Saint-Séverin Cemetery
The Saint-Séverin Cemetery, a cited historic monument, is a burial ground opened in 1878. Modest in size, measuring approximately 33 metres by 24, and without trees, it consists of a site with gentle relief. The headstones and funerary monuments are regularly aligned on either side of a wide central lane. The cemetery is located next to the parish church, in the village core of the municipality of Saint-Séverin.
The heritage value of the Saint-Séverin Cemetery lies in its historical interest. It is the burial place of several pioneers and notables of the locality, including farmers, craftsmen and merchants. This part of the Beauce was opened to settlement during the first half of the 19th century, but settlement progressed slowly. Thus, it was only around 1850 that pioneers arrived in Saint-Séverin. The first mass was celebrated on March 12, 1864, and the Catholic parish of Saint-Séverin was canonically erected on September 20, 1872. Its territory consisted of portions of the parishes of Saint-Sylvestre, Saint-Elzéar and Saint-Frédéric, as well as portions of the former seigneuries of Beaurivage and Linière, and part of Broughton Township. Construction of the church began in 1873; it was blessed and opened for worship on June 26, 1877. The parish municipality of Saint-Séverin was civilly erected in 1875. Among the important figures in the history of Saint-Séverin buried in the parish cemetery is Joseph Proulx (1887-1972), mayor of Saint-Séverin from 1927 to 1935 and owner of the municipality’s general store for more than 20 years.
The heritage value of the Saint-Séverin Cemetery also lies in its artistic interest. The cemetery contains several headstones and funerary monuments notable for their diversity. The cemetery has a few wooden headstones, a rather rare feature today owing to the fragility of the material, and old marble headstones of simple design. It also contains more elaborate monuments in the form of an upright pillar crowned with a cross. A few wrought-iron crosses with elaborate motifs also stand there. Some are the work of local craftsmen, including Vital Ferland, Alfred Pomerleau and Joseph Thivierge. Finally, the cemetery contains more recent granite monuments.
The heritage value of the Saint-Séverin Cemetery further lies in its representativeness of a type of burial ground, the rural Catholic parish cemetery. From the 5th century AD, the dead were buried near the church. This tradition still persisted when the French settled in the St. Lawrence Valley in the 17th and 18th centuries. Apart from a few seigneurs and notables who had the privilege of being buried beneath the church, most of the dead were buried in the parish cemetery. The 19th century was the era of garden cemeteries, and Québec did not escape this trend. The Saint-Séverin Cemetery, which dates from 1878, clearly shows that the tradition of the parish cemetery did not disappear. Indeed, it displays the characteristics generally associated with the genre. Located in the heart of the locality, right next to the church, it is bordered by the church, the street, farmland and the woodlot on the land of the parish council (fabrique). The headstones were aligned in regular rows in 1971. Some funerary monuments are imposing and elaborate, contrasting with the simplicity of the wooden headstones of the first pioneers.
Cimetière de Saint-Séverin
Le cimetière de Saint-Séverin, cité monument historique, est un lieu de sépulture inauguré en 1878. De taille modeste, mesurant environ 33 mètres sur 24, sans arbres, il se compose d’un terrain au relief peu accusé. Les stèles et monuments funéraires sont alignés de façon régulière de part et d’autre d’une large allée centrale. Le cimetière est situé à côté de l’église de la paroisse, dans le noyau villageois de la municipalité de Saint-Séverin.
La valeur patrimoniale du cimetière de Saint-Séverin repose sur son intérêt historique. Il est le lieu d’inhumation de plusieurs pionniers ou notables de la localité, dont des cultivateurs, des artisans et des commerçants. Cette partie de la Beauce est ouverte à la colonisation durant la première moitié du XIXe siècle, mais le peuplement progresse lentement. Ainsi, c’est seulement vers 1850 que des pionniers arrivent à Saint-Séverin. La première messe est célébrée le 12 mars 1864, et la paroisse catholique de Saint-Séverin est érigée canoniquement le 20 septembre 1872. Son territoire se compose de portions des paroisses de Saint-Sylvestre, Saint-Elzéar et Saint-Frédéric, ainsi que de portions des anciennes seigneuries de Beaurivage et de Linière, et d’une partie du canton de Broughton. La construction de l’église commence en 1873; elle est bénie et ouverte au culte le 26 juin 1877. La municipalité de paroisse de Saint-Séverin est érigée civilement en 1875. Parmi les personnages importants de l’histoire de Saint-Séverin inhumés dans le cimetière paroissial se trouve Joseph Proulx (1887-1972), maire de Saint-Séverin de 1927 à 1935 et propriétaire du magasin général de la municipalité pendant plus de 20 ans.
La valeur patrimoniale du cimetière de Saint-Séverin repose également sur son intérêt artistique. Le cimetière comprend plusieurs stèles et monuments funéraires se démarquant par leur diversité. Le cimetière compte quelques stèles en bois, un élément plutôt rare aujourd’hui en raison de la fragilité du matériau, et d’anciennes stèles en marbre de facture simple. Il renferme également des monuments plus élaborés en forme de pilier dressé couronné d’une croix. Quelques croix en fer forgé aux motifs élaborés y sont aussi érigées. Certaines sont l’oeuvre d’artisans locaux, dont Vital Ferland, Alfred Pomerleau et Joseph Thivierge. Enfin, le cimetière compte des monuments plus récents en granit.
La valeur patrimoniale du cimetière de Saint-Séverin repose en outre sur sa représentativité par rapport à un type de lieu de sépulture, le cimetière paroissial catholique en milieu rural. À partir du Ve siècle après Jésus-Christ, les défunts sont enterrés près de l’église. Cette tradition subsiste toujours lorsque les Français s’établissent dans la vallée du Saint-Laurent, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Mis à part quelques seigneurs et notables qui ont le privilège d’être inhumés sous l’église, la plupart des défunts sont enterrés dans le cimetière paroissial. Le XIXe siècle est l’époque des cimetières-jardins, et le Québec n’échappe pas à cette tendance. Le cimetière de Saint-Séverin, qui date de 1878, démontre bien que la tradition du cimetière paroissial ne disparaît pas. Il présente en effet les caractéristiques généralement associées au genre. Situé au coeur de la localité, juste à côté de l’église, il est bordé par celle-ci, par la rue, par une terre agricole et par le boisé de la terre de la fabrique. Les stèles ont été alignées en rangées régulières en 1971. Certains monuments funéraires sont imposants et élaborés, contrastant avec la simplicité des stèles de bois des premiers pionniers.