Thomas Mercer Jones House
The Thomas Mercer Jones House, located at 168 West Street, is situated on the north side of West Street between Wellington Street and Cobourg Street in the Town of Goderich. The property consists of a three storey residence that was constructed in 1839.
The property was designated by the Town of Goderich in 1987 for its historical value under Part IV of the Ontario Heritage Act (By-law 62 of 1982).
The Thomas Mercer Jones house is associated with the settlement of Goderich and the Huron Tract and the operations of the Canada Company. The Canada Company was a large land development company who owned a portion of land in Upper Canada some of which was known as the Huron Tract, now Huron County. The Canada Company was created in 1826 and was intended to help with the colonization of Upper Canada through the provision of inexpensive land, low fares and affordable tools and goods.
The Thomas Mercer Jones House, thought to be the oldest surviving residence in the town, was constructed in 1839 by Canada Company engineer John Longworth for the Commissioner of the Canada Company and the house’s namesake Thomas Mercer Jones.
Born in England, Thomas Mercer Jones rose to a position with the mercantile firm Ellice, Kinnear and Company. Edward Ellice, deputy governor of the Canada Company, recommended Jones as the co-commissioners. Jones arrived in Upper Canada in 1826, settling in Toronto where he administered the settlement of the Huron Tract, while William Allen, the company’s other commissioner, managed the scattered crown reserves. In the 1830s Jones moved from Toronto to Goderich as he believed that the Canada Company’s future depended upon the settlement of the Huron Tract.
While residing in Goderich, his 168 West Street mansion was the centre of social life as he often entertained guests and held events. Despite Jones’ prominence in the town, his actions and political view attracted damaging criticism from groups which resented the power the Canada Company exercised in the Huron Tract. In particular, Jones’ conservative social and economic views attracted the attention of William Lyon Mackenzie, leader of the Upper Canada Rebellion of 1837, who added Jones to his notorious list of Family Compact Members. Condemnation also came from the “Colborne Clique”, a group of wealthy and educated land owners who had bought up a significant portion of land in Colborne Township from the Canada Company. The “Colborne Clique” disapproved of the Canada Company power over local affairs and Jones’ reluctance to make expenditures in areas the Canada Company had sold off. By the 1850s Jones’ work in the Canada Company was focussed solely on Goderich. Aligning with the “Colborne Clique” Jones attempted to bring the construction of a Buffalo, Brantford, Goderich Railway line to the town. Despite clear disapproval of this rail line, Jones announced the Company’s support of this route. This statement led to the dismissal of Jones as Co-Commissioner of the Canada Company in 1852.
Jones left Goderich to return to Toronto following his wife’s death in 1857 after which his home was briefly used as the Bank of Upper Canada. Since 1875, the house has been used for hospitality, functioning as a hotel until the 1970s. Today, the Thomas Mercer Jones house stands as a testament to the settlement of Canada and as a reminder of the Canada Company’s early influence in Goderich.
The Thomas Mercer Jones House has undergone many alterations since its construction. The most significant being the addition of a third storey and flat roof following a 1945 fire. Despite changes, the frame house still retains its Georgian proportions, symmetrical placement of windows and recessed central front entranceway.
During the settlement of Goderich, West Street was an important residential and social area in the town and now serves as an excellent display of Goderich’s early architecture. The Thomas Mercer Jones House occupies a prominent lot, contributing to the heritage value of West Street, which is comprised largely of buildings from the mid 1800s. Situated atop Harbour Hill, the house offers beautiful views of Lake Huron, the Goderich Harbour, the Maitland River and Menesetung Park.
Maison Thomas Mercer Jones
La maison Thomas Mercer Jones, située au 168, West Street, se trouve du côté nord de West Street, entre Wellington Street et Cobourg Street, dans la ville de Goderich. La propriété comprend une résidence de trois étages construite en 1839.
La propriété a été désignée par la ville de Goderich en 1987 pour sa valeur historique, en vertu de la partie IV de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario (règlement 62 de 1982).
La maison Thomas Mercer Jones est associée à la colonisation de Goderich et du Huron Tract ainsi qu’aux activités de la Canada Company. La Canada Company était une grande société d’aménagement foncier qui possédait une partie des terres du Haut-Canada, dont une portion était connue sous le nom de Huron Tract, aujourd’hui le comté de Huron. La Canada Company a été créée en 1826 dans le but de favoriser la colonisation du Haut-Canada en offrant des terres peu coûteuses, des tarifs de passage réduits ainsi que des outils et des marchandises abordables.
La maison Thomas Mercer Jones, considérée comme la plus ancienne résidence subsistante de la ville, a été construite en 1839 par John Longworth, ingénieur de la Canada Company, pour le commissaire de la Canada Company, Thomas Mercer Jones, dont la maison porte le nom.
Né en Angleterre, Thomas Mercer Jones avait accédé à un poste au sein de la maison de commerce Ellice, Kinnear and Company. Edward Ellice, sous-gouverneur de la Canada Company, a recommandé Jones comme cocommissaire. Jones est arrivé au Haut-Canada en 1826 et s’est établi à Toronto, où il administrait la colonisation du Huron Tract, tandis que William Allen, l’autre commissaire de la société, gérait les réserves de la Couronne dispersées. Dans les années 1830, Jones a quitté Toronto pour Goderich, car il estimait que l’avenir de la Canada Company dépendait de la colonisation du Huron Tract.
Pendant que Jones résidait à Goderich, son manoir du 168, West Street était le centre de la vie sociale, car il y recevait souvent des invités et y organisait des événements. Malgré l’importance de Jones dans la ville, ses actions et ses opinions politiques lui ont valu des critiques dommageables de la part de groupes qui n’appréciaient pas le pouvoir qu’exerçait la Canada Company dans le Huron Tract. En particulier, les opinions sociales et économiques conservatrices de Jones ont attiré l’attention de William Lyon Mackenzie, chef de la rébellion du Haut-Canada de 1837, qui a ajouté Jones à sa célèbre liste de membres du Family Compact. Des condamnations sont également venues de la « Colborne Clique », un groupe de propriétaires fonciers riches et instruits qui avaient acheté une part importante des terres du canton de Colborne à la Canada Company. La « Colborne Clique » désapprouvait l’emprise de la Canada Company sur les affaires locales ainsi que la réticence de Jones à engager des dépenses dans les secteurs que la Canada Company avait vendus. Dans les années 1850, le travail de Jones au sein de la Canada Company portait uniquement sur Goderich. S’alignant sur la « Colborne Clique », Jones a tenté d’amener jusqu’à la ville la construction d’une ligne ferroviaire Buffalo-Brantford-Goderich. Malgré la désapprobation manifeste à l’égard de cette ligne ferroviaire, Jones a annoncé l’appui de la société à ce tracé. Cette déclaration a entraîné le renvoi de Jones à titre de cocommissaire de la Canada Company en 1852.
Jones a quitté Goderich pour retourner à Toronto après le décès de son épouse en 1857, après quoi sa maison a brièvement servi de Banque du Haut-Canada. Depuis 1875, la maison est vouée à l’hébergement; elle a fonctionné comme hôtel jusqu’aux années 1970. Aujourd’hui, la maison Thomas Mercer Jones témoigne de la colonisation du Canada et rappelle l’influence précoce de la Canada Company à Goderich.
La maison Thomas Mercer Jones a subi de nombreuses modifications depuis sa construction, la plus importante étant l’ajout d’un troisième étage et d’un toit plat à la suite d’un incendie en 1945. Malgré ces changements, la maison à ossature de bois conserve ses proportions géorgiennes, la disposition symétrique de ses fenêtres et son entrée avant centrale en retrait.
À l’époque de la colonisation de Goderich, West Street constituait un important secteur résidentiel et social de la ville; elle offre aujourd’hui un excellent aperçu de l’architecture des débuts de Goderich. La maison Thomas Mercer Jones occupe un terrain en vue et contribue à la valeur patrimoniale de West Street, qui se compose en grande partie de bâtiments du milieu du XIXe siècle. Située au sommet de Harbour Hill, la maison offre de magnifiques vues sur le lac Huron, le port de Goderich, la rivière Maitland et le parc Menesetung.