Walter-Marriage House
The Walter-Marriage House, whose façade is a classified historic monument, is a formerly two-family Victorian row house built in 1889. The façade, faced with rusticated dressed stone, has four storeys, including the exposed basement and the slate-covered false mansard roof, and is divided into three bays crowned by dormers. The central bay has a canted oriel on the first two storeys, surmounted by a balcony with a wrought-iron balustrade. Each of the side bays contains a main entrance, at the top of a straight staircase leading to the raised ground floor. The ornamentation consists of smooth dressed-stone elements (string courses, first storey of the oriel and surrounds) and millwork elements (oriel and roof cornices and dormer surrounds). The Walter-Marriage House is the tenth of a group of sixteen attached or semi-detached Victorian houses, comprising one house and fifteen classified façades. This group is located on the west side of rue Jeanne-Mance, between avenue du Président-Kennedy and rue Sherbrooke, in the Ville-Marie borough of the city of Montréal. The building has a protection area.
The heritage value of the Walter-Marriage House lies in its architectural interest. This house, built in 1889, is typical of the Victorian row houses erected in Montréal at that time for well-to-do families. These upper-class homes were a substitute for villas and large detached residences, which had become too expensive because of the high cost of land. Usually designed by architects, they feature elaborate ornamentation drawn from several currents and representative of Victorian architecture. The façade of the Walter-Marriage House illustrates this type through its rusticated dressed-stone facing, its four-storey elevation including the exposed basement and the slate-covered false mansard roof, its division into three bays crowned by dormers, and its decorative vocabulary. The central bay has a canted oriel on the first two storeys, surmounted by a balcony with a wrought-iron balustrade. Each of the side bays contains a main entrance at the top of a straight staircase leading to the raised ground floor. Smooth dressed-stone elements, such as the first storey of the oriel, the string courses and the surrounds, enhance the façade. The ornamentation is completed by millwork elements, including the oriel and roof cornices and the surrounds of the pedimented or hipped dormers. These components contribute to the interplay of projection and recess, symmetry and repetition that gives rhythm to the group to which this façade belongs.
The heritage value of the Walter-Marriage House also lies in its ethnohistorical interest. The different treatment of the storeys corresponds to the original interior functions, a characteristic of Victorian upper-class homes. The basement housed services such as the kitchen and was served by a secondary door. The ground floor (the principal floor), reached by the main staircase, and the floor above were occupied by the owner’s family, while the attic most probably housed the servants. This hierarchy bears witness to the way of life of the bourgeoisie, for whom the house was a symbol of social success and a place for preserving privacy.
The heritage value of the Walter-Marriage House also lies in its integration into a remarkable group. This house is indeed part of a row of sixteen attached or semi-detached residences built between 1886 and 1890 on the west side of rue Jeanne-Mance, on a steeply sloping site south of rue Sherbrooke. Three well-established Montréal architects took part in this project: Alexander Cowper Hutchison (1838-1922), Alexander Francis Dunlop (1842-1923) and William McLea Walbank (1856-1909). The conservation of the group was ensured by the classification, in 1975 and 1977, of each of its important components, including the façade of the Walter-Marriage House. Protecting façades alone was a first in Québec, if not in Canada. This action ensured the preservation of the last group of dwellings of this type in the downtown sector south of rue Sherbrooke and west of rue Saint-Laurent, as well as of an urban landscape typical of Montréal and the large cities of North America.
Maison Walter-Marriage
La maison Walter-Marriage, dont la façade est classée monument historique, est une habitation en rangée de style victorien autrefois bifamiliale construite en 1889. La façade à parement en pierre de taille à bossage compte quatre étages, incluant le soubassement dégagé et le toit en fausse mansarde couvert d’ardoise, et se divise en trois travées couronnées de lucarnes. La travée centrale présente un oriel à pans coupés aux deux premiers étages, surmonté d’un balcon à balustrade en fer forgé. Chacune des travées latérales comprend une entrée principale, placée au sommet d’un escalier droit qui mène au rez-de-chaussée surélevé. L’ornementation est assurée par des éléments en pierre de taille lisse (bandeaux, premier étage de l’oriel et chambranles) ainsi que par des éléments menuisés (corniches de l’oriel et du toit et chambranles des lucarnes). La maison Walter-Marriage est la dixième d’un ensemble de seize maisons victoriennes contiguës ou mitoyennes, qui réunit une maison et quinze façades classées. Cet ensemble est situé du côté ouest de la rue Jeanne-Mance, entre l’avenue du Président-Kennedy et la rue Sherbrooke, dans l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal. L’édifice bénéficie d’une aire de protection.
La valeur patrimoniale de la maison Walter-Marriage repose sur son intérêt architectural. Cette maison, construite en 1889, est typique des résidences victoriennes en rangée érigées à Montréal à cette époque pour les familles aisées. Ces demeures bourgeoises étaient un substitut aux villas et aux grandes résidences individuelles devenues trop chères en raison du coût élevé des terrains. Habituellement conçues par des architectes, elles possèdent une ornementation élaborée qui emprunte à plusieurs courants et qui est représentative de l’architecture victorienne. La façade de la maison Walter-Marriage illustre ce type par son parement en pierre de taille à bossage, son élévation de quatre étages incluant le soubassement dégagé et le toit en fausse mansarde couvert d’ardoise, sa division en trois travées couronnées de lucarnes et son vocabulaire décoratif. La travée centrale présente un oriel à pans coupés aux deux premiers étages, surmonté d’un balcon à balustrade en fer forgé. Chacune des travées latérales comprend une entrée principale placée au sommet d’un escalier droit qui mène au rez-de-chaussée surélevé. Des éléments en pierre de taille lisse, tels le premier étage de l’oriel, les bandeaux et les chambranles, rehaussent la façade. L’ornementation est complétée par des éléments menuisés, dont les corniches de l’oriel et du toit et les chambranles des lucarnes à fronton ou à croupe. Ces composantes contribuent aux jeux d’avancées et de reculs, de symétrie et de répétition qui rythment l’ensemble auquel appartient cette façade.
La valeur patrimoniale de la maison Walter-Marriage repose aussi sur son intérêt ethnohistorique. Le traitement différent des étages correspond à la fonctionnalité intérieure d’origine, ce qui est une caractéristique des demeures bourgeoises victoriennes. Le soubassement abritait des services comme la cuisine et était desservi par une porte secondaire. Le rez-de-chaussée (l’étage noble), auquel mène l’escalier principal, et l’étage au-dessus étaient occupés par la famille propriétaire, tandis que les combles logeaient fort probablement les domestiques. Cette hiérarchie témoigne du mode de vie de la bourgeoisie, pour qui la maison est un symbole de réussite sociale et un lieu de préservation de l’intimité.
La valeur patrimoniale de la maison Walter-Marriage repose également sur son intégration dans un ensemble remarquable. Cette maison s’inscrit en effet dans une enfilade de seize résidences contiguës ou mitoyennes construites entre 1886 et 1890, du côté ouest de la rue Jeanne-Mance, sur un terrain au sud de la rue Sherbrooke présentant une forte dénivellation. Trois architectes bien établis à Montréal ont participé à cette réalisation, soit Alexander Cowper Hutchison (1838-1922), Alexander Francis Dunlop (1842-1923) et William McLea Walbank (1856-1909). La conservation de l’ensemble a été assurée par le classement en 1975 et 1977 de chacune de ses composantes importantes, dont la façade de la maison Walter-Marriage. La protection de façades uniquement était une première au Québec, sinon au Canada. Ce geste a assuré la sauvegarde du dernier groupe d’habitations de ce type dans le secteur du centre-ville au sud de la rue Sherbrooke et à l’ouest de la rue Saint-Laurent ainsi que d’un paysage urbain typique de Montréal et des grandes villes nord-américaines.