St. Luke's Anglican Church – Placentia
Built in 1906, St. Luke’s Anglican Church in Placentia is a wooden church built in the Gothic Revival style. This church was preceded by at least two other churches on the same site. This designation includes the church building and surrounding graveyard.
St. Luke’s Anglican Church has been designated a Municipal Heritage Building because it has architectural, historic, and environmental values.
St. Luke’s Anglican Church is architecturally valuable as a good example of the Gothic Revival style employed in a rural church. The style is simplified and the church is constructed of wood, but integral elements such as pointed arch windows and stained glass are used throughout. Elements that display the vernacular interpretation also attest to the high quality of craftsmanship which is remarkable because it was the congregation who built the building in 1906. Typical outport Newfoundland elements include wide, plain moulding, wooden clapboard and simplicity in design not normally associated with Gothic Revival architecture.
Other important aesthetic features include the Coat of Arms painted during the reign of King George III of England and brought to Placentia by Prince William during the 1780s. It hangs inside the church. A mid-twentieth century bell also hangs in the church, donated by the Canadian National Railway in the 1950s. It has the distinction to be the first bell ever to be rung in the church, in spite of the church’s long history. Local folklore says the bell came from the Newfoundland Railway train The Newfie Bullet, affectionately nicknamed the ironic title because it was not noted for its speed or swiftness. Other items within the church also hold significance, such as the altar and pews which were taken from the original Anglican Church of 1786.
Historically, St. Luke’s Anglican Church is valued for its age and long time association with Anglicanism in Placentia. This church is the second Anglican Church on this site; the first was established through a dowry given by HRH Prince William Henry, later King William IV of England in 1786. Records reveal the site also once had a Roman Catholic Church that was later demolished. It is also speculated that there was an even earlier church on this site with Basque roots. This church is representative of the religious struggle that accompanied the military struggle which occurred in Placentia during its long history. The presence of cannon on the site are tangible reminders of the conflicts that occurred in the town.
St. Luke’s Anglican Church has environmental value because the grounds include a Basque gravesite with headstones dating to the 17th century. Protected under the provincial archaeology act and with a Borden number of ChA1-17 (site name – St. Luke’s Anglican Church Basques burials) this cemetery contains the remains of English, French and Basque peoples. This gravesite is indicative of Basque presence in Placentia over three centuries ago. This site also provides interpretation of separate cultures that were present in Placentia over the last 500 years.
Église anglicane St. Luke’s – Placentia
Construite en 1906, l’église anglicane St. Luke’s de Placentia est une église de bois de style néogothique. Au moins deux autres églises l’ont précédée sur le même emplacement. La désignation comprend l’église et le cimetière qui l’entoure.
L’église anglicane St. Luke’s a été désignée bâtiment patrimonial municipal en raison de ses valeurs architecturales, historiques et environnementales.
L’église anglicane St. Luke’s a une valeur architecturale en tant que bel exemple du style néogothique appliqué à une église rurale. Le style est simplifié et l’église est construite en bois, mais des éléments essentiels comme les fenêtres en arc brisé et les vitraux sont utilisés partout. Les éléments qui traduisent l’interprétation vernaculaire attestent aussi de la grande qualité du savoir-faire, ce qui est remarquable puisque ce sont les fidèles eux-mêmes qui ont construit le bâtiment en 1906. Parmi les éléments typiques des petits villages côtiers (outports) de Terre-Neuve figurent les larges moulures simples, les bardeaux à clin en bois et une sobriété de conception que l’on n’associe généralement pas à l’architecture néogothique.
Parmi les autres éléments esthétiques importants figurent les armoiries peintes sous le règne du roi George III d’Angleterre et apportées à Placentia par le prince William dans les années 1780. Elles sont suspendues à l’intérieur de l’église. Une cloche du milieu du XXe siècle, donnée par le Canadien National dans les années 1950, se trouve aussi dans l’église. Elle a la particularité d’être la première cloche à avoir jamais sonné dans l’église, malgré la longue histoire de celle-ci. Selon la tradition locale, la cloche proviendrait du train du Newfoundland Railway surnommé affectueusement « The Newfie Bullet », un surnom ironique puisque ce train n’était pas réputé pour sa vitesse ni sa rapidité. D’autres objets de l’église revêtent également de l’importance, comme l’autel et les bancs, qui proviennent de l’église anglicane d’origine de 1786.
Sur le plan historique, l’église anglicane St. Luke’s est appréciée pour son âge et sa longue association avec l’anglicanisme à Placentia. Cette église est la deuxième église anglicane sur cet emplacement; la première a été établie grâce à une dotation accordée en 1786 par Son Altesse Royale le prince William Henry, futur roi William IV d’Angleterre. Les archives révèlent que l’emplacement a aussi accueilli autrefois une église catholique, démolie par la suite. On suppose également qu’une église encore plus ancienne, d’origine basque, se trouvait sur cet emplacement. Cette église est représentative de la lutte religieuse qui a accompagné la lutte militaire dont Placentia a été le théâtre au cours de sa longue histoire. La présence de canons sur le site rappelle de façon tangible les conflits survenus dans la ville.
L’église anglicane St. Luke’s a une valeur environnementale, car son terrain comprend un lieu de sépulture basque dont les pierres tombales remontent au XVIIe siècle. Protégé en vertu de la loi provinciale sur l’archéologie et portant le numéro Borden ChA1-17 (nom du site : St. Luke’s Anglican Church Basques burials), ce cimetière renferme les restes de personnes anglaises, françaises et basques. Ce lieu de sépulture témoigne de la présence basque à Placentia il y a plus de trois siècles. Le site permet aussi d’interpréter les cultures distinctes présentes à Placentia au cours des 500 dernières années.