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Trois-Rivières Historic District

The Trois-Rivières historic district, declared in 1964, corresponds to one of the first three settlement cores of New France. Located in the heart of the city founded in 1634, it covers an urban institutional and residential area of about 6.7 hectares. It is bounded notably by rue des Casernes, rue Saint-Pierre, rue Sainte-Cécile and terrasse Turcotte. Its boundaries correspond partly to the former palisade of the 17th-century fortified village and partly to the palisade project drawn up in 1704 by Jacques Levasseur de Neré (1662 or 1664-1724).

This old core is crossed lengthwise by rue des Ursulines and crosswise by five streets laid out from 1650 onward, which together with it form an orthogonal grid. The district has five blocks whose density varies according to their functions, the irregular siting of the buildings and the nature of the landscaping.

Among the district’s some fifty buildings are 18th-century religious institutions, including the Ursuline monastery, which is a true landmark, and the Récollets-de-Trois-Rivières historic site, recognized in 2003. The district also includes classified residential buildings dating mainly from the French Regime and the first half of the 19th century, namely the Manoir de Tonnancour, the Georges-De Gannes House and the Hertel-De La Fresnière House. It also has a mid-18th-century wooden house, the Saint-François House. In addition, it contains bourgeois and workers’ houses from the second half of the 19th century and the early 20th century, as well as “boomtown” houses and apartment buildings from the early 20th century. Green spaces cover a large part of the area, notably five public parks, namely the Platon, Place d’Armes, classified as a historic site in 1960, the Jardin des Gouverneurs, the Ursuline gardens and part of the port park. The district also has some forty commemorative elements and works of public art.

Numerous archaeological sites listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec, bearing witness to the Amerindian and Euro-Québécois presence, are associated with the place.

The historic district is located along the St. Lawrence River, near the mouth of the Saint-Maurice River, in the city of Trois-Rivières.

The heritage value of the Trois-Rivières historic district lies in its historical interest. The site has been frequented by Amerindians since prehistoric times. In 1634, the Trois-Rivières post was founded by Laviolette (1604-1660), at the request of Samuel de Champlain (circa 1570-1635). Initially a meeting point between Amerindians and fur traders, it became a fortified village in 1650 and the seat of the government of Trois-Rivières in 1663. Despite the British Conquest (1760), Trois-Rivières retained part of its influence as the seat of a judicial district and of a diocese. During the second half of the 19th century, industrialization consolidated the economic importance of the city, which then became the centre of the forest industry in Mauricie. The tercentenary celebrations in 1934 sparked renewed interest in its history. Vieux-Trois-Rivières then came to be seen as a place of memory to be preserved. The district is the heart of the second-oldest city of New France, which today is an important port, industrial and commercial centre in Québec.

The heritage value of the district also lies in the interest of its urban landscape. The boundaries of the sector, the street pattern and the shape of the blocks evoke the origins of the fortified village. The Ursuline monastery is an important landmark. Its surroundings are characterized by the presence of two types of residential buildings: on the one hand, there are stately houses along rue des Ursulines and terrasse Turcotte; on the other, there are apartment buildings constructed on narrow lots along rue Saint-Pierre, rue Saint-François-Xavier, rue Saint-Louis and rue des Casernes. In the southwest part, a few wider streets reflect the redevelopment that followed the great fire of 1908. The green spaces, landscaping, commemorative elements and works of public art reflect the attachment of the people of Trois-Rivières to this historic core.

The heritage value of the district also lies in its architectural interest. Its some fifty buildings make it possible to trace the evolution of its occupation. The French Regime notably left the components of the Ursuline monastery (1752) and those of the Récollets historic site (mid-18th century). The district also includes examples of domestic architecture from this period. A mid-18th-century wooden dwelling, the Saint-François House, survives, as do stone residences of notables, such as the Manoir de Tonnancour (1722-1725) and the Georges-De Gannes House (1756). The 19th century is represented by bourgeois stone houses, such as the Hertel-De La Fresnière House (1824-1829), and those lining terrasse Turcotte. The sector also contains buildings associated with industrialization, such as “boomtown” houses and apartment buildings for workers, characterized by a cubic volume, brick masonry, a flat roof and modest ornamentation. All these buildings, some of them very old, reveal the long history of Trois-Rivières.

The heritage value of the district further lies in its archaeological interest. The area has ten known sites, which provide information on the Amerindian and Euro-Québécois occupation of the place. The New France period is particularly well represented by sites such as those of the Ursuline gardens and the Récollet monastery. Place d’Armes, classified as a historic site, has yielded remains of the commercial, military and domestic activities that have marked the site since the 17th century.

Français

Arrondissement historique de Trois-Rivières

L’arrondissement historique de Trois-Rivières, décrété en 1964, correspond à l’un des trois premiers noyaux de peuplement de la Nouvelle-France. Situé au coeur de la ville fondée en 1634, il couvre un territoire urbain institutionnel et résidentiel d’environ 6,7 hectares. Il est délimité notamment par les rues des Casernes, Saint-Pierre, Sainte-Cécile et la terrasse Turcotte. Ses limites correspondent en partie à l’ancienne palissade du bourg fortifié au XVIIe siècle et en partie au projet de palissade dessiné en 1704 par Jacques Levasseur de Neré (1662 ou 1664-1724).

Ce noyau ancien est traversé longitudinalement par la rue des Ursulines et perpendiculairement par cinq rues tracées à partir de 1650, qui forment avec elle une trame orthogonale. L’arrondissement compte cinq îlots dont la densité varie selon les fonctions, le mode d’implantation irrégulier des bâtiments et la nature des aménagements.

Parmi la cinquantaine de bâtiments de l’arrondissement figurent des institutions religieuses du XVIIIe siècle, dont le monastère des Ursulines, qui constitue un véritable point de repère, ainsi que le site historique des Récollets-de-Trois-Rivières, reconnu en 2003. L’arrondissement comprend aussi des bâtiments résidentiels classés datant surtout du Régime français et de la première moitié du XIXe siècle, soit le manoir de Tonnancour, la maison Georges-De Gannes et la maison Hertel-De La Fresnière. Il comporte également une maison en bois du milieu du XVIIIe siècle, la maison Saint-François. Il regroupe de plus des maisons bourgeoises et ouvrières de la seconde moitié du XIXe siècle et du début XXe siècle, de même que des maisons de type « boomtown » et des immeubles de logements du début du XXe siècle. Des espaces verts couvrent une bonne partie de la superficie, notamment cinq parcs publics, soit le Platon, la place d’Armes classée site historique en 1960, le jardin des Gouverneurs, les jardins des Ursulines et une partie du parc portuaire. L’arrondissement compte par ailleurs une quarantaine d’éléments commémoratifs et d’oeuvres d’art public.

De nombreux sites archéologiques inscrits à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec, témoignant de la présence amérindienne et euroquébécoise, sont associés au lieu.

L’arrondissement historique se situe en bordure du fleuve Saint-Laurent, près de l’embouchure de la rivière Saint-Maurice, dans la ville de Trois-Rivières.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement historique de Trois-Rivières repose sur son intérêt historique. L’endroit est fréquenté par les Amérindiens depuis la préhistoire. En 1634, le poste de Trois-Rivières est fondé par Laviolette (1604-1660), à la demande de Samuel de Champlain (vers 1570-1635). D’abord point de rencontre entre Amérindiens et commerçants de fourrures, il devient un bourg fortifié en 1650 et le siège du gouvernement de Trois-Rivières en 1663. Malgré la Conquête britannique (1760), Trois-Rivières conserve une partie de son influence en étant le siège d’un district judiciaire et d’un évêché. Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, l’industrialisation consolide l’importance économique de la ville, qui constitue désormais le centre de l’industrie forestière de la Mauricie. Les fêtes du tricentenaire, en 1934, suscitent un nouvel intérêt pour son histoire. Le Vieux-Trois-Rivières est alors perçu comme un lieu de mémoire à préserver. L’arrondissement est le coeur de la deuxième plus ancienne ville de la Nouvelle-France, qui est aujourd’hui un centre portuaire, industriel et commercial important du Québec.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose aussi sur l’intérêt de son paysage urbain. Les limites du secteur, le tracé des rues et la forme des îlots évoquent les origines du bourg fortifié. Le monastère des Ursulines constitue un point de repère important. Son environnement est caractérisé par la présence de deux types de bâtiments résidentiels : d’une part, se trouvent des maisons cossues, en bordure de la rue des Ursulines et de la terrasse Turcotte; d’autre part, s’élèvent des immeubles d’habitation construits sur des lots étroits, le long des rues Saint-Pierre, Saint-François-Xavier, Saint-Louis et des Casernes. Dans la partie sud-ouest, quelques rues plus larges témoignent du réaménagement qui a suivi le grand incendie de 1908. Les espaces verts, les aménagements paysagers, les éléments commémoratifs et les oeuvres d’art public reflètent l’attachement des Trifluviens à ce noyau historique.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose également sur son intérêt architectural. La cinquantaine de bâtiments qu’il comprend permet de retracer l’évolution de son occupation. Le Régime français a notamment légué les composantes du monastère des Ursulines (1752) et celles du site historique des Récollets (milieu du XVIIIe siècle). L’arrondissement comprend aussi des exemples d’architecture domestique de cette époque. Une habitation en bois du milieu du XVIIIe siècle, la maison Saint-François, subsiste ainsi que des résidences de notables en pierre, tels le manoir de Tonnancour (1722-1725) et la maison Georges-De Gannes (1756). Le XIXe siècle est représenté par des demeures bourgeoises en pierre, comme la maison Hertel-De La Fresnière (1824-1829), et celles qui longent la terrasse Turcotte. Le secteur regroupe également des bâtiments associés à l’industrialisation, comme des maisons « boomtown » et des immeubles de logements pour les ouvriers, caractérisés par un volume cubique, une maçonnerie de brique, un toit plat et une ornementation modeste. Toutes ces constructions, dont certaines très anciennes, révèlent la longue histoire de Trois-Rivières.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose en outre sur son intérêt archéologique. Le périmètre compte dix sites connus, qui renseignent sur l’occupation amérindienne et euroquébécoise du lieu. L’époque de la Nouvelle-France est particulièrement bien représentée par des sites comme ceux des jardins des Ursulines et du monastère des Récollets. La place d’Armes, classée site historique, a livré des vestiges des activités commerciales, militaires et domestiques qui ont marqué l’emplacement depuis le XVIIe siècle.

Location: Trois-Rivières
Emplacement : Trois-Rivières
Coordinates · Coordonnées: 46.343060, -72.538060
Marker type: Declared Historic District
Type de repère : Arrondissement historique décrété
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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