Opens in a new tab
poimap.ca
← Back to map · Retour à la carte
English

Sainte-Luce Church

The Sainte-Luce church, classified in 1957, is a Catholic place of worship built from 1838 to 1840 and given a new façade in 1914. The plan of the stone building consists of a single-aisle rectangular nave extended by a narrower choir ending in a flat chevet. The eclectic screen façade features at its centre an imposing semi-projecting tower on a square plan. This tower is surmounted by a massive bell tower and is flanked by scrolls that mask the slope of the gable roof with flared eaves. A stone sacristy on a rectangular plan with a gable roof with flared eaves is set against the choir. The church stands on an open point of land, at the end of a cove along the St. Lawrence River. Set back from the road, it is located in the municipality of Sainte-Luce. It is part of a religious ensemble that includes the cemetery extending between the church and the riverbank, the presbytery and the sexton’s house.

This church is part of the Sainte-Luce church and cemetery heritage site.

The heritage value of the Sainte-Luce church lies in its architectural interest. The building was constructed from 1838 to 1840 to plans by Thomas Baillairgé (1791-1859). This renowned Québec City architect left a strong mark on religious architecture and is among the leading representatives of neoclassicism in Québec. The round-arched windows of the long sides belong, among other things, to this trend. The church has a plan consisting of a rectangular nave extended by a narrower choir ending in a flat chevet. This plan, which met a request from the parishioners, was very popular in the 19th century. It is, however, unusual in Baillairgé’s work, most of which has a Latin-cross plan. Many parish churches were updated in the 19th and early 20th centuries. In 1914, the Sainte-Luce church was thus given a screen façade designed to plans by David Ouellet (1844-1915) and Pierre Lévesque (1880-1955), partner architects from Québec City. This work illustrates the formal eclecticism that characterizes their production, notably through the imposing semi-projecting central tower, the massive bell tower that surmounts it, the wide scrolls crowning the gable and the returns on the long sides adorned with a pediment and acroteria. It evokes the desire of the Church of the time to signal its presence in the landscape by giving its places of worship a certain monumentality, and reflects the Catholic clergy’s interest in eclectic architecture.

The heritage value of the Sainte-Luce church also lies in its artistic interest. Its interior decoration was designed by Thomas Baillairgé and executed from 1845 to 1850 by the joiner and sculptor André Paquet dit Lavallée (1799-1860), one of his regular collaborators. This decoration is characteristic of the decorative program proposed by Baillairgé, based on classical rigour and order. The architect shaped a homogeneous ensemble that unifies the various components, such as the triumphal-arch retable of the choir, the false vault, the pulpit and the churchwardens’ pew. The hierarchy and correspondence of the elements are illustrated, among other things, by the springing points of the transverse arches, which are aligned with the pilasters, and by the choir retable, which is composed of columns in its forward section and pilasters in its side sections, supporting an entablature. This retable also incorporates the first original religious composition by the painter Antoine Plamondon (1804-1895), and the windows are fitted with stained glass by Henri Perdriau (1877-1950) and the firm of Perdriau et O’Shea (1896-1945).

The heritage value of the Sainte-Luce church also lies in its importance in the landscape. Located on an open point of land, at the end of a cove along the St. Lawrence River, it is a true coastal landmark that signals the presence of the village. Distinctive components of the rural Québec landscape, churches are the heart of Catholic religious ensembles, the true cores of communities. The Sainte-Luce church is part of an ensemble formed notably by the cemetery, the presbytery and the sexton’s house. Like many Catholic churches in the St. Lawrence Valley, it is set on an east-west axis, with the choir facing east, toward the rising sun, symbol of the risen Christ.

Français

Église de Sainte-Luce

L’église de Sainte-Luce, classée en 1957, est un lieu de culte catholique construit de 1838 à 1840 et doté d’une nouvelle façade en 1914. Le plan de l’édifice en pierre comporte une nef rectangulaire à un vaisseau prolongée par un choeur plus étroit terminé par un chevet plat. La façade-écran d’une architecture éclectique présente au centre une imposante tour à demi hors d’oeuvre de plan carré. Cette tour est surmontée d’un clocher massif et est flanquée d’ailerons qui masquent la pente du toit à deux versants retroussés. Une sacristie en pierre de plan rectangulaire et au toit à deux versants retroussés est adossée au choeur. L’église s’élève sur une pointe de terre dégagée, à l’extrémité d’une anse en bordure du fleuve Saint-Laurent. Implantée en retrait de la route, elle se situe dans la municipalité de Sainte-Luce. Elle fait partie d’un ensemble religieux comprenant notamment le cimetière qui s’étend entre l’église et la rive du fleuve, le presbytère et la maison du sacristain.

Cette église fait partie du site du patrimoine de l’église et du cimetière de Sainte-Luce.

La valeur patrimoniale de l’église de Sainte-Luce repose sur son intérêt architectural. L’édifice a été construit de 1838 à 1840 selon les plans de Thomas Baillairgé (1791-1859). Ce célèbre architecte de Québec a fortement marqué l’architecture religieuse et figure parmi les principaux représentants du néoclassicisme au Québec. Les fenêtres en plein cintre des longs-pans s’inscrivent, entre autres, dans ce courant. L’église présente un plan composé d’une nef rectangulaire prolongée par un choeur plus étroit terminé par un chevet plat. Ce plan, qui répond à une demande des paroissiens, est très populaire au XIXe siècle. Il est toutefois inhabituel dans la production de Baillairgé, dont la plupart des réalisations présentent un plan en croix latine. Bon nombre d’églises paroissiales sont adaptées au goût du jour au XIXe siècle et au début du XXe siècle. En 1914, celle de Sainte-Luce est ainsi dotée d’une façade-écran conçue selon les plans de David Ouellet (1844-1915) et Pierre Lévesque (1880-1955), architectes associés de Québec. Cette réalisation illustre l’éclectisme formel qui caractérise leur production, entre autres par l’imposante tour centrale à demi hors d’oeuvre, le clocher massif qui la surmonte, les larges ailerons qui couronnent le pignon ainsi que par les retours ornés d’un fronton et d’acrotères sur les longs-pans. Elle évoque la volonté de l’Église d’alors de signaler sa présence dans le paysage en conférant à ses lieux de culte une certaine monumentalité et reflète l’intérêt du clergé catholique pour l’architecture éclectique.

La valeur patrimoniale de l’église de Sainte-Luce repose aussi sur son intérêt artistique. Son décor a été conçu par Thomas Baillairgé et réalisé de 1845 à 1850 par le menuisier et sculpteur André Paquet dit Lavallée (1799-1860), l’un de ses collaborateurs réguliers. Ce décor est caractéristique du programme décoratif proposé par Baillairgé, basé sur la rigueur et l’ordonnance classiques. L’architecte met en forme un ensemble homogène, qui unifie les différentes composantes, tels le retable en arc de triomphe du choeur, la fausse voûte, la chaire et le banc d’oeuvre. La hiérarchisation et la correspondance des éléments sont, entre autres, illustrées par les retombées des arcs doubleaux qui sont alignés aux pilastres et par le retable du choeur qui est composé de colonnes, dans son avancée, et de pilastres, dans ses parties latérales, supportant un entablement. Ce retable intègre, en outre, la première composition religieuse originale du peintre Antoine Plamondon (1804-1895) et les fenêtres sont pourvues de vitraux d’Henri Perdriau (1877-1950) et de la maison Perdriau et O’Shea (1896-1945).

La valeur patrimoniale de l’église de Sainte-Luce repose également sur son importance dans le paysage. Située sur une pointe de terre dégagée, à l’extrémité d’une anse en bordure du fleuve Saint-Laurent, elle constitue un véritable point de repère côtier qui signale la présence du village. Composantes distinctives du paysage rural québécois, les églises constituent le coeur des ensembles religieux catholiques, véritables noyaux des agglomérations. Celle de Sainte-Luce s’intègre à un ensemble formé notamment du cimetière, du presbytère et de la maison du sacristain. À l’instar de nombreuses églises catholiques de la vallée du Saint-Laurent, elle est implantée dans un axe est-ouest, le choeur étant orienté vers l’est, soit vers le soleil levant, symbole du Christ ressuscité.

Location: Route du Fleuve Ouest, Sainte-Luce
Emplacement : Route du Fleuve Ouest, Sainte-Luce
Coordinates · Coordonnées: 48.550190, -68.383390
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
⚑ Report a problem with this marker · Signaler un problème