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Location: Avenue Perreault, Val-d'Or
Emplacement : Avenue Perreault, Val-d'Or
Coordinates · Coordonnées: 48.095360, -77.771110
Marker type: Classified Historic Site
Type de repère : Site historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Village-Minier-de-Bourlamaque Historic Site

The Village-Minier-de-Bourlamaque historic site, classified in 1979, is an industrial settlement planned in 1935 for the Lamaque Gold Mines company. The designation applies to the entire former mining village, which covers an area of 22 hectares and comprises 82 residential and service buildings. The more or less orthogonal grid is formed by two long east-west avenues and five perpendicular streets. The management sector, which includes houses and community buildings such as the hospital, occupies a small hill north of the locality. The workers’ district consists of single-family homes of spruce logs designed according to four standard plans. The Village-Minier-de-Bourlamaque historic site is located in the present-day city of Val-d’Or.

The heritage value of the Village-Minier-de-Bourlamaque historic site lies in its interest for the mining history of Québec. This settlement is a direct witness to the great gold rush that took place in Abitibi from the 1930s. Gold deposits were discovered in 1923 in Rouyn Township, and others were found in the early 1930s around the headwaters of the rivière Harricana, near Val-d’Or. It was in this area, then called the “valley of gold,” that the village of Bourlamaque would be established. Between 1927 and 1950, the centre of Québec’s mining activity thus shifted to Abitibi-Témiscamingue. During this period, the region supplied more than half the value of the province’s mineral production. Men in search of work flocked there by the thousands in the hope of finding a job, the economic crisis that severely affected Québec industry, and the manufacturing sector in particular, having left a great many unemployed. Thus, within 25 years, 50,000 people settled in the mining centres of Abitibi-Témiscamingue. The village of Bourlamaque was built in 1935 to serve the Lamaque mine, which ranks among the largest gold producers in Québec’s history.

The heritage value of the site also lies in its town-planning interest as a company village. The layout of such settlements, located near natural-resource processing plants, rests on the conviction that adequate housing and surroundings promote employee stability and productivity. It was in this spirit that Teck-Hughes Gold Mines Limited commissioned the town plan for Bourlamaque around 1934. The more or less orthogonal grid comprises two long east-west avenues and five perpendicular streets. As usual, the layout takes social hierarchy into account, with its sector reserved for managers and executives. Thus, the three management residences and the hospital were built on a small wooded hill near the production facilities and along avenue Perry. The workers’ district consists of single-family homes of spruce logs. With its 82 buildings, the Bourlamaque mining village is a remarkably well-preserved example of the medium-sized Québec company towns built between 1890 and 1950, and more particularly of those created between the wars.

The heritage value of the site also lies in its architectural interest. The Village-Minier-de-Bourlamaque comprises two types of residential buildings characteristic of company towns: the well-appointed residences of management and the workers’ houses. The three management residences stand out from the workers’ houses through their style and their white stucco cladding. The superintendent’s and guest houses are in the Tudor style, recognizable notably by their many gables and exposed half-timbering. The president’s residence is of modern design, with a flat roof and unornamented walls. The workers’ dwellings, much more modest, are of spruce logs and were designed according to four standard plans. Well preserved, the ensemble still expresses the particular character the locality had in the 1930s.

Français

Site historique du Village-Minier-de-Bourlamaque

Le site historique du Village-Minier-de-Bourlamaque, classé en 1979, est une agglomération industrielle planifiée en 1935 pour la compagnie Lamaque Gold Mines. La désignation s’applique à l’ensemble de l’ancien village minier, qui couvre une superficie de 22 hectares et comprend 82 bâtiments à vocation résidentielle et de services. La trame plus ou moins orthogonale est formée par deux longues avenues orientées est-ouest et cinq rues perpendiculaires. Le secteur de la direction, qui compte des demeures et des bâtiments collectifs comme l’hôpital, occupe une petite colline au nord de la localité. Le quartier ouvrier se compose de résidences unifamiliales en billots d’épinette conçues selon quatre plans types. Le site historique du Village-Minier-de-Bourlamaque se situe dans l’actuelle ville de Val-d’Or.

La valeur patrimoniale du site historique du Village-Minier-de-Bourlamaque repose sur son intérêt pour l’histoire minière du Québec. En effet, cette agglomération est le témoin direct de la grande ruée vers l’or qui a eu cours en Abitibi à partir des années 1930. Des gisements aurifères ont été découverts en 1923 dans le canton de Rouyn, et d’autres le sont au début des années 1930 autour des sources de la rivière Harricana, près de Val-d’Or. C’est dans ce secteur, alors appelé « vallée de l’or », que sera établi le village de Bourlamaque. Entre 1927 et 1950, le centre de l’activité minière québécoise se déplace donc vers l’Abitibi-Témiscamingue. Durant cette période, la région fournit plus de la moitié de la valeur de la production minérale de la province. Des hommes en quête de travail y accourent par milliers dans l’espoir de se trouver un emploi, la crise économique qui affecte grandement l’industrie québécoise, et plus particulièrement le secteur manufacturier, ayant fait un grand nombre de chômeurs. Ainsi, en l’espace de 25 ans, 50 000 personnes s’installent dans les centres miniers de l’Abitibi-Témiscamingue. Le village de Bourlamaque est construit en 1935 afin de desservir la mine Lamaque, qui compte parmi les plus grands producteurs d’or de l’histoire du Québec.

La valeur patrimoniale du site repose aussi sur son intérêt urbanistique, en tant que village de compagnie. L’aménagement de ces agglomérations, situées à proximité d’usines d’exploitation de ressources naturelles, reposent sur la conviction que des logements et un environnement adéquats favorisent la stabilité et la productivité des employés. C’est dans cet esprit que la Teck-Hughes Gold Mines Limited commande le plan d’urbanisme de Bourlamaque vers 1934. La trame plus ou moins orthogonale comprend deux longues avenues orientées est-ouest et cinq rues perpendiculaires. Comme à l’habitude, l’organisation tient compte de la hiérarchie sociale, avec son secteur réservé aux cadres et aux dirigeants. Ainsi, les trois résidences de la direction ainsi que l’hôpital sont bâtis sur une petite colline boisée, à proximité des installations de production et en bordure de l’avenue Perry. Le quartier ouvrier se compose de résidences unifamiliales en billots d’épinette. Avec ses 82 bâtiments, le village minier de Bourlamaque est un exemple remarquablement bien conservé des villes de compagnie québécoises de taille moyenne érigées entre 1890 et 1950, et plus particulièrement de celles créées durant l’entre-deux-guerres.

La valeur patrimoniale du site repose également sur son intérêt architectural. Le Village-Minier-de-Bourlamaque comprend deux types de bâtiments résidentiels caractéristiques des villes de compagnie, soit les résidences cossues des membres de la direction et les maisons ouvrières. Les trois demeures de la direction se démarquent des maisons ouvrières par leur style et par leur parement en stuc blanc. Les maisons du surintendant et des invités sont de style Tudor, reconnaissable notamment aux nombreux pignons et au colombage apparent. La résidence du président est de facture moderne avec un toit plat et des murs dépourvus d’ornementation. Les habitations ouvrières, beaucoup plus modestes, sont en billots d’épinette et ont été conçues selon quatre plans types. Bien conservé, l’ensemble exprime toujours le caractère particulier qu’avait la localité dans les années 1930.

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