St. George's Church and Graveyard
St. George’s Anglican Church is located in downtown Sydney, Nova Scotia, at the corner of Charlotte and Nepean Streets. The stone Gothic Revival style church, built between 1785 and 1791, is a local landmark. St George’s architecture is a simple, clean expression of dignity and solidness. The building and the graveyard are included in the provincial designation.
St. George’s Anglican Church is valued as the oldest Anglican Church in Cape Breton; the oldest building in Sydney; for the property’s long history; and as a representation of the important role its parish council played in colonial Cape Breton. Many of Sydney’s early and prominent citizens are buried in its cemetery.
Building of St. George’s Church began in 1785 by engineers of the British 33rd Regiment of Foot, concurrently with the founding of Sydney and its designation as the capital of the new Colony of Cape Breton; however, it was not completed and designated as a parish until 1791.
Architectural Value
Part of the heritage value of St. George’s Church relates to its many changes since its construction. The original building was a simple stone Gothic Revival styled structure, approximately eighteen by twelve meters with three circular windows on the north and south walls. In 1853, a chancel and vestry was added. Starting in 1859, and continuing into the early 1860s, the church was rebuilt from its foundations in the Gothic Revival style, with an open roof and pointed windows, which were slightly ornamented with stained glass. In 1888 a stone tower and spire replaced a wooden tower, which had been destroyed by a gale in 1873. With the exception of a crypt constructed in 1974, St. Georges is much the same as it appeared in 1873 after its last major renovation. The interior of the church features: memorial tablets and memorial stained-glass windows dedicated to prominent individuals; wall-hung headstones; and a Casavant organ. The church’s stone Gothic Revival styling is valued as a visible expression of the missionary ideals of its period and of an expansive period in the history of English Christianity. Examples of this style, executed in stone, are rare in Nova Scotia.
St. George’s Graveyard is valued for its early sandstone and limestone grave markers. These markers are good examples of: large concentration of early grave markers that have a design and folk-art significance; unusual styles (a high concentration of large tomb-style markers); and locally-significant markers that were produced by local monument makers.
Historical and Spiritual Value
For almost two-hundred and twenty years St. George’s Church has been a place of worship, serving the people of Sydney. Originally, the Parish included the whole of Cape Breton Island, and St. George’s served as the British garrison chapel. As a garrison chapel until 1854, it was granted a Royal Pew and became the official place of worship for members of the Royal Family, if they should ever visit; a role that it still retains.
St. George’s Church also played an integral part in Cape Breton’s history as an independent colony. During the Island’s Colonial Period (1784-1820), the colony’s House of Assembly was never called to sit. As a result, the vestry and warden positions at St. George’s were the only elected positions in Cape Breton Island during its colonial period. Many prominent local figures made their bid for the vestry in the hopes that it would further their political interests. Many of Sydney’s prominent citizens from the Colonial Period onwards are buried in St. George’s Graveyard. Memorials, such as a memorial tablet to Judge A. C. Dodd, the first Chief Magistrate of the Island of Cape Breton, are situated inside the church.
The church chancel contains a memorial window to Bishop Hibbert Binney, who was born in Sydney and was the fourth Church of England Bishop of Nova Scotia; while the nave contains a memorial window to the Honourable John Bourinot, father of Sir John Bourinot, who wrote the rules of order for the Parliament of Canada.
Église et cimetière St. George’s
L’église anglicane St. George’s est située au centre-ville de Sydney, en Nouvelle-Écosse, à l’angle des rues Charlotte et Nepean. L’église en pierre de style néogothique, construite entre 1785 et 1791, est un point de repère local. L’architecture de St George’s est une expression simple et épurée de dignité et de solidité. Le bâtiment et le cimetière sont visés par la désignation provinciale.
L’église anglicane St. George’s est valorisée en tant que plus ancienne église anglicane du Cap-Breton et plus ancien bâtiment de Sydney, pour la longue histoire de la propriété et en tant que représentation du rôle important que son conseil paroissial a joué dans le Cap-Breton colonial. Un grand nombre des premiers citoyens éminents de Sydney sont inhumés dans son cimetière.
La construction de l’église St. George’s a été entreprise en 1785 par les ingénieurs du 33e Régiment d’infanterie britannique, en même temps que la fondation de Sydney et sa désignation comme capitale de la nouvelle colonie du Cap-Breton; elle n’a toutefois été achevée et désignée comme paroisse qu’en 1791.
Valeur architecturale
Une partie de la valeur patrimoniale de l’église St. George’s tient aux nombreux changements qu’elle a connus depuis sa construction. Le bâtiment d’origine était une simple construction en pierre de style néogothique, d’environ dix-huit mètres sur douze, comptant trois fenêtres circulaires sur les murs nord et sud. En 1853, on y a ajouté un chœur et une sacristie. À partir de 1859 et jusqu’au début des années 1860, l’église a été reconstruite à partir de ses fondations dans le style néogothique, avec une charpente apparente et des fenêtres en ogive légèrement ornées de vitraux. En 1888, une tour et une flèche en pierre ont remplacé une tour en bois qui avait été détruite par une tempête en 1873. À l’exception d’une crypte construite en 1974, St. Georges est sensiblement la même qu’en 1873, après sa dernière rénovation majeure. L’intérieur de l’église comprend des plaques commémoratives et des vitraux commémoratifs dédiés à des personnalités éminentes, des pierres tombales fixées aux murs et un orgue Casavant. Le style néogothique en pierre de l’église est valorisé en tant qu’expression visible des idéaux missionnaires de son époque et d’une période d’expansion dans l’histoire du christianisme anglais. Les exemples de ce style exécutés en pierre sont rares en Nouvelle-Écosse.
Le cimetière St. George’s est valorisé pour ses anciennes pierres tombales en grès et en calcaire. Ces stèles sont de bons exemples d’une grande concentration de stèles anciennes présentant un intérêt sur le plan de la conception et de l’art populaire, de styles inhabituels (une forte concentration de grandes stèles de type tombeau) et de stèles d’importance locale produites par des monumentistes de la région.
Valeur historique et spirituelle
Depuis près de deux cent vingt ans, l’église St. George’s est un lieu de culte au service de la population de Sydney. À l’origine, la paroisse englobait toute l’île du Cap-Breton, et St. George’s servait de chapelle de la garnison britannique. En tant que chapelle de garnison jusqu’en 1854, elle s’est vu accorder un banc royal et est devenue le lieu de culte officiel des membres de la famille royale, s’ils venaient à la visiter, un rôle qu’elle conserve encore.
L’église St. George’s a également joué un rôle essentiel dans l’histoire du Cap-Breton en tant que colonie indépendante. Pendant la période coloniale de l’île (1784-1820), la Chambre d’assemblée de la colonie n’a jamais été convoquée. Par conséquent, les postes de membre du conseil de fabrique et de marguillier de St. George’s étaient les seuls postes électifs de l’île du Cap-Breton pendant sa période coloniale. De nombreuses personnalités locales éminentes ont brigué un siège au conseil de fabrique dans l’espoir de servir leurs intérêts politiques. Un grand nombre de citoyens éminents de Sydney, depuis la période coloniale, sont inhumés dans le cimetière St. George’s. Des monuments commémoratifs, comme une plaque à la mémoire du juge A. C. Dodd, premier magistrat en chef de l’île du Cap-Breton, se trouvent à l’intérieur de l’église.
Le chœur de l’église renferme un vitrail commémoratif dédié à l’évêque Hibbert Binney, né à Sydney et quatrième évêque de l’Église d’Angleterre en Nouvelle-Écosse, tandis que la nef renferme un vitrail commémoratif dédié à l’honorable John Bourinot, père de sir John Bourinot, auteur du règlement de procédure du Parlement du Canada.