St. Andrew's Presbyterian Church – Victoria
St. Andrew’s Presbyterian Church is a landmark red-brick structure, located at the corner of Douglas and Broughton Streets in downtown Victoria. The Church is notable for its prominent corner tower, which is situated at a bend in Broughton Street and terminates the view to the west. The church displays a number of distinctive features, including crow-stepped gables, a variety of projections and towers, corner tourelles, and a picturesque roofline. Three sets of double entry doors are set in round-arched openings. At the rear there is a curved two-storey projecting bay.
St. Andrew’s Presbyterian Church is valued as a symbol of Victoria’s ecclesiastical history and is representative of the ethnicity of its early immigrants. Victoria’s first Presbyterian church opened in 1862, but in 1866 the new congregation of St. Andrew’s was formed with the blessing of the Church of Scotland. Their early ministers were integral in fostering Presbyterianism on Vancouver Island and in the interior of the province. From the earliest days of settlement, Victoria’s population had a high proportion of Scots. As the population of the city grew, so did this congregation, necessitating a larger place of worship. The cornerstone of this new building was laid on March 7, 1889 and the building was dedicated on January 12, 1890. When the United Church of Canada was formed in 1925, this congregation declined to join, and stayed with the Presbyterian Church of Canada, where it remains today.
The prominent site, massive size and lavish construction of this church, the largest in Victoria at the time of its construction, symbolized the importance of Scots in the social structure of the city. St. Andrew’s was associated with many notable members of Victoria’s society. Members of the congregation included pioneer industrialist, coal baron, politician and railway builder Robert Dunsmuir (1825-1889). Dunsmuir died before the church was complete, and his family donated the rose window in the church and the two flanking windows in his honour. All three windows were made by A. Linneman of Frankfurt am Main and shipped over to Victoria. Robert Burns McMicking (1843-1915) incorporated the Victoria Electric Illuminating Company with a group of local investors, which in 1883 introduced the first commercial electric lights in Canada and lit up the streets of Victoria. McMicking had the church provided with electric light, a rarity, as there was only one other church on the continent that was powered with electric light. Premier John Robson (1824-1892) was an elder of the church, and his funeral was held at St. Andrew’s.
St. Andrew’s is valued as an important example of Late Victorian ecclesiastical architecture with distinctive Scottish Baronial elements as well as innovative structural engineering. It was designed by architect Leonard Buttress Trimen (1846-1892), who came to Victoria in 1887. He had a prolific, but short career, designing commercial and residential buildings, and the church was his most prominent commission. The style of St. Andrew’s is the Scottish response to the Jacobethan Revival in nineteenth-century England, and was a popular style for Scottish country houses. Drawing on the characteristics of fortified medieval tower houses and castles in Scotland, the style employs such elements as battlements, tourelles, and conical roofs as a declaration of national identity. Polychrome red and black banding demonstrates an awareness of contemporary architectural trends in England. The interior retains its distinctive amphitheatre seating with surrounding balcony, wrought-iron balustrades, and high vaulted ceiling; interior features have remained in notably intact original condition. The organ, in a round-arched surround inscribed with the text ‘The Lord is in His Holy Temple – Let All the Earth keep Silence’, is on axis with the entrance to the sanctuary. It retains some of the components from the organ that originally stood in the first St. Andrew’s, made by S.R. Warren & Son, Toronto. There are stained glass windows on the side and rear walls, including the large rose window. The church is also a highly sophisticated example of late Victorian-era construction, with massive brick structural walls; reputedly a million bricks were used to build the church. The complex roof truss system displays an early use of metal tension rods, which allowed the sanctuary to be spanned without interior columns.
Église presbytérienne St. Andrew’s – Victoria
L’église presbytérienne St. Andrew’s est un bâtiment repère en brique rouge situé à l’angle des rues Douglas et Broughton, au centre-ville de Victoria. L’église se distingue par sa tour d’angle imposante, placée à un coude de la rue Broughton, qui ferme la perspective vers l’ouest. Elle présente plusieurs éléments caractéristiques, dont des pignons à redents, diverses saillies et tours, des tourelles d’angle et une ligne de toit pittoresque. Trois paires de portes d’entrée doubles s’inscrivent dans des ouvertures en plein cintre. À l’arrière se trouve une baie en saillie incurvée de deux étages.
L’église presbytérienne St. Andrew’s est valorisée en tant que symbole de l’histoire ecclésiastique de Victoria et comme représentative de l’origine ethnique de ses premiers immigrants. La première église presbytérienne de Victoria a ouvert ses portes en 1862, mais c’est en 1866 que la nouvelle congrégation de St. Andrew’s a été formée avec la bénédiction de l’Église d’Écosse. Ses premiers pasteurs ont joué un rôle essentiel dans l’essor du presbytérianisme sur l’île de Vancouver et dans l’intérieur de la province. Dès les premiers temps de la colonisation, la population de Victoria comptait une forte proportion d’Écossais. À mesure que la population de la ville augmentait, cette congrégation a elle aussi grandi, ce qui a rendu nécessaire un lieu de culte plus vaste. La pierre angulaire de ce nouveau bâtiment a été posée le 7 mars 1889 et l’édifice a été consacré le 12 janvier 1890. Lors de la création de l’Église unie du Canada en 1925, cette congrégation a refusé d’y adhérer et est demeurée au sein de l’Église presbytérienne du Canada, à laquelle elle appartient toujours.
L’emplacement en vue, les dimensions imposantes et la construction somptueuse de cette église, la plus grande de Victoria à l’époque de sa construction, symbolisaient l’importance des Écossais dans la structure sociale de la ville. St. Andrew’s a été associée à de nombreux membres éminents de la société de Victoria. Parmi les membres de la congrégation figurait Robert Dunsmuir (1825-1889), industriel pionnier, baron du charbon, homme politique et constructeur de chemin de fer. Dunsmuir est décédé avant l’achèvement de l’église, et sa famille a fait don en son honneur de la rosace de l’église et des deux fenêtres qui l’encadrent. Ces trois fenêtres ont été réalisées par A. Linneman de Francfort-sur-le-Main, puis expédiées à Victoria. Robert Burns McMicking (1843-1915) a constitué, avec un groupe d’investisseurs locaux, la Victoria Electric Illuminating Company, qui a introduit en 1883 le premier éclairage électrique commercial au Canada et illuminé les rues de Victoria. McMicking a fait doter l’église de l’éclairage électrique, une rareté, puisqu’il n’existait qu’une seule autre église sur le continent alimentée à l’électricité. Le premier ministre John Robson (1824-1892) était un ancien de l’église, et ses funérailles ont eu lieu à St. Andrew’s.
St. Andrew’s est valorisée en tant qu’exemple important de l’architecture ecclésiastique de la fin de l’époque victorienne, présentant des éléments distinctifs du style baronnial écossais ainsi qu’une ingénierie structurale novatrice. Elle a été conçue par l’architecte Leonard Buttress Trimen (1846-1892), arrivé à Victoria en 1887. Celui-ci a mené une carrière prolifique mais brève, concevant des bâtiments commerciaux et résidentiels, et l’église a été sa commande la plus prestigieuse. Le style de St. Andrew’s constitue la réponse écossaise au renouveau jacobéthain de l’Angleterre du XIXe siècle et était un style prisé pour les maisons de campagne écossaises. S’inspirant des caractéristiques des maisons-tours fortifiées et des châteaux médiévaux d’Écosse, ce style fait appel à des éléments tels que les créneaux, les tourelles et les toits coniques pour affirmer une identité nationale. Les bandes polychromes rouges et noires témoignent d’une connaissance des tendances architecturales contemporaines en Angleterre. L’intérieur conserve ses sièges caractéristiques disposés en amphithéâtre, entourés d’une galerie, ses balustrades en fer forgé et son haut plafond voûté; les éléments intérieurs sont demeurés dans un état d’origine remarquablement intact. L’orgue, logé dans un encadrement en plein cintre portant l’inscription « The Lord is in His Holy Temple – Let All the Earth keep Silence », est dans l’axe de l’entrée du sanctuaire. Il conserve certaines composantes de l’orgue qui se trouvait à l’origine dans la première église St. Andrew’s, fabriqué par S.R. Warren & Son, de Toronto. Des vitraux ornent les murs latéraux et arrière, dont la grande rosace. L’église est aussi un exemple très perfectionné de la construction de la fin de l’époque victorienne, avec ses massifs murs porteurs en brique; on raconte qu’un million de briques ont servi à sa construction. Le système complexe de fermes de toit illustre une utilisation précoce de tirants métalliques, qui ont permis de couvrir le sanctuaire sans colonnes intérieures.