Site of the Founding of Montréal
The Site of the Founding of Montréal, classified as a historic site and an archaeological site in 1999, is the place where Ville-Marie (today Montréal) was born in 1642. This area encompasses part of place d’Youville (named place de la Grande-Paix-de-Montréal), a company’s head office and warehouses bounded by rue du Port, rue de la Commune and rue de Callière, Pointe-à-Callière, where the Montréal Museum of Archaeology and History is located, as well as place Royale and the old customs house. The Site of the Founding of Montréal is located on the shore of the St. Lawrence River, in the very dense urban sector of Pointe-à-Callière in the Ville-Marie borough of the city of Montréal. It includes nearly ten archaeological sites listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec.
The Site of the Founding of Montréal is part of the Montréal historic district.
The heritage value of the Site of the Founding of Montréal lies in its historical and symbolic interest. This place bears witness to the original exchanges and contacts between the French and the Amerindians in the first decades of the French Regime. It is the cradle of Ville-Marie, which would become Montréal, the metropolis of Québec. Frequented by Amerindians, the site was visited in 1611 by Samuel de Champlain (circa 1570-1635), who cleared a plot of land there that he named place Royale. It was in 1642, however, that Ville-Marie was founded by a group of colonists led by Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676) and Jeanne Mance (1606-1673). The undertaking aimed at the evangelization of the Amerindians and the creation of a settlement where French and Indigenous people could live together according to a Christian ideal. The first core consisted of Fort Ville-Marie. Located on Pointe-à-Callière, at the confluence of the Saint-Pierre River and the St. Lawrence River, the site was favoured for beaching boats before the Sault Saint-Louis (Lachine Rapids). Because of its strategic position, Ville-Marie became the bridgehead of the fur trade. From 1667 to 1701, it hosted a major annual fur fair that attracted a large number of Amerindians. After the fort was abandoned in the 1670s, Governor Louis-Hector de Callière (1648-1703) had his château built in the 1690s. He was one of the architects of the Great Peace, signed in Montréal in 1701, which ended the conflicts between the French and the Iroquois. Over the following centuries, the site took part in the development of the city, which became an economic metropolis at the end of the 19th century. Its location near the port made it an important gateway to Canada and a nerve centre of trade. Montréal’s first customs house was built there from 1836 to 1838 and, from 1844 and 1849, the Parliament of the Province of Canada was located there. Companies established their head offices and warehouses there. This place where Montréal was born commemorates the role played by this settlement in the origins of New France and the development of a city that, over the centuries, became Québec’s metropolis.
The heritage value of the Site of the Founding of Montréal also lies in its archaeological interest. The place contains an exceptional concentration of sites. Their discovery has provided important data on the ways of life of Montréal’s first inhabitants, notably with regard to building techniques, patterns of land use and diet. The remains of the first Catholic cemetery, located opposite Fort Ville-Marie, shed new light on the relations between the Amerindians and the newcomers, as well as on the persistence of certain traditional funeral rites despite the conversion of Indigenous people. Faunal and plant remains show that hunting, fishing, fruit gathering and the importation of foodstuffs supplemented agriculture and animal husbandry. The remains of Fort Ville-Marie, the Château de Callière, the fortified enclosure and the first marketplace make it possible to understand their strategic location, their construction methods and the activities associated with them. The site also contains earlier remains dating from Amerindian prehistory and others dating from after the period of Montréal’s founding.
The heritage value of the Site of the Founding of Montréal further lies in its exceptional integrity and its scientific and educational interest. Substantial portions remain intact, making its research potential extremely high. Part of the site is already exhibited inside the Pointe-à-Callière Museum of Archaeology and History, which gives it very high potential for interpretation and presentation.
Lieu de fondation de Montréal
Le lieu de fondation de Montréal, classé site historique et site archéologique en 1999, est l’emplacement où a pris naissance Ville-Marie (aujourd’hui Montréal) en 1642. Ce territoire englobe une portion de la place d’Youville (nommée place de la Grande-Paix-de-Montréal), le siège social d’une compagnie et des entrepôts circonscrits entre les rues du Port, de la Commune et de Callière, la pointe à Callière, où se trouve le Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, ainsi que la place Royale et l’ancienne douane. Le lieu de fondation de Montréal est situé en bordure du fleuve Saint-Laurent, dans le secteur urbain très dense de la pointe à Callière de l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal. Il comprend près d’une dizaine de sites archéologiques inscrits à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec.
Le lieu de fondation de Montréal fait partie de l’arrondissement historique de Montréal.
La valeur patrimoniale du lieu de fondation de Montréal repose sur son intérêt historique et symbolique. Ce lieu témoigne des échanges et des contacts originels entre Français et Amérindiens dans les premières décennies du Régime français. Il est le berceau de Ville-Marie, qui deviendra Montréal, la métropole du Québec. Fréquenté par les Amérindiens, ce lieu est visité en 1611 par Samuel de Champlain (vers 1570-1635) qui y défriche un terrain qu’il nomme place Royale. C’est en 1642 toutefois que Ville-Marie est fondée par un groupe de colons dirigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676) et Jeanne Mance (1606-1673). L’entreprise vise l’évangélisation des Amérindiens et la création d’un établissement où Français et Autochtones pourront vivre ensemble dans un idéal chrétien. Le premier noyau est constitué du fort Ville-Marie. Situé sur la pointe à Callière, à la rencontre de la rivière Saint-Pierre et du fleuve Saint-Laurent, le site est privilégié pour l’échouage des embarcations avant le sault Saint-Louis (rapides de Lachine). En raison de sa position stratégique, Ville-Marie devient la tête de pont du commerce des fourrures. De 1667 à 1701, elle accueille annuellement une importante foire des fourrures qui attire un grand nombre d’Amérindiens. Après l’abandon du fort dans les années 1670, le gouverneur Louis-Hector de Callière (1648-1703) fait ériger son château au cours des années 1690. Il est l’un des artisans de la Grande Paix, signée à Montréal en 1701, mettant fin aux conflits entre Français et Iroquois. Pendant les siècles suivants, ce lieu participe à l’évolution de la cité, qui accède au rang de métropole économique à la fin du XIXe siècle. Sa situation à proximité du port en fait une importante porte d’entrée du Canada et un centre névralgique du commerce. La première douane de Montréal y est construite de 1836 à 1838 et, de 1844 et 1849, on y trouve le Parlement du Canada-Uni. Des compagnies y implantent leur siège social et des entrepôts. Ce lieu qui a vu naître Montréal commémore le rôle joué par cet établissement aux origines de la Nouvelle-France et le développement d’une ville devenue au cours des siècles la métropole québécoise.
La valeur patrimoniale du lieu de fondation de Montréal repose également sur son intérêt archéologique. Ce lieu compte un regroupement exceptionnel de sites. Leur découverte a fourni d’importantes données sur les modes de vie des premiers habitants de Montréal, notamment au chapitre des techniques architecturales, des modes d’occupation de l’espace et de l’alimentation. Les vestiges du premier cimetière catholique, situé face au fort Ville-Marie, jette une lumière nouvelle sur les relations entre les Amérindiens et les nouveaux venus, ainsi que sur la persistance de certains rites funéraires traditionnels malgré la conversion des Autochtones. Les restes fauniques et végétaux démontrent que la chasse, la pêche, la cueillette de fruits et l’importation de denrées viennent suppléer l’agriculture et l’élevage. Les vestiges du fort Ville-Marie, du château de Callière, de l’enceinte fortifiée et de la première place du marché permettent de comprendre leur emplacement stratégique, leurs modes de construction, de même que les activités qui y sont associées. Le lieu contient de plus des vestiges antérieurs qui sont issus de la préhistoire amérindienne et d’autres qui sont postérieurs à l’époque de fondation de Montréal.
La valeur patrimoniale du lieu de fondation de Montréal repose en outre sur son intégrité et son intérêt scientifique et didactique exceptionnels. Des portions importantes demeurent intactes, rendant ainsi son potentiel de recherche extrêmement élevé. Une partie du site est déjà exposée à l’intérieur du Musée d’archéologie et d’histoire de Pointe-à-Callière, ce qui lui donne un potentiel d’interprétation et de mise en valeur très élevé.