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Location: Rue Principale, Saint-Sauveur
Emplacement : Rue Principale, Saint-Sauveur
Coordinates · Coordonnées: 45.895280, -74.157080
Marker type: Constituted Heritage Site
Type de repère : Site du patrimoine constitué
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Saint-Sauveur-des-Monts Heritage Site

The Saint-Sauveur-des-Monts heritage site, constituted in 1989, is an urban sector with residential, commercial and institutional functions. It consists of 108 buildings and outbuildings constructed between the end of the 19th century and the end of the 20th century. The site has an irregular perimeter that includes the lots on either side of rue Principale, between rue Lanning and rue Guindon, as well as those bordering avenue de la Gare, north of chemin de la Vallée. It is laid out on gently undulating land surrounded by mountains, in the heart of the town of Saint-Sauveur.

The heritage value of the Saint-Sauveur-des-Monts heritage site lies in its historical interest. The site recalls the origins of the village of Saint-Sauveur-des-Monts. Around 1835, the first settlers established themselves in the area. In 1850, a group of inhabitants called for the creation of a mission, quickly named Saint-Sauveur. Two hamlets existed at the time, Piedmont and Saint-Sauveur, and each called for the construction of a place of worship. Saint-Sauveur was ultimately chosen, probably because of its more central position. A wooden chapel was built in 1853 on the site of the present church. The parish of Saint-Sauveur was canonically erected in 1854, then civilly the following year. In 1880, the hamlet of Saint-Sauveur had only one street, corresponding today to rue Principale. A few houses lined it, mainly in the area of the chapel. It was probably at this time that the residence at 186 rue Principale, probably the oldest surviving today, was built. In 1895, the place of worship was struck by lightning. It was replaced eight years later by a new church. The extension of the railway from Saint-Jérôme to Sainte-Agathe in 1890 allowed tourism to develop. Several residences were converted into boarding houses to accommodate the many skiers. During the 1930s, numerous hotels and cabins dotted the heart of the village and housed the ever-growing number of skiers. The extension of the Autoroute des Laurentides to the municipality in 1964 reinforced the town’s tourist vocation and contributed to a significant increase in its population. The site therefore recalls the evolution of the locality and bears witness to the importance of tourism in its development.

The heritage value of the Saint-Sauveur-des-Monts heritage site lies in its architectural interest. The site is characterized by the diversity of the stylistic influences represented and by the concentration of buildings erected between the end of the 19th century and the end of the following century. The oldest buildings on the site are small dwellings, of piece-on-piece construction or with clapboard siding, often topped by a gable roof with flared eaves. They generally have a gallery on the façade and plain ornamentation. These elements are characteristic of the vernacular rural architecture of the second half of the 19th century. Other styles appeared over the decades. Late-19th-century bourgeois residential architecture stands out for its irregular plans, numerous projections and more abundant ornamentation. More modest residences generally have rectangular plans and are often capped with straight gable roofs. At the turn of the 20th century, architecture became increasingly industrialized, with the arrival on the market of prefabricated materials and elements and the dissemination of plans through catalogues. The use of new materials and the popularity of certain models bear witness to this. Commercial architecture differs from residential architecture, notably through the presence of shop windows on the ground floor. The church, built in 1903, bears witness for its part to the influence of eclecticism on the religious architecture of that period, among other things through its diversified ornamental elements and its monumentality. During the 20th century, some new buildings reproduced old models. This is a common practice, notably in tourist areas. The heritage site therefore recalls the many influences that have marked domestic, commercial and institutional architecture since the end of the 19th century.

Français

Site du patrimoine de Saint-Sauveur-des-Monts

Le site du patrimoine de Saint-Sauveur-des-Monts, constitué en 1989, est un secteur urbain à vocation résidentielle, commerciale et institutionnelle. Il se compose de 108 bâtiments et dépendances construits entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe siècle. Le site présente un périmètre irrégulier qui inclut les terrains de part et d’autre de la rue Principale, entre les rues Lanning et Guindon, ainsi que ceux bordant l’avenue de la Gare, au nord du chemin de la Vallée. Il est aménagé sur un terrain composé de légères dénivellations et entouré de montagnes, au coeur de la ville de Saint-Sauveur.

La valeur patrimoniale du site du patrimoine de Saint-Sauveur-des-Monts repose sur son intérêt historique. Le site rappelle les origines du village de Saint-Sauveur-des-Monts. Vers 1835, les premiers colons s’installent dans les environs. En 1850, un groupe d’habitants réclame la création d’une mission, rapidement nommée Saint-Sauveur. Deux hameaux existent à l’époque, Piedmont et Saint-Sauveur, et chacun d’eux réclame la construction d’un lieu de culte. C’est finalement Saint-Sauveur qui est choisi, vraisemblablement à cause de sa position plus centrale. Une chapelle en bois est bâtie en 1853 à l’emplacement de l’église actuelle. La paroisse de Saint-Sauveur est érigée canoniquement en 1854, puis civilement l’année suivante. En 1880, le hameau de Saint-Sauveur ne compte qu’une seule rue, correspondant aujourd’hui à la rue Principale. Quelques maisons la bordent, surtout dans le secteur de la chapelle. C’est probablement à cette époque que la résidence sise au 186 rue Principale, vraisemblablement la plus ancienne subsistant aujourd’hui, est construite. En 1895, le lieu de culte est frappé par la foudre. Il est remplacé huit ans plus tard par une nouvelle église. Le prolongement du chemin de fer de Saint-Jérôme à Sainte-Agathe en 1890 permet le développement du tourisme. Plusieurs résidences sont transformées en maisons de pension pour accueillir les nombreux skieurs. Au cours des années 1930, de nombreux hôtels et des cabines parsèment le coeur du village et hébergent les skieurs toujours plus nombreux. Le prolongement de l’autoroute des Laurentides jusqu’à la municipalité en 1964 renforce la vocation touristique de la ville et participe à l’accroissement important de sa population. Le site rappelle donc l’évolution de la localité et témoigne de l’importance du tourisme dans son développement.

La valeur patrimoniale du site du patrimoine de Saint-Sauveur-des-Monts repose sur son intérêt architectural. Le site se caractérise par la diversité des influences stylistiques représentées et par la concentration de bâtiments érigés entre la fin du XIXe siècle et la fin du siècle suivant. Les plus anciennes constructions du site sont des demeures de petites dimensions, en pièce sur pièce ou dotées d’un parement en planches à clins, souvent surmontées d’un toit à deux versants à larmiers retroussés. Elles présentent généralement une galerie en façade et une ornementation dépouillée. Ces éléments sont caractéristiques de l’architecture rurale vernaculaire de la seconde moitié du XIXe siècle. D’autres styles apparaissent au fil des décennies. L’architecture résidentielle bourgeoise de la fin du XIXe siècle se démarque par des plans irréguliers, de nombreuses saillies et une ornementation plus abondante. Les résidences plus modestes présentent généralement des plans rectangulaires et sont souvent coiffées de toits à deux versants droits. Au tournant du XXe siècle, l’architecture s’industrialise de plus en plus, avec l’arrivée sur le marché de matériaux et d’éléments préfabriqués ainsi que la diffusion de plans au moyen de catalogues. L’utilisation de matériaux nouveaux et la popularité de certains modèles en témoignent. L’architecture commerciale se distingue de l’architecture résidentielle, notamment par la présence de vitrines au rez-de-chaussée. L’église, construite en 1903, témoigne pour sa part de l’influence de l’éclectisme sur l’architecture religieuse de cette époque, entre autres par ses éléments ornementaux diversifiés et par sa monumentalité. Au cours du XXe siècle, certaines constructions nouvelles reprennent des modèles anciens. Il s’agit d’une pratique courante, notamment dans les secteurs à vocation touristique. Le site du patrimoine rappelle donc les nombreuses influences marquant l’architecture domestique, commerciale et institutionnelle depuis la fin du XIXe siècle.

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