St. James-on-the-Lines Anglican Church – Penetanguishene
The building at 215 Church Street, known as St. James-on-the-Lines Anglican Church, is situated at the northeast corner of Church Street and Cambridge Street, in the Town of Penetanguishene. The small wood-clad frame church was designed in the Greek Revival style and constructed between 1836-40.
The exterior and interior of the building and the scenic and aesthetic character of the property are protected by an Ontario Heritage Trust conservation easement (1981). The property is also designated by the Town of Penetanguishene under Part IV of the Ontario Heritage Act (Bylaw 81-43).
Located at the northeast corner of Church Street and Cambridge Street in the town of Penetanguishene, the church is surrounded by large mature oak trees, and a cemetery, which includes the graves of Capt. John Moberly, R.N., Col. James Keating, Rev. George Hallen and many members of the military garrison, as well as some of the earliest settlers to the area.
St. James on-the-Lines Anglican Church is significant for its association with the British military and naval garrison of Penetanguishene and the history of Anglicanism in Huronia. “On-the-Lines” refers to the line of communications or road between Fort York and Fort Penetanguishene. In the early 1830s the Fort Adjutant at the Penetanguishene Military Establishment, Colonel James Keating, encouraged the construction of a church for the military men of the Fort. Lands were set aside by Sir John Colborne, Lieutenant-Governor of Upper Canada, in 1836 and a small church was later erected mid-way between the establishment and the Town of Penetanguishene. The military was there to guard British interests on the Upper Great Lakes from 1814 to 1852. Many famous regiments were represented at the military establishment, such as the Royal Berkshires, the Hindustan Regiment and the Warwickshires. Funds for the church were collected from the community and from England. Capt. John Moberly, R.N. , the local naval commandant was instrumental in obtaining the funds for the church and oversaw its construction. The first rector, Rev. George Hallen served the community for 36 years and helped establish the Anglican faith in the community. St. James on-the-Lines was the only Protestant church in the area until the 1870s.
St. James on-the-Lines Anglican Church is a rare, extant, early wood-frame, Greek Revival church with Gothic Revival elements. The church had a typical Greek Revival entrance, paired square-headed windows and comprised a single room with a wide aisle to accommodate soldiers marching four abreast. However, the Church of England favoured a more Gothic appearance for its churches and after visiting the half constructed garrison church, in 1840, Bishop Strachan instructed that it needed some alteration on the outside to make it look more like an English church. A belfry was added above the doors and the Greek Revival entrance was modified to appear less severe. A chancel, sanctuary and vestry were added at a later date to the original clapboard, frame structure. In the sanctuary of the church behind the altar is an elaborate wood reredos. In the sanctuary there is a large square-headed window with four simple wood mullions encasing stained glass with four small quatrefoils above. The building is wood frame with wood clapboard siding. All trim is wood and includes a wood fascia, frieze projecting verges, and pilasters around the main door. The front doors also have decorative hand-wrought hinges purportedly made by a member of the militia. The bell turret at the peak of the façade’s gable roof has Gothic Revival wood decoration such as arches and quatrefoils. The roof is covered in cedar shingles and the foundation is constructed of random rubble. The nave walls have two tall narrow Greek Revival casement windows with two sashes each of four stencilled panes, surrounded by one inch of art-glass. The interior is simply decorated with plaster walls, wainscoting, wide plank flooring and small beams in the sanctuary ceiling decorated with small gold trefoils. The pews are said to have been made by various members of the garrison and are therefore all slightly different from one another, with the front pew ends being more ornately decorated, marking them as officers’ pews.
Église anglicane St. James-on-the-Lines – Penetanguishene
Le bâtiment situé au 215, Church Street, connu sous le nom d’église anglicane St. James-on-the-Lines, se trouve à l’angle nord-est des rues Church et Cambridge, dans la ville de Penetanguishene. Cette petite église à ossature revêtue de bois a été conçue dans le style néogrec et construite entre 1836 et 1840.
L’extérieur et l’intérieur du bâtiment ainsi que le caractère pittoresque et esthétique de la propriété sont protégés par une servitude patrimoniale de la Fiducie du patrimoine ontarien (1981). La propriété est également désignée par la Ville de Penetanguishene en vertu de la partie IV de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario (règlement 81-43).
Située à l’angle nord-est des rues Church et Cambridge, dans la ville de Penetanguishene, l’église est entourée de grands chênes matures et d’un cimetière où reposent notamment le capitaine John Moberly, R.N., le colonel James Keating, le révérend George Hallen et de nombreux membres de la garnison militaire, ainsi que certains des premiers colons de la région.
L’église anglicane St. James-on-the-Lines est importante en raison de son association avec la garnison militaire et navale britannique de Penetanguishene et avec l’histoire de l’anglicanisme en Huronie. L’expression « On-the-Lines » désigne la ligne de communication, ou la route, entre le fort York et le fort Penetanguishene. Au début des années 1830, l’adjudant du fort à l’établissement militaire de Penetanguishene, le colonel James Keating, a encouragé la construction d’une église pour les militaires du fort. Des terres ont été réservées par sir John Colborne, lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, en 1836, et une petite église a ensuite été érigée à mi-chemin entre l’établissement et la ville de Penetanguishene. Les militaires y étaient postés pour protéger les intérêts britanniques sur le cours supérieur des Grands Lacs de 1814 à 1852. De nombreux régiments célèbres ont été représentés à l’établissement militaire, comme le Royal Berkshires, le Hindustan Regiment et le Warwickshires. Les fonds nécessaires à l’église ont été recueillis dans la collectivité et en Angleterre. Le capitaine John Moberly, R.N., commandant naval local, a joué un rôle déterminant dans l’obtention des fonds et a supervisé la construction. Le premier recteur, le révérend George Hallen, a servi la collectivité pendant 36 ans et a contribué à y établir la foi anglicane. St. James-on-the-Lines a été la seule église protestante de la région jusque dans les années 1870.
L’église anglicane St. James-on-the-Lines est un exemple rare et encore existant d’église néogrecque ancienne à ossature de bois comportant des éléments néogothiques. L’église présentait une entrée néogrecque typique et des fenêtres jumelées à linteau droit, et comprenait une seule salle dotée d’une large allée permettant aux soldats de marcher quatre de front. Toutefois, l’Église d’Angleterre privilégiait une apparence plus gothique pour ses églises et, après avoir visité l’église de garnison à moitié construite en 1840, l’évêque Strachan a ordonné que l’extérieur soit modifié pour qu’elle ressemble davantage à une église anglaise. Un clocheton a été ajouté au-dessus des portes et l’entrée néogrecque a été modifiée pour paraître moins austère. Un chœur, un sanctuaire et une sacristie ont été ajoutés plus tard à la structure d’origine à ossature revêtue de planches à clin. Dans le sanctuaire, derrière l’autel, se trouve un retable de bois élaboré. Le sanctuaire comporte aussi une grande fenêtre à linteau droit dont quatre simples meneaux de bois encadrent des vitraux surmontés de quatre petits quadrilobes. Le bâtiment est à ossature de bois avec un revêtement de planches à clin en bois. Toutes les garnitures sont en bois et comprennent un bandeau de bois, une frise, des rives en saillie et des pilastres autour de la porte principale. Les portes avant sont en outre munies de pentures décoratives forgées à la main qui auraient été fabriquées par un membre de la milice. Le clocheton au faîte du toit à pignon de la façade présente une ornementation néogothique en bois, notamment des arcs et des quadrilobes. Le toit est couvert de bardeaux de cèdre et les fondations sont faites de moellons irréguliers. Les murs de la nef comportent deux hautes fenêtres à battants étroites de style néogrec, chacune à deux châssis de quatre carreaux décorés au pochoir, bordés d’un pouce de verre d’art. L’intérieur est sobrement décoré de murs de plâtre, de lambris d’appui, d’un plancher de larges planches et de petites poutres au plafond du sanctuaire, ornées de petits trèfles dorés. On dit que les bancs ont été fabriqués par divers membres de la garnison et qu’ils diffèrent donc tous légèrement les uns des autres; les extrémités des bancs avant, plus richement décorées, les désignent comme bancs des officiers.