Simon-Fraser House
The Simon-Fraser house, classified in 1962, is a French-inspired residence erected between 1790 and 1810. The rectangular stone residence, one and a half storeys high, is topped by a steep gable roof with slightly flared eaves, pierced by two rows of dormers. The designation applies to the residence, the shed and the land. The Simon-Fraser house is located in the municipal borough of Sainte-Anne-de-Bellevue in the city of Montréal.
The heritage value of the Simon-Fraser house lies in its architectural interest. Erected between 1790 and 1810, it is an example of a French-inspired house. This type derives from French know-how and models that were gradually adapted to the particular conditions of the country (climate, availability of materials) and to certain stylistic influences. This architectural tradition continued beyond the Conquest (1760). The Simon-Fraser house illustrates this type through its massive stone masonry main body, its gable roof with shallow eaves and its stone side chimneys. Originally representative of the urban-inspired rural house, common in the Montréal area and the neighbouring regions, it has a raised foundation reflecting the presence of a cellar. This house also bears witness to the evolution of the French-inspired dwelling through certain elements, including the slightly flared roof, the Gothic Revival-inspired porch and the two rows of dormers on the façade.
The heritage value of this house also lies in its association with one of its occupants, Simon Fraser (1760-1839). Born in Scotland, Fraser settled in Canada with his family in 1789 and became one of the shareholders of the North West Company. He thus worked mainly in the fur trade. He also distinguished himself as seigneur of the fief of Bellevue, where he settled. Following the fire that destroyed his seigneurial manor house, Fraser acquired in 1820 the residence of Peter Grant (circa 1764-1848), one of his partners, and used it as his manor house until his death.
Maison Simon-Fraser
La maison Simon-Fraser, classée en 1962, est une demeure d’inspiration française érigée entre 1790 et 1810. La résidence en pierre de plan rectangulaire, à un étage et demi, est coiffée d’un toit aigu à deux versants légèrement retroussés percé de deux rangées de lucarnes. La désignation s’applique à la demeure, à la remise ainsi qu’au terrain. La maison Simon-Fraser est située dans l’arrondissement municipal de Sainte-Anne-de-Bellevue de la ville de Montréal.
La valeur patrimoniale de la maison Simon-Fraser repose sur son intérêt architectural. Érigée entre 1790 et 1810, elle constitue un exemple de maison d’inspiration française. Ce type est issu de savoir-faire et de modèles français qui ont été progressivement adaptés aux conditions particulières du pays (climat, disponibilité des matériaux) et à certaines influences stylistiques. Cette tradition architecturale se poursuit au-delà de la Conquête (1760). La maison Simon-Fraser illustre ce type par son corps de logis massif en maçonnerie de pierre, son toit à deux versants aux larmiers peu saillants et ses cheminées latérales en pierre. Représentative à l’origine de la maison rurale d’inspiration urbaine, fréquente dans la région de Montréal et les régions avoisinantes, elle possède un solage dégagé reflétant la présence d’une cave. Cette maison témoigne également de l’évolution de l’habitation d’inspiration française par certains éléments, dont le toit légèrement retroussé, le porche d’inspiration néogothique ainsi que les deux rangées de lucarnes en façade.
La valeur patrimoniale de cette maison repose aussi sur son association avec l’un de ses occupants, Simon Fraser (1760-1839). Né en Écosse, Fraser s’installe au Canada avec sa famille en 1789 et devient l’un des actionnaires de la Compagnie du Nord-Ouest. Aussi oeuvre-t-il principalement dans le commerce des fourrures. Il s’illustre également à titre de seigneur du fief Bellevue, où il s’établit. À la suite de l’incendie de son manoir seigneurial, Fraser acquiert en 1820 la résidence de Peter Grant (vers 1764-1848), l’un de ses associés, et s’en sert comme manoir jusqu’à son décès.