay of Fundy reverses the flow of the mighty St John River, creating a tidal river for over 80 km.
The beach is also associated with the heritage of the First Nations people of the Kingsclear Reserve. During the late 1800s, a section of the beach became a summer landing for local Maliseet. The spot was attractive for its muskrat, fiddleheads, as well as for the variety and quality of wood and reeds for their crafts, particularly basket-making. It is believed that, as their camps were damaged or swept away by the freshet every year, the summer camp gradually moved to higher ground.
Plage Westfield
Située entre Brundage Point et l’embouchure de la rivière Nerepis, la plage Westfield est un point de repère pour la collectivité. La désignation englobe la plage et l’espace paysager qui l’entoure.
La plage Westfield a été désignée lieu patrimonial local en raison de ses valeurs sur le plan historique et esthétique, ainsi que de son association avec le patrimoine des peuples malécites de la région.
La valeur de la plage réside essentiellement dans sa riche histoire. Cette étendue de sable qui borde la rivière Saint-Jean était considérée comme « célèbre » dans la première moitié des années 1800 ; elle a été le premier endroit de la collectivité à être développé en une destination estivale de choix pour les familles de la ville avoisinante de Saint John. L’histoire du district environnant est encore visible dans le quartier entourant la plage ; la majorité des résidences étaient autrefois des résidences d’été, dont bon nombre présentaient une architecture imposante. On y avait également construit des boutiques et des installations de loisirs pour répondre aux besoins et aux plaisirs de la population estivale. Autrefois, des terrains de tennis et un pavillon de danse étaient aménagés à cet endroit, et des associations locales y organisaient également différentes activités de sport aquatique.
Les données historiques locales révèlent que le paysage de la plage a été modifié en 1869, lorsque le New Brunswick Railway a fait construire une ligne traversant le site. L’assiette des rails a alors entravé l’accessibilité à la section la plus populaire de la plage, en plus de recouvrir une grande partie du sable. Par la suite, les activités ont dû se dérouler à un endroit plus large et plus près du pont Nerepis.
La valeur historique du site est également attribuable à son association avec l’histoire patrimoniale du chemin de fer. La première locomotive apportée au Nouveau-Brunswick provenait de la Grande-Bretagne et elle a été déchargée en 1868 dans cette région, où la proximité de la rivière pour la ligne de chemin de fer en faisait l’endroit idéal. La gare de la plage Westfield, exploitée par le Chemin de fer Canadien Pacifique, est devenue un carrefour ferroviaire en raison de la jonction de deux lignes en direction de Saint John. En conséquence, la gare de la plage Westfield était plus grande que les autres de la région. Elle offrait également des services télégraphiques et un petit parc y était aménagé. La gare a fermé ses portes en 1961, bien que la Compagnie de chemin de fer du Sud Nouveau-Brunswick continue d’exploiter une ligne dans l’ensemble du district.
La plage doit sa valeur esthétique à son emplacement entre Brundage Point et l’embouchure de la rivière Nerepis. En amont de la rivière, la vue magnifique sur Long Reach permet d’observer les plus grandes marées du monde dans la baie de Fundy, dont la puissance réussit à inverser l’écoulement des grandes eaux de la rivière Saint-Jean pour créer une rivière à marées sur plus de 80 kilomètres.
La plage est également associée au patrimoine des Premières Nations de la réserve Kingsclear. Vers la fin des années 1800, les Malécites locaux avaient adopté une section de la plage pour y établir leur campement d’été. En plus d’être un endroit attrayant pour chasser le rat musqué et cueillir des crosses de fougère, ils y trouvaient une variété de bois de qualité et de roseaux pour fabriquer leurs produits d’artisanat, particulièrement des paniers. Puisque chaque année les Malécites voyaient leur campement endommagé ou balayé par la crue, on croit qu’ils auraient peu à peu déménagé celui-ci dans les hauteurs.