Vézina House
The Vézina House, a cited historic monument, is a French-inspired rural dwelling built around 1720 and enlarged before 1758. The stone dwelling, rectangular in plan, rises one and a half storeys. It is topped by a gable roof whose slopes extend into curved eaves. The house stands in line with the Claude-Gilbert-et-Claire-Gagnon House, built immediately to the west. Set on a plateau facing the St. Lawrence River, it is located in the municipality of Boischatel. An archaeological site is associated with this place.
The Vézina House is located within the Chute-Montmorency historic site.
The heritage value of the Vézina House lies in its historical interest, its age and its rarity. The house, built around 1720 on land acquired in 1666 by François Vézina, son of the first Vézina to settle in New France, is the cradle of one of the founding families of the Côte-de-Beaupré. It was inhabited by nine successive generations of Vézinas. An exceptional witness to the War of the Conquest, the house is said to have been used by British troops during the siege of Québec (1759), when commander James Wolfe (1727-1759) reportedly made it his headquarters. It is also among the oldest dwellings in Boischatel and on the Côte-de-Beaupré. Its location, facing the St. Lawrence River, is characteristic of the settlement pattern in the St. Lawrence Valley in the days of New France. It bears witness to the first settlements, which were placed as close as possible to the river, then the main transportation route. Few houses built under the French Regime on the Côte-de-Beaupré survive today. The Vézina House is one of the rare survivors from that period.
The heritage value of the Vézina House also lies in its representativeness with respect to French-inspired rural houses. On the one hand, this rural house is characteristic of traditional French-inspired architecture in its stone masonry, its one-and-a-half-storey main building set close to the ground, the asymmetrical arrangement of its openings and its steep gable roof. In addition, the southward orientation of its facade, where most of the openings are located, illustrates the adaptation of know-how to Québec’s climate in the days of New France. By orienting the facade, set on the longest wall, in this way, the occupants benefited from maximum sunlight and the sun’s warmth. In this way, the facade was also protected from the prevailing winds. On the other hand, the dwelling includes additions frequently made to rural houses in the 18th and 19th centuries, which were then adapted to the needs of the occupants and the fashion of the day. Thus, the east part of its masonry results from a lengthwise extension (before 1758) of its original main block. The dormers, which appeared in the 19th century, reflect the changes in ways of living that occurred during that century. They light the attic, which no longer served only as a loft but now became habitable. The house also bears witness to new stylistic influences that emerged through contact with the British at the end of the 18th century. These are illustrated in particular by the curved eaves added at the base of the roof slopes, which also carry rainwater away from the surface of the eaves walls. The number and diversity of the components of the Vézina House make it an example of early 18th-century rural houses and of their architectural evolution.
Maison Vézina
La maison Vézina, citée monument historique, est une habitation rurale d’inspiration française, construite vers 1720 et agrandie avant 1758. L’habitation en pierre, de plan rectangulaire, s’élève sur un étage et demi. Elle est coiffée d’un toit à deux versants qui se prolongent par des larmiers incurvés. La maison forme un alignement avec la maison de Claude-Gilbert-et-Claire-Gagnon, érigée immédiatement à l’ouest. Implantée sur un plateau, face au fleuve Saint-Laurent, elle se situe dans la municipalité de Boischatel. Un site archéologique est associé à ce lieu.
La maison Vézina se situe à l’intérieur du site historique de la Chute-Montmorency.
La valeur patrimoniale de la maison Vézina repose sur son intérêt historique, son ancienneté et sa rareté. La maison, construite vers 1720 sur une terre acquise en 1666 par François Vézina, fils du premier Vézina venu s’établir en Nouvelle-France, est le berceau de l’une des familles souches de la Côte-de-Beaupré. Elle est habitée par neuf générations successives de Vézina. Témoin exceptionnel de la guerre de la Conquête, la maison aurait été utilisée par les troupes britanniques pendant le siège de Québec (1759) alors que le commandant James Wolfe (1727-1759) en aurait fait son quartier général. Elle figure aussi parmi les plus anciennes habitations de Boischatel et de la Côte-de-Beaupré. Sa situation, face au fleuve Saint-Laurent, est caractéristique du mode d’implantation dans la vallée du Saint-Laurent à l’époque de la Nouvelle-France. Elle témoigne des premiers établissements, qui se veulent le plus près possible du fleuve, constituant alors la principale voie de circulation. Peu de maisons érigées sous le Régime français sur la Côte-de-Beaupré subsistent aujourd’hui. La maison Vézina constitue l’un des rares survivants de cette époque.
La valeur patrimoniale de la maison Vézina repose aussi sur sa représentativité par rapport aux maisons rurales d’inspiration française. D’une part, cette maison rurale est caractéristique de l’architecture traditionnelle d’inspiration française par sa maçonnerie en pierre, son corps de logis d’un étage et demi faiblement dégagé du sol, la distribution asymétrique de ses ouvertures et son toit aigu à deux versants. De plus, l’orientation de sa façade vers le sud, où se trouvent le plus grand nombre d’ouvertures, illustre l’adaptation du savoir-faire au contexte climatique du Québec à l’époque de la Nouvelle-France. En orientant ainsi la façade, aménagée sur le mur le plus long, les occupants profitent d’un maximum d’ensoleillement et de la chaleur du soleil. De cette manière, la façade est également protégée des vents dominants. D’autre part, la demeure comporte des ajouts fréquemment effectués sur les maisons rurales aux XVIIIe et XIXe siècles, qui sont alors adaptées aux besoins des occupants et au goût du jour. Ainsi, la partie est de sa maçonnerie résulte d’un agrandissement (avant 1758) sur le plan longitudinal de son carré d’origine. Les lucarnes, apparues au XIXe siècle, évoquent les changements survenus dans les manières d’habiter au cours de ce siècle. Elles viennent éclairer les combles, qui ne servent plus seulement de grenier mais deviennent désormais habitables. La maison témoigne également de nouvelles influences stylistiques apparues au contact des Britanniques à la fin du XVIIIe siècle. Elles s’illustrent notamment par les larmiers incurvés ajoutés à la base des versants du toit, qui permettent également d’éloigner l’eau de pluie de la surface des murs gouttereaux. Le nombre et la diversité des composantes de la maison Vézina en font un exemple des maisons rurales du début du XVIIIe siècle et de leur évolution architecturale.