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Location: Boulevard Sainte-Rose Est, Laval
Emplacement : Boulevard Sainte-Rose Est, Laval
Coordinates · Coordonnées: 45.613860, -73.787080
Marker type: Recognized Historic Monument
Type de repère : Monument historique reconnu
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Sainte-Rose-de-Lima Church

The Sainte-Rose-de-Lima Church, a recognized historic monument, is a Catholic place of worship built from 1852 to 1856. The plan of this stone building consists of a rectangular nave with a central aisle and two side aisles and a narrower choir ending in a semicircular apse. Neoclassical in inspiration, its monumental dressed-stone façade has a central frontispiece flanked by two towers topped by bell towers. The frontispiece is adorned with pilasters supporting an entablature and a pediment. A two-and-a-half-storey rectangular stone sacristy, topped by a gable roof with slightly flared eaves, is attached to the apse in line with the choir. Located in the centre of the Sainte-Rose sector of the city of Laval, the church dominates the institutional core, which also includes the church square, the presbytery, the former convent of the Soeurs de Sainte-Croix, the École Villemaire, the former sexton’s house and the village’s first school. The rivière des Mille Îles borders the wooded grounds at the rear.

Eighteen works of art in the Sainte-Rose-de-Lima Church were classified in 1974.

The heritage value of the Sainte-Rose-de-Lima Church lies in its architectural interest. This church evokes the Neoclassical influence on Québec architecture in the 19th century. It also recalls the beginnings of Victor Bourgeau (1809-1888), an architect who worked extensively for the Diocese of Montréal. Built from 1852 to 1856, the building is indeed one of the first churches he designed entirely. The façade is said to be inspired by works of the architects John Ostell (1813-1892) of Montréal, Thomas Baillargé (1791-1859) of Québec and Minard Lafever (1798-1854) of New York. It reflects Neoclassicism notably through its dressed-stone facing, its central section with pilasters and pediment, its round-arched openings, its side doorways, its string courses and its quoins. It also belongs to a type of monumental façade, characteristic of many churches of that period, through its five bays and its two towers topped by bell towers. The latter are representative of Bourgeau’s output owing to their circular plan and their two superimposed drums topped by a spire. The pediment is adorned with a monumental statue of Saint Rose of Lima made by Olindo Gratton (1855-1941) in 1895. Composed of a wooden core covered with repoussé metal, it bears witness to a technique used by sculptors in the 19th century. In addition, the church has a plan that was widespread at the time, consisting of a rectangular nave with a central aisle and two side aisles and a narrower choir, which provides more space, thus taking into account the increase in the number of parishioners. Like the Latin-cross plan, this plan allows side altars to be installed, but at a lower cost. The Sainte-Rose-de-Lima Church thus illustrates common practices in 19th-century religious architecture, in addition to being an early work by one of the principal Québec architects of that period.

The heritage value of the church also lies in the interest of its interior decoration. The architectural decoration designed in 1858 by Bourgeau reflects the influence of a trip to Rome made the previous year, at the request of the Bishop of Montréal, Ignace Bourget (1799-1885), in order to study St. Peter’s Basilica. The architect created a simplified model of the basilica’s interior, which he would use for many churches. The interior of the Sainte-Rose-de-Lima Church belongs to this model notably through its coffered false vault, its wide entablature and the colonnade and Corinthian pilasters that adorn the choir and the nave. Old works of great interest complete this decoration. Among others, the high altar, which comes from the previous church, was made in 1800 by the Montréal sculptor Philippe Liébert (1733-1804) and is among his last important works. This piece illustrates the quality of his work through the delicacy of its carved elements and its Louis XV-style Roman-type altar tomb. Liébert’s altar tombs later served as models for the sculptors of the Écores workshop. The interior of the church thus bears witness to the role played by bishops in the construction of churches and to the mastery of renowned craftsmen of the 18th and 19th centuries.

The heritage value of the church also lies in its importance in the landscape. In Québec, churches signal the presence of the parish and form the heart of the village core. A true landmark owing to its location between the rivière des Mille Îles and the former chemin du Roy, the Sainte-Rose-de-Lima church is the main element of a particularly rich institutional ensemble that includes the church square, the presbytery, the former convent of the Soeurs de Sainte-Croix, the École Villemaire, the former sexton’s house and the village’s first school.

Français

Église de Sainte-Rose-de-Lima

L’église de Sainte-Rose-de-Lima, reconnue monument historique, est un lieu de culte catholique construit de 1852 à 1856. Le plan de cet édifice en pierre est composé d’une nef rectangulaire à trois vaisseaux et d’un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. D’inspiration néoclassique, sa façade monumentale en pierre de taille présente un avant-corps central flanqué de deux tours surmontées d’un clocher. L’avant-corps est orné de pilastres supportant un entablement et un fronton. Une sacristie en pierre de plan rectangulaire à deux étages et demi, coiffée d’un toit à deux versants légèrement retroussés, est greffée à l’abside dans le prolongement du choeur. Située au centre du secteur Sainte-Rose de la ville de Laval, l’église domine le noyau institutionnel qui compte aussi la place de l’église, le presbytère, l’ancien couvent des Soeurs de Sainte-Croix, l’école Villemaire, l’ancienne maison du bedeau ainsi que la première école du village. La rivière des Mille Îles borde le terrain boisé à l’arrière.

Dix-huit oeuvres d’art de l’église de Sainte-Rose-de-Lima ont été classées en 1974.

La valeur patrimoniale de l’église de Sainte-Rose-de-Lima repose sur son intérêt architectural. Cette église évoque l’influence néoclassique sur l’architecture du Québec au XIXe siècle. De plus, elle rappelle les débuts de Victor Bourgeau (1809-1888), un architecte qui a beaucoup travaillé pour le diocèse de Montréal. Construit de 1852 à 1856, l’édifice constitue en effet l’une des premières églises qu’il ait entièrement conçues. La façade serait inspirée d’oeuvres des architectes John Ostell (1813-1892) de Montréal, Thomas Baillargé (1791-1859) de Québec et Minard Lafever (1798-1854) de New York. Elle reflète le néoclassicisme notamment par son revêtement en pierre de taille, son corps central à pilastres et fronton, ses ouvertures cintrées, ses portails latéraux, ses bandeaux et ses chaînes d’angle. Elle se rattache de plus à un type de façade monumentale, qui caractérise de nombreuses églises de cette époque, par ses cinq travées et ses deux tours surmontées d’un clocher. Ceux-ci sont représentatifs de la production de Bourgeau en raison de leur plan circulaire et de leurs deux tambours superposés coiffés d’une flèche. Le fronton est orné d’une statue monumentale de sainte Rose de Lima réalisée par Olindo Gratton (1855-1941) en 1895. Composée d’une âme en bois revêtue de métal repoussé, elle témoigne d’une technique utilisée par les sculpteurs au XIXe siècle. Par ailleurs, l’église présente un plan alors répandu, composé d’une nef rectangulaire à trois vaisseaux et d’un choeur plus étroit, qui offre plus d’espace, tenant ainsi compte de l’augmentation du nombre de paroissiens. Ce plan permet d’aménager des autels latéraux, à l’instar du plan en croix latine, mais à moindre coût. L’église de Sainte-Rose-de-Lima illustre donc des pratiques courantes en architecture religieuse au XIXe siècle, en plus de constituer une oeuvre de jeunesse de l’un des principaux architectes québécois de cette époque.

La valeur patrimoniale de l’église repose aussi sur l’intérêt de son décor intérieur. Le décor architectural conçu en 1858 par Bourgeau reflète l’influence d’un voyage à Rome effectué l’année précédente, à la demande de l’évêque de Montréal Ignace Bourget (1799-1885), afin d’étudier la basilique Saint-Pierre. L’architecte crée un modèle simplifié de l’intérieur de la basilique, qu’il utilisera pour de nombreuses églises. L’intérieur de l’église de Sainte-Rose-de-Lima se rattache à ce modèle notamment par la fausse voûte à caissons, le large entablement ainsi que la colonnade et les pilastres d’ordre corinthien qui ornent le choeur et la nef. Des oeuvres anciennes d’un grand intérêt complètent ce décor. Entre autres, le maître-autel, qui provient de l’église précédente, a été réalisé en 1800 par le sculpteur montréalais Philippe Liébert (1733-1804) et figure parmi ses dernières oeuvres d’importance. Cet ouvrage illustre la qualité de son travail par la finesse des éléments sculptés et le tombeau à la romaine de style Louis XV. Les tombeaux d’autel de Liébert ont ultérieurement servi de modèle aux sculpteurs de l’atelier des Écores. L’intérieur de l’église témoigne donc du rôle joué par les évêques dans la construction des églises et de la maîtrise d’artisans renommés des XVIIIe et XIXe siècles.

La valeur patrimoniale de l’église repose également sur son importance dans le paysage. Au Québec, les églises signalent la présence de la paroisse et forment le coeur du noyau villageois. Véritable point de repère en raison de sa situation entre la rivière des Mille Îles et l’ancien chemin du Roy, celle de Sainte-Rose-de-Lima constitue le principal élément d’un ensemble institutionnel particulièrement riche qui comprend la place de l’église, le presbytère, l’ancien couvent des Soeurs de Sainte-Croix, l’école Villemaire, l’ancienne maison du bedeau ainsi que la première école du village.

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