Warwick Covered Bridge
The Warwick covered bridge, a cited historic monument, is a “Town québécois” covered bridge built in 1908. This single-span bridge is 30.20 metres long. Its structure consists of trusses made of planks set diagonally, forming a wide lattice, along with vertical posts placed between the single upper and lower chords. It is clad in horizontal board siding and topped by a straight-pitched gable roof. The Warwick covered bridge crosses the rivière des Pins, in the town of Warwick.
The heritage value of the Warwick covered bridge lies in its representativeness as a covered bridge. This type of wooden structure is fitted with a roof and serves to carry people or vehicles over an obstacle. The trusses are the load-bearing elements of the whole. In Québec, between the early 19th century and the 1950s, some 1,500 such structures were built. As crossing points, they gave access to colonization lands and allowed agricultural products to be brought to market. They are therefore inseparable from the history of Québec. The Warwick covered bridge is one of the last surviving examples of the use of this type of structure in the Centre-du-Québec region.
The heritage value of the Warwick covered bridge also lies in its architectural interest. It bears witness to the popularity of “Town québécois” trusses in the design of covered bridges. Several types of covered bridges have been built in Québec since the early 19th century. However, most structures dating from the first half of the 20th century belong to the “Town québécois” type, also called the “Town élaboré”. It is a variant of the Town model patented in 1820 by the American architect Ithiel Town (1784-1844). He designed a new truss made of diagonally placed planks forming a wide lattice between the upper and lower chords. The planks were fastened to one another at each intersection with wooden pegs. In Québec, the type was known for its strength, ease of construction and lightness. As a result, it was used almost systematically by engineers of the Ministère de la Colonisation. Modifications were nevertheless made to the model from the early 20th century. The dimensions of the timber framing members were reduced; vertical posts were added to the structure to compensate for the loss of strength. In addition, nails and bolts replaced the more complex wooden pegging. The “Town québécois” type resulted from these modifications. It is also characterized by its economy and simplicity, which allowed the use of local labour. The Warwick covered bridge is a good example of it, notably through its single chords and the vertical posts completing the lattice. The portals with obliquely angled lintels, the projecting eaves, the horizontal board siding and the side openings in the middle of the siding also link the Warwick covered bridge to this model. Built in 1908, it recalls the very wide spread of the “Town québécois” model from the early 20th century.
Pont couvert de Warwick
Le pont couvert de Warwick, cité monument historique, est un pont couvert de type « Town québécois » construit en 1908. Ce pont d’une seule travée mesure 30,20 mètres de long. Sa structure est composée de fermes constituées de madriers placés en diagonale, qui forment un large treillis, ainsi que de poteaux verticaux placés entre les cordes simples supérieures et inférieures. Elle est couverte d’un lambris de planches horizontales et elle est coiffée d’un toit à deux versants droits. Le pont couvert de Warwick permet de franchir la rivière des Pins, dans la ville de Warwick.
La valeur patrimoniale du pont couvert de Warwick repose sur sa représentativité comme pont couvert. Ce type de structure en bois est munie d’un toit et sert à la circulation des personnes ou des véhicules au-dessus d’un obstacle à franchir. Les fermes constituent les éléments porteurs de l’ensemble. Au Québec, entre le début du XIXe siècle et la décennie de 1950, environ 1500 ouvrages de ce genre sont construits. Lieux de passage, ils donnent accès aux terres de colonisation et permettent la mise en marché des produits agricoles. Ils sont donc indissociables de l’histoire du Québec. Le pont couvert de Warwick constitue l’un des derniers témoins subsistants de l’utilisation de ce type de structure dans la région du Centre-du-Québec.
La valeur patrimoniale du pont couvert de Warwick repose également sur son intérêt architectural. Il témoigne de la popularité des fermes de type « Town québécois » dans la conception des ponts couverts. Plusieurs types de ponts couverts sont construits au Québec depuis le début du XIXe siècle. Cependant, la plupart des structures datant de la première moitié du XXe siècle appartiennent au type « Town québécois », aussi appelé « Town élaboré ». Il s’agit d’une variante du modèle Town breveté en 1820 par l’architecte américain Ithiel Town (1784-1844). Ce dernier conçoit une nouvelle ferme constituée de madriers placés en diagonale, formant un large treillis entre les cordes supérieures et inférieures. Les madriers sont attachés l’un à l’autre à chaque intersection par des chevilles de bois. Au Québec, le genre est reconnu pour sa solidité, sa facilité de construction et sa légèreté. Ainsi, il est utilisé de façon presque systématique par les ingénieurs du ministère de la Colonisation. Des modifications sont toutefois apportées au modèle dès le début du XXe siècle. Les dimensions des pièces de bois de la charpente sont réduites; des poteaux verticaux sont ajoutés à la structure afin de compenser la perte de résistance. De plus, les clous et boulons remplacent le chevillage de bois plus complexe. Le type « Town québécois » résulte de ces modifications. Il est aussi caractérisé par son économie et sa simplicité permettant l’emploi d’une main-d’oeuvre locale. Le pont couvert de Warwick en constitue un bon exemple, notamment par ses cordes simples et les poteaux verticaux complétant le treillis. Les portiques à linteau à angles obliques, les larmiers en saillie, le parement de planches horizontales et les ouvertures latérales au milieu du lambris rattachent également le pont couvert de Warwick à ce modèle. Construit en 1908, il rappelle la diffusion très large du modèle « Town québécois » dès le début du XXe siècle.