Opens in a new tab
poimap.ca
← Back to map · Retour à la carte
Location: 28, rue Albert, Sainte-Julienne
Emplacement : 28, rue Albert, Sainte-Julienne
Coordinates · Coordonnées: 45.963530, -73.716250
Marker type: Recognized Historic Monument
Type de repère : Monument historique reconnu
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Sainte-Julienne Registry Office

The Sainte-Julienne registry office, a recognized historic monument, is an imposing building constructed in 1859 and 1860 to serve as both a courthouse and a registry office. This stone building, rectangular in plan and two and a half storeys high, has a central pediment on the façade and a straight-sloped gable roof. A stone annex was added in 1948. This registry office is located on a promontory, in the municipality of Sainte-Julienne, near the parish church.

The heritage value of the Sainte-Julienne registry office lies in its representativeness of a type of institutional building, the county courthouse. This type of building served as a court for the lower civil courts and, for practical and economic reasons, the registry office was often housed there. In addition, the county council, made up of the mayors of its member municipalities, used the courtroom for its meetings. The registry office, where notarial deeds were recorded, required only a workroom and a vault. In Sainte-Julienne, it occupied the ground floor along with the registrar’s living quarters, while the courtroom was on the upper floor, as was generally the case. Unlike district courthouses, erected during the same period to a plan standardized by the Department of Public Works, the construction of county courthouses was the responsibility of each county council. As a result, this type of courthouse displays more varied plans, ornamentation and materials than district courthouses. These plans nevertheless had to be submitted to the Department of Public Works for approval and, where necessary, for revision. The rectangular plan of the Sainte-Julienne registry office, its simple volume, its straight-sloped gable roof and its squared-stone walls relate it to the residential architectural tradition. However, its large dimensions, its overhanging cornice forming a gable on the façade and adorned with paired modillions at regular intervals, its round-arched windows in the gables and its quoins give it a prestigious appearance and a certain nobility.

The heritage value of the Sainte-Julienne registry office also lies in its interest as a witness to Canadian judicial history. Its construction stemmed from the administrative reform of judicial establishments. The Judicature Act, prepared by George-Étienne Cartier (1814-1873) and assented to in 1857, divided Canada East into 21 judicial districts. Although this act mainly concerned the superior courts (district courts), the reform also affected the lower courts (county courts) by granting each county administration financial assistance of $1,200 for the construction of a courthouse. Between 1857 and 1866, some twenty counties took advantage of this assistance, and the number of county courthouses rose from 2 to 25.

Français

Bureau d'enregistrement de Sainte-Julienne

Le bureau d’enregistrement de Sainte-Julienne, reconnu monument historique, est un édifice imposant construit en 1859 et 1860 pour servir à la fois de palais de justice et de bureau d’enregistrement. Ce bâtiment en pierre de plan rectangulaire, à deux étages et demi, comporte un fronton central en façade et un toit à deux versants droits. Une annexe en pierre a été ajoutée en 1948. Ce bureau d’enregistrement est situé sur un promontoire, dans la municipalité de Sainte-Julienne, à proximité de l’église paroissiale.

La valeur patrimoniale du bureau d’enregistrement de Sainte-Julienne repose sur sa représentativité par rapport à un type d’édifice institutionnel, le palais de justice de comté. Ce type d’édifice sert de cour de justice pour les tribunaux civils inférieurs et, pour des raisons pratiques et économiques, le bureau d’enregistrement y est souvent logé. De plus, le conseil de comté, formé par les maires des municipalités qui en font partie, utilise la salle d’audience pour ses réunions. Le bureau d’enregistrement, où sont consignés les actes notariés, ne nécessite qu’une salle de travail et une chambre forte. À Sainte-Julienne, il occupe le rez-de-chaussée avec le logement du registraire, tandis que la salle d’audience est située à l’étage, comme c’était généralement le cas. Contrairement aux palais de justice de district, érigés durant la même période selon un plan standardisé par le ministère des Travaux publics, la construction des palais de justice de comté relève du conseil de chaque comté. De ce fait, ce type de palais de justice présente des plans, une ornementation et des matériaux plus variés que les palais de justice de district. Ces plans doivent cependant être soumis pour approbation au ministère des Travaux publics et, le cas échéant, pour révision. Le plan rectangulaire du bureau d’enregistrement de Sainte-Julienne, son volume simple, son toit à deux versants droits et ses murs en pierre équarrie l’apparentent à la tradition architecturale résidentielle. Toutefois, ses grandes dimensions, sa corniche débordante formant un pignon en façade et ornée de modillons disposés deux à deux à intervalles réguliers, ses fenêtres cintrées dans les pignons et ses chaînages d’angle lui confèrent une allure prestigieuse et une certaine noblesse.

La valeur patrimoniale du bureau d’enregistrement de Sainte-Julienne repose aussi sur son intérêt en tant que témoin de l’histoire judiciaire canadienne. Sa construction découle de la réforme administrative des établissements judiciaires. L’Acte de judicature, préparé par George-Étienne Cartier (1814-1873) et sanctionné en 1857, divise le Canada-Est en 21 districts judiciaires. Bien que cette loi concerne principalement les tribunaux supérieurs (cours de districts), la réforme touche également les tribunaux inférieurs (cours de comtés) en accordant à chaque administration de comté une aide financière de 1 200 $ pour la construction d’un palais de justice. Entre 1857 et 1866, une vingtaine de comtés profiteront de cette aide et le nombre de palais de justice de comté passera de 2 à 25.

⚑ Report a problem with this marker · Signaler un problème