Sainte-Anne-des-Ondes Chapel Religious Heritage Site
The Sainte-Anne-des-Ondes chapel religious heritage site, constituted in 2008, is a Catholic institutional ensemble developed from 1895 onward. It includes the place of worship, the former presbytery, a commemorative monument and the surrounding land. The Gothic Revival-inspired wooden church, built from 1895 to 1896, has a plan composed of a rectangular nave and a narrower choir ending in a canted apse. The building is topped with a straight gable roof covered in sheet metal. The façade has a bell tower topped with a spire and a cross. The wooden rectory, built in 1891, has a rectangular plan and a two-storey elevation. It is topped with a hip roof. A balcony adorns the centre of the façade, which is also marked by a gable. The ensemble is set on gently sloping land planted with mature trees, near the St. Lawrence River, in the Pointe sector of the town of Rivière-du-Loup.
The heritage value of the Sainte-Anne-des-Ondes chapel religious heritage site lies in its historical interest. The site bears witness to the importance of vacationing in the development of the Pointe de Rivière-du-Loup at the end of the 19th century. This sector, unsuited to agriculture, remained sparsely populated until the mid-19th century. During the 1850s, the construction of a wharf allowing steamships to dock made the place a transit point for tourists spending the summer in the surrounding localities, notably Cacouna. In the late 1880s, when the Pointe was integrated into the railway network to allow goods to be transferred between train and boat, the place in turn gradually became a resort. The businessman and entrepreneur Narcisse-Georges Pelletier acquired several lots on which he had hotels and summer residences built, which he sold or rented to summer visitors. In 1891, he built the villa that would become, 17 years later, the Sainte-Anne-des-Ondes presbytery. In 1895, Pelletier partnered with Marie Hayward (died 1909) to build a chapel on land donated by Hayward. The two parties thus sought to stimulate the sale of properties and the construction of new villas in the sector. In 1916, the chapel was acquired by the tourists who regularly frequented the Pointe de Rivière-du-Loup. They also became owners of the villa, which they converted into a presbytery. The ensemble was managed by the archiepiscopal corporation of Québec and was independent of the Act respecting fabriques until 1964. During the 1960s, residents of the Pointe began to settle permanently and the chapel became a mission of the parish of Saint-Patrice. Set on a landscaped lot planted with mature trees offering a view of the St. Lawrence River, the former presbytery and the place of worship recall the importance of vacationing in the sector until the mid-20th century.
The heritage value of the Sainte-Anne-des-Ondes chapel religious heritage site also lies in its architectural interest. The place of worship is representative of the architecture of Québec rural chapels built at the end of the 19th century. These are characterized by their simple, small volume, their straight gable roof and their sober façade. The Sainte-Anne-des-Ondes chapel conforms to this model through its size and plain ornamentation. It stands out, however, by its semi-projecting central bell tower, which replaces the usual belfry above the front ridge. Its board-and-batten cladding and its pointed-arch openings also bear witness to the influence of an American variant of the Gothic Revival style on religious architecture. The former presbytery, for its part, illustrates the persistent use of classically inspired forms in the design of late-19th-century summer residences. The building shows this through its symmetrical composition, its hip roof and the gable and balcony marking the centre of its façade. The site is a representative ensemble of the architectural forms favoured in the resort areas of eastern Québec.
Site du patrimoine religieux de la chapelle Sainte-Anne-des-Ondes
Le site du patrimoine religieux de la chapelle Sainte-Anne-des-Ondes, constitué en 2008, est un ensemble institutionnel de tradition catholique aménagé à partir de 1895. Il comprend le lieu de culte, l’ancien presbytère, un monument commémoratif ainsi que le terrain environnant. L’église en bois d’inspiration néogothique, érigée de 1895 à 1896, présente un plan composé d’une nef rectangulaire et d’un choeur plus étroit terminé par une abside à pans coupés. Le bâtiment est surmonté d’un toit à deux versants droits couvert en tôle. La façade est dotée d’une tour-clocher surmontée d’une flèche et d’une croix. La maison curiale en bois, construite en 1891, présente un plan rectangulaire et une élévation de deux étages. Elle est coiffée d’un toit à croupes. Un balcon orne le centre de la façade, aussi marqué par un pignon. L’ensemble est implanté sur un terrain au relief peu accusé et planté d’arbres matures, à proximité du fleuve Saint-Laurent, dans le secteur de la Pointe de la ville de Rivière-du-Loup.
La valeur patrimoniale du site du patrimoine religieux de la chapelle Sainte-Anne-des-Ondes repose sur son intérêt historique. Le site témoigne de l’importance du phénomène de la villégiature dans le développement de la Pointe de Rivière-du-Loup à la fin du XIXe siècle. Ce secteur, peu propice à l’agriculture, reste faiblement peuplé jusqu’au milieu du XIXe siècle. Au cours des années 1850, la construction d’un quai permettant l’accostage des navires à vapeur fait de l’endroit un lieu de transit pour les touristes qui séjournent pendant l’été dans les localités environnantes, notamment à Cacouna. À la fin des années 1880, alors que la Pointe est intégrée dans le réseau ferroviaire pour permettre le transport des marchandises entre le train et le bateau, l’endroit se transforme graduellement à son tour en lieu de villégiature. L’homme d’affaires et entrepreneur Narcisse-Georges Pelletier acquiert plusieurs terrains sur lesquels il fait ériger des hôtels et des résidences de villégiature qu’il vend ou loue aux estivants. En 1891, il construit la villa qui deviendra 17 ans plus tard le presbytère de Sainte-Anne-des-Ondes. En 1895, Pelletier s’associe à Marie Hayward (décédée en 1909), pour bâtir une chapelle sur un terrain donné par Hayward. Les deux parties visent ainsi à stimuler la vente de propriétés et la construction de nouvelles villas dans le secteur. En 1916, la chapelle est acquise par les touristes qui fréquentent régulièrement la Pointe de Rivière-du-Loup. Ils deviennent également propriétaires de la villa qu’ils transforment en presbytère. L’ensemble est géré par la corporation archiépiscopale de Québec et est indépendant de la Loi sur les fabriques jusqu’en 1964. Au cours des années 1960, les résidents de la Pointe commencent à s’installer de façon permanente et la chapelle devient une desserte de la paroisse de Saint-Patrice. Sis sur un terrain paysager planté d’arbres matures offrant une vue sur le fleuve Saint-Laurent, l’ancien presbytère et le lieu de culte rappellent l’importance du phénomène de la villégiature dans le secteur jusqu’au milieu du XXe siècle.
La valeur patrimoniale du site du patrimoine religieux de la chapelle Sainte-Anne-des-Ondes repose également sur son intérêt architectural. Le lieu de culte est représentatif de l’architecture des chapelles rurales québécoises construites à la fin du XIXe siècle. Ces dernières se caractérisent par leur volume simple de petite dimension, leur toit à deux versants droits et leur façade de facture sobre. La chapelle Sainte-Anne-des-Ondes se rattache à ce modèle par sa taille et son ornementation dépouillée. Elle se distingue toutefois par sa tour-clocher centrale demi-hors-oeuvre, remplaçant l’habituel campanile surmontant le faîte avant. Son parement en planches à couvre-joints et ses ouvertures à arc brisé témoignent par ailleurs de l’influence d’une variante états-unienne du style néogothique sur l’architecture religieuse. L’ancien presbytère illustre pour sa part la persistance de l’utilisation des formes d’inspiration classique dans la conception des résidences de villégiature de la fin du XIXe siècle. L’édifice en témoigne par sa composition symétrique, son toit à croupes ainsi que le pignon et le balcon marquant le centre de sa façade. Le site constitue un ensemble représentatif des formes architecturales privilégiées dans les lieux de villégiature de l’Est du Québec.