South Transept of the Église-de-Saint-Jacques
The south transept of the Église-de-Saint-Jacques, a classified historic monument, is the façade of one arm of the transverse section of a former Catholic place of worship, built from 1889 to 1891. The south transept and the bell tower, in grey stone, are the only surviving parts of this building, demolished in 1975. These elements are now integrated into the Judith-Jasmin pavilion of the Université du Québec à Montréal, a modern red-brick building erected in 1979. A small grassed lot planted with a few mature trees separates the building from the public roadway. The south transept of the Église-de-Saint-Jacques is located on rue Sainte-Catherine Est, in the heart of the Ville-Marie borough of the city of Montréal. It benefits from a protection area, which includes a site recorded in the Inventaire des sites archéologiques du Québec.
The heritage value of the south transept of the Église-de-Saint-Jacques lies in its historical interest. This element of the church bears witness to the creation of the diocese of Montréal. In 1820, Jean-Jacques Lartigue (1777-1806) was appointed auxiliary bishop of Québec at Montréal. Two years later, he authorized the construction of a bishop’s palace and a church on a lot in the faubourg Saint-Laurent. Erected in 1828, the place of worship was the first to occupy this site. The new episcopal see, which until then had been housed in Notre-Dame Church and the chapel of the Hôtel-Dieu, was consecrated under the name of Saint-Jacques-le-Majeur. Rome officially recognized the diocese of Montréal in 1836, and the church became a cathedral. Destroyed by fire in 1852, the cathedral was replaced by a second building, erected from 1855 to 1857 on the same foundations. The plans were by John Ostell (1813-1892), a well-known architect in the greater Montréal region. This building also fell prey to flames in 1858. The west façade, including the bell tower, and part of the masonry were nevertheless incorporated into a third place of worship, built from 1858 to 1860 by the architect Victor Bourgeau (1809-1888). The cathedral became a parish church in 1866, after the bishop’s palace moved to the west end of the city under the aegis of Mgr Ignace Bourget (1799-1885). The transept was built from 1889 to 1891 to enlarge the church. Its south façade recalls the evolution of the diocese of Montréal during the 19th century as well as the population growth of the parish of Saint-Jacques during the last quarter of the 19th century.
The heritage value of the south transept of the Église-de-Saint-Jacques lies in its representativeness as an element of a Gothic Revival building. Gothic Revival, a Romantic style advocating a return to medieval architecture, appeared in Canada in the early 1820s and was particularly favoured by the population of British origin. It was used in Catholic architecture mainly in the mid-19th century. The south transept of the Église-de-Saint-Jacques, erected to plans by Joseph Venne (1858-1925), architect with the Montréal firm Perrault et Mesnard, illustrates it notably through its pointed-arch openings, its portal with archivolts composed of two carved wooden doors and a tympanum with quatrefoil motifs crowned by a richly ornamented gable, the rose window and the turrets topped by pinnacles. The south transept of the Église-de-Saint-Jacques thus recalls this now-vanished Gothic Revival church.
The heritage value of the south transept of the Église-de-Saint-Jacques also lies in its interest for the history of the conservation of built heritage in Québec. Classified in 1973, it was one of the first properties to obtain this status under the Cultural Property Act, adopted in 1972 to replace the Historic Monuments Act. Moreover, the integration of this old structure into a modern building was a pioneering gesture in the history of architectural conservation in Québec. This project by the architectural firms Dimitri Dimakopoulos et associés and Jodoin, Lamarre, Pratte et associés received the award of excellence of the Ordre des architectes du Québec in 1980.
Transept Sud de l'Église-de-Saint-Jacques
Le transept sud de l’Église-de-Saint-Jacques, classé monument historique, est la façade d’un bras du segment transversal d’un ancien lieu de culte de confession catholique construit de 1889 à 1891. Le transept sud et le clocher, en pierre grise, sont les seules parties qui subsistent de cet édifice démoli en 1975. Ces éléments s’intègrent aujourd’hui au pavillon Judith-Jasmin de l’Université du Québec à Montréal, un bâtiment moderne en brique rouge élevé en 1979. Un petit terrain gazonné et planté de quelques arbres matures sépare le bâtiment de la voie publique. Le transept sud de l’Église-de-Saint-Jacques est situé rue Sainte-Catherine Est, au coeur de l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal. Il bénéficie d’une aire de protection, qui comprend un site inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec.
La valeur patrimoniale du transept sud de l’Église-de-Saint-Jacques repose sur son intérêt historique. Cet élément de l’église témoigne de la création du diocèse de Montréal. En 1820, Jean-Jacques Lartigue (1777-1806) est nommé évêque auxiliaire de Québec à Montréal. Deux ans plus tard, il permet la construction d’un évêché et d’une église sur un terrain du faubourg Saint-Laurent. Érigé en 1828, le lieu de culte est le premier à occuper cet emplacement. Le nouveau siège de l’épiscopat, qui avait jusqu’alors logé dans l’église Notre-Dame et la chapelle de l’Hôtel-Dieu, est consacré sous le vocable de Saint-Jacques-le-Majeur. Rome reconnaît officiellement le diocèse de Montréal en 1836, et l’église devient cathédrale. Incendiée en 1852, la cathédrale est remplacée par un deuxième édifice, élevé de 1855 à 1857 sur les mêmes fondations. Les plans sont de John Ostell (1813-1892), un architecte bien connu de la grande région montréalaise. Ce bâtiment est aussi la proie des flammes en 1858. La façade occidentale incluant le clocher et une partie de la maçonnerie est cependant intégrée à un troisième lieu de culte, bâti de 1858 à 1860 par l’architecte Victor Bourgeau (1809-1888). La cathédrale devient une église paroissiale en 1866, après le déménagement de l’évêché dans l’ouest de la ville sous l’égide de Mgr Ignace Bourget (1799-1885). Le transept est construit de 1889 à 1891 pour agrandir l’église. Sa façade sud rappelle l’évolution du diocèse de Montréal au cours du XIXe siècle ainsi que la croissance démographique de la paroisse de Saint-Jacques durant le dernier quart du XIXe siècle.
La valeur patrimoniale du transept sud de l’Église-de-Saint-Jacques repose sur sa représentativité en tant qu’élément d’un édifice néogothique. Le néogothique, style romantique qui préconise un retour à l’architecture médiévale, apparaît au Canada au début des années 1820 et est surtout prisé par la population d’origine britannique. Il est utilisé dans l’architecture catholique principalement au milieu du XIXe siècle. Le transept sud de l’Église-de-Saint-Jacques, élevé d’après les plans de Joseph Venne (1858-1925), architecte de la firme Perrault et Mesnard de Montréal, en est une illustration notamment par ses ouvertures à arc brisé, son portail à voussures composé de deux portes en bois sculptées ainsi que d’un tympan à motifs quadrilobés couronné d’un gâble richement ornementé, la rosace et les tourelles surmontées de pinacles. Le transept sud de l’Église-de-Saint-Jacques rappelle donc cette église néogothique aujourd’hui disparue.
La valeur patrimoniale du transept sud de l’Église-de-Saint-Jacques repose également sur son intérêt pour l’histoire de la conservation du patrimoine bâti au Québec. Classé en 1973, il s’agit de l’un des premiers biens à obtenir ce statut en vertu de la Loi sur les biens culturels, adoptée en 1972 en remplacement de la Loi des monuments historiques. De plus, l’intégration de cette structure ancienne à un édifice moderne est un geste précurseur dans l’histoire de la conservation architecturale au Québec. Cette réalisation des bureaux d’architectes Dimitri Dimakopoulos et associés et Jodoin, Lamarre, Pratte et associés a été récompensée par le prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec en 1980.