Vieux-Saint-Patrice Heritage Site
The Vieux-Saint-Patrice heritage site, constituted in 2003, is an area developed from the mid-18th century onward. It consists essentially of old farmhouses and summer residences located, for the most part, along rue Fraser. Abundant vegetation and varied landscaping surround the buildings. The sector is bounded by the St. Lawrence River to the north and extends from the eastern limit of the town of Rivière-du-Loup to the intersection with Autoroute Jean-Lesage to the west. To the south, the heritage site extends beyond rue Fraser, which crosses it from west to east. The Vieux-Saint-Patrice heritage site is located in the northwestern part of the town of Rivière-du-Loup.
The heritage value of Vieux-Saint-Patrice lies in its historical interest. The site bears witness mainly to two periods of occupation. The land in this sector, initially devoted to agriculture, was granted from 1750. A century later, a few farmers rented their houses to English-speaking families during the summer. The arrival of the railway around 1860 contributed to the popularity of the area. In search of a healthy environment in which to enjoy the summer season, the first summer visitors bought land to build summer residences; thus the first villas appeared. Prominent figures in Canadian political life stayed in Vieux-Saint-Patrice. At the turn of the 20th century, the profile of summer visitors diversified with the arrival of people from the business world. The resort vocation and the renown of the sector extended into the 20th century. Some farmers rented or sold their houses, while others opened boarding houses or inns to accommodate summer tourism. The heritage site is also associated with several eminent figures, including Prime Minister John A. Macdonald (1815-1891), who stayed there between 1871 and 1890. Louis S. Saint-Laurent (1882-1973), also a Canadian prime minister, resided there between 1950 and 1971.
The heritage value of the site also lies in its architectural interest. The site includes some forty buildings constructed mainly between 1840 and 1930. The built landscape consists of farmhouses and summer residences. The farm dwellings are related to the neoclassical-inspired Québec house of the mid-19th century. These are characterized by their rectangular plan, their one-and-a-half-storey elevation and their gable roof. The summer residences, for their part, derive from architectural trends fashionable at the turn of the 20th century, including American-inspired architecture and the Second Empire style. Various styles popularized in the wake of the Picturesque movement during the second half of the 19th century are also present. The farmhouses are characterized rather by their restraint. The summer residences, for their part, often stand out for their refined wooden ornamental details.
The heritage value of the site also lies in its town-planning interest. Its urban fabric reveals the succession of two modes of land occupation. From the mid-18th century, the land in this part of the seigneury of Rivière-du-Loup was granted in the form of long strips perpendicular to the St. Lawrence River and reaching down to it. These lots were occupied exclusively by farmers for more than a century. The south side of rue Fraser retains a few traditional farm ensembles, including the Malcolm and Homérile-Boucher houses. From the second half of the 19th century, some farm properties were subdivided to accommodate secondary residences along rue Fraser. The owners set the buildings back from the road, notably on the north side of rue Fraser.
The heritage value of the site further lies in its landscape interest. The abundance and maturity of the vegetation and the various landscape features characteristic of the Anglo-Saxon tradition give the site an exceptional landscape quality on a regional scale. The heritage site has screens of trees and hedges along the narrow, winding route of rue Fraser. This arrangement isolates the properties and makes the buildings invisible to passers-by. Driveways lead from rue Fraser to the main residences. This type of layout emphasizes effects of surprise and the picturesque.
Site du patrimoine du Vieux-Saint-Patrice
Le site du patrimoine du Vieux-Saint-Patrice, constitué en 2003, est un territoire aménagé à partir du milieu du XVIIIe siècle. Il se compose essentiellement de vieilles maisons de ferme et de résidences de villégiature implantées, pour la plupart, en bordure de la rue Fraser. Une végétation abondante et des aménagements diversifiés entourent les bâtiments. Le secteur est délimité par le fleuve Saint-Laurent au nord et s’étend depuis la limite est de la ville de Rivière-du-Loup jusqu’au croisement de l’autoroute Jean-Lesage à l’ouest. Vers le sud, le site du patrimoine se prolonge au-delà de la rue Fraser qui le traverse d’ouest en est. Le site du patrimoine du Vieux-Saint-Patrice est situé dans la partie nord-ouest de la ville de Rivière-du-Loup.
La valeur patrimoniale du Vieux-Saint-Patrice repose sur son intérêt historique. Le site témoigne principalement de deux périodes d’occupation. Les terres de ce secteur, d’abord vouées à l’agriculture, sont concédées dès 1750. Un siècle plus tard, quelques fermiers louent leur maison à des familles anglophones durant l’été. L’arrivée du chemin de fer vers 1860 contribue à la popularité de l’endroit. À la recherche d’un milieu de vie sain pour profiter de la belle saison, les premiers estivants achètent des terrains pour y bâtir des résidences d’été; ainsi apparaissent les premières villas. Des figures marquantes de la vie politique canadienne séjournent dans le Vieux-Saint-Patrice. Au tournant du XXe siècle, le profil des estivants se diversifie avec l’arrivée de personnes du monde des affaires. La vocation de villégiature et la renommée du secteur s’étendent au XXe siècle. Certains agriculteurs louent ou vendent leur maison, tandis que d’autres ouvrent des pensions ou des auberges pour accueillir le tourisme estival. Par ailleurs, le site du patrimoine est associé à plusieurs éminents personnages, dont le premier ministre John A. Macdonald (1815-1891) qui y séjourne entre 1871 et 1890. Louis S. Saint-Laurent (1882-1973), aussi premier ministre canadien, y réside entre 1950 et 1971.
La valeur patrimoniale du site repose également sur son intérêt architectural. Le site comprend une quarantaine de bâtiments construits principalement entre 1840 et 1930. Le paysage bâti se compose de maisons de ferme et de résidences de villégiature. Les habitations de ferme se rattachent à la maison québécoise d’inspiration néoclassique du milieu du XIXe siècle. Celles-ci se caractérisent par leur plan rectangulaire, leur élévation d’un étage et demi ainsi que leur toit à deux versants. Pour leur part, les résidences de villégiature sont issues de courants architecturaux à la mode au tournant du XXe siècle, dont l’architecture d’inspiration étasunienne et le style Second Empire. De même, sont présents divers styles popularisés dans la foulée du mouvement pittoresque au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Les maisons de ferme se caractérisent plutôt par leur sobriété. Les résidences de villégiature, quant à elles, se démarquent souvent par leurs détails ornementaux raffinés en bois.
La valeur patrimoniale du site repose par ailleurs sur son intérêt urbanistique. Sa trame urbaine révèle la succession de deux modes d’occupation du territoire. À partir du milieu du XVIIIe siècle, les terres de cette partie de la seigneurie de Rivière-du-Loup sont concédées suivant la forme de longues bandes perpendiculaires au fleuve Saint-Laurent rejoignant celui-ci. Ces lots sont occupés exclusivement par des agriculteurs pendant plus d’un siècle. Le côté sud de la rue Fraser conserve quelques ensembles agricoles traditionnels, dont les maisons Malcolm et Homérile-Boucher. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, certaines propriétés agricoles sont subdivisées afin de recevoir des résidences secondaires le long de la rue Fraser. Les propriétaires implantent les bâtiments en retrait de la route, notamment sur le côté nord de la rue Fraser
La valeur patrimoniale du site repose en outre sur son intérêt paysager. L’abondance et la maturité de la végétation ainsi que les différents aménagements caractéristiques de la tradition anglo-saxonne confèrent au site une qualité paysagère d’exception à l’échelle de la région. Le site du patrimoine est doté d’écrans d’arbres et de haies répartis en bordure du tracé étroit et sinueux de la rue Fraser. Cette disposition isole les propriétés et rend les bâtiments invisibles aux passants. Des allées sont dessinées depuis la rue Fraser jusqu’aux résidences principales. Ce type d’aménagement valorise les effets de surprise et de pittoresque.