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Location: 1464 Chemin du Clocher, Saint-Jean-sur-Richelieu
Emplacement : 1464, Chemin du Clocher, Saint-Jean-sur-Richelieu
Coordinates · Coordonnées: 45.315080, -73.349530
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Sainte-Marguerite-de-Blairfindie Fabrique School

The Sainte-Marguerite-de-Blairfindie fabrique school, classified in 1964, is an institutional building erected in 1831. The rectangular stone building, one and a half storeys high with an exposed foundation, is topped with a gable roof with slightly projecting eaves and flanked by wide chimney stacks. The designation also applies to the land. The building is surrounded by a protection area that includes, among other things, the presbytery and the church of Sainte-Marguerite-de-Blairfindie, which are also classified. The Sainte-Marguerite-de-Blairfindie fabrique school stands on a large landscaped lot, set back from the road, in the L’Acadie sector of the city of Saint-Jean-sur-Richelieu.

The heritage value of the Sainte-Marguerite-de-Blairfindie fabrique school lies in its belonging to a village institutional ensemble from the first half of the 19th century. Remarkably well preserved, the ensemble is located in the centre of the L’Acadie sector of the city of Saint-Jean-sur-Richelieu. In the villages of Lower Canada in the early 19th century, the church with its cemetery, the presbytery and the school formed the heart of community life. Institutional ensembles at that time did not yet have the importance of those of the second half of the century. The parish of Sainte-Marguerite-de-Blairfindie, whose church and presbytery are also classified, is one of the rare places to have preserved all its elements. Converted into the sexton’s house in 1880, the former school thus continued to play an important role in the community life of this sector in the 20th century.

The heritage value of the Sainte-Marguerite-de-Blairfindie fabrique school also lies in its interest for the history of education in Québec. In the 17th and 18th centuries, there was no school system in Québec, with the exception of the schools of religious communities and certain institutions run by private individuals. The adoption of the Royal Institution for the Advancement of Learning Act (1801), the Fabrique Schools Act (1824) and the Loi des écoles de syndics (1829) attests to the desire to establish a public school system. The Fabrique Schools Act allowed parish councils (fabriques) to purchase and own the movable and immovable property deemed necessary to establish elementary schools on their territory. It also authorized them to use up to 25 per cent of their revenues to fund the education of the young people of the parish. Erected in 1831 for the teaching of girls, the Sainte-Marguerite-de-Blairfindie school belongs to the fabrique of the church of the same name. It is a rare witness to the establishment of the first school system in Lower Canada, in the first half of the 19th century.

The heritage value of the Sainte-Marguerite-de-Blairfindie fabrique school also lies in its architectural interest. The building is representative of the French-inspired rural house and its evolution. This type of dwelling derives from French know-how and models that were gradually adapted to the particular conditions of the country (climate, availability of materials) and to certain stylistic influences. This architectural tradition continued beyond the Conquest (1760) and later incorporated British contributions. The Sainte-Marguerite-de-Blairfindie fabrique school, built by contractor François Paradis, illustrates it through its simple plan, its stone masonry, its one-and-a-half-storey elevation and its gable roof with slightly projecting eaves. The unrendered walls, the exposed foundation and the wide double-flued chimney stacks in line with the gable walls are features frequently found in rural and village houses in the Montréal region and neighbouring regions, which often borrow from urban architecture. The symmetry of the façade and the regular arrangement of the openings reflect a Neoclassical influence.

Français

École de fabrique de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie

L’école de fabrique de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie, classée en 1964, est un bâtiment institutionnel érigé en 1831. L’édifice en pierre de plan rectangulaire, à un étage et demi et au solage dégagé, est coiffé d’un toit à deux versants droits aux larmiers peu saillants et flanqué de larges souches de cheminée. La désignation s’applique aussi au terrain. L’édifice est entouré d’une aire de protection qui inclut notamment le presbytère et l’église Sainte-Marguerite-de-Blairfindie, aussi classés. L’école de fabrique de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie se situe sur un vaste terrain paysager, en retrait de la route, dans le secteur L’Acadie de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

La valeur patrimoniale de l’école de fabrique de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie repose sur son appartenance à un ensemble institutionnel villageois de la première moitié du XIXe siècle. Remarquablement bien préservé, l’ensemble est situé au centre du secteur L’Acadie de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu. Dans les villages du Bas-Canada au début du XIXe siècle, l’église avec son cimetière, le presbytère et l’école forment le coeur de la vie communautaire. Les ensembles institutionnels, à cette époque, n’ont pas encore l’importance de ceux de la seconde moitié du siècle. La paroisse Sainte-Marguerite-de-Blairfindie, dont l’église et le presbytère sont aussi classés, est l’un des rares lieux à avoir conservé tous ses éléments. Transformée en maison du sacristain en 1880, l’ancienne école continue ainsi à jouer un rôle important dans la vie communautaire de ce secteur au XXe siècle.

La valeur patrimoniale de l’école de fabrique de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie repose aussi sur son intérêt pour l’histoire de l’éducation au Québec. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, il n’existe pas de réseau scolaire au Québec, à l’exception des écoles des communautés religieuses et de certaines institutions tenues par des particuliers. L’adoption de la Loi sur l’instruction royale pour l’avancement des sciences (1801), de la Loi sur les écoles de fabrique (1824) et de la Loi des écoles de syndics (1829) témoigne de la volonté de mettre sur pied un système scolaire public. La Loi des écoles de fabrique permet aux fabriques paroissiales d’acheter et de posséder les biens meubles et immeubles jugés nécessaires à l’établissement d’écoles élémentaires sur leur territoire. Elle les autorise également à utiliser jusqu’à 25 pour cent de leurs revenus pour assurer le financement de l’éducation des jeunes de la paroisse. Érigée en 1831 pour l’enseignement des filles, l’école de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie appartient à la fabrique de l’église du même nom. Elle constitue un rare témoin de la mise en place du premier réseau scolaire au Bas-Canada, dans la première moitié du XIXe siècle.

La valeur patrimoniale de l’école de fabrique de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie repose également sur son intérêt architectural. L’édifice est représentatif de la maison rurale d’inspiration française et de son évolution. Ce type d’habitation est issu de savoir-faire et de modèles français qui ont été progressivement adaptés aux conditions particulières du pays (climat, disponibilité des matériaux) et à certaines influences stylistiques. Cette tradition architecturale se poursuit au-delà de la Conquête (1760) et intègre par la suite des apports britanniques. L’école de fabrique de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie, construite par l’entrepreneur François Paradis, en est une illustration par son plan simple, sa maçonnerie de pierre, son élévation d’un étage et demi et son toit à deux versants droits aux larmiers peu saillants. Les murs non crépis, le solage dégagé, les larges souches de cheminée à deux têtes dans le prolongement des murs pignons sont des traits rencontrés fréquemment dans les maisons rurales et villageoises de la région de Montréal et des régions avoisinantes, qui empruntent souvent à l’architecture urbaine. La symétrie de la façade ainsi que l’ordonnance régulière des ouvertures reflètent une influence néoclassique.

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