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Location: Rue George, Sorel-Tracy
Emplacement : Rue George, Sorel-Tracy
Coordinates · Coordonnées: 46.045810, -73.107750
Marker type: Classified Historic Monument
Type de repère : Monument historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Saint-Pierre Church

Saint-Pierre Church, classified in 1960, is a place of worship of Catholic tradition built from 1826 to 1831. The building, of stone masonry and roughcast brick, has a plan consisting of a rectangular three-aisle nave extended by a narrower choir ending in a semicircular apse. It is topped by a straight-pitched gable roof. Neoclassical in inspiration, its monumental façade has a central section crowned with a gable. This central section is flanked by two towers surmounted by domed bell towers. A rectangular, one-and-a-half-storey sacristy is attached to the apse in line with the choir. It is connected to the side aisles by a covered passage that follows the rounded shape of the apse. Saint-Pierre Church stands along the public road on an open lot. It rises near the presbytery and a school, in an urban setting, in the town of Sorel-Tracy.

The heritage value of Saint-Pierre Church lies in its architectural interest. The place of worship, built from 1826 to 1831, recalls the appearance of monumental façades in the construction of Catholic churches in Québec in the late 18th and early 19th centuries. These façades include slightly projecting side towers, and their openings are generally arranged in five bays. The façade of Saint-Pierre Church illustrates this type, notably through its central section crowned with a gable and framed by two towers, and through its openings symmetrically arranged on five levels. It also recalls the influence of Neoclassicism on Québec religious architecture. Introduced to Québec by British architects and builders in the early 19th century, Neoclassicism was then spread by Québec architects, including Thomas Baillairgé (1791-1859), who applied its principles and vocabulary to religious buildings. The designers of Saint-Pierre Church, who are unknown, adopted several Neoclassical elements, notably the doorways composed of Ionic pilasters and an entablature, the round-arched windows and the quoins. The church also has a simple plan consisting of a rectangular nave extended by a narrower choir, a plan common at the time. More economical owing to the absence of a transept, it nevertheless allows for side altars. Saint-Pierre Church is thus a representative example of the Catholic places of worship erected in the first half of the 19th century.

The heritage value of Saint-Pierre Church also lies in the interest of its interior decor. This decor reflects the changes that influenced the making of church interiors in the 19th and 20th centuries. The original carved decor was executed between 1833 and 1844 by Augustin Leblanc (1799-1882). Its workmanship, the result of a more artisanal than academic approach, illustrates the independent practice of certain sculptors inspired by the aesthetics of Thomas Baillairgé and the atelier des Écores, two schools that strongly marked church decoration in Québec. Thus, the Corinthian colonnade surmounted by a richly ornamented entablature is an element that reflects the production of the atelier des Écores. From 1859, certain carved ornaments, such as the festoons, were removed to suit the tastes of the time, which no longer valued decorative excess. In 1881 the growing popularity of mural painting led the parish council (fabrique) to call on the joiners Nazaire Provost and Pierre-Thibus Cantara and the painter-decorator Naphtali Rochon. The carved ornaments of the vault were removed in favour of a pictorial decor set within new divisions forming coffers. From 1919 to 1923 the fresco decor gave way to the decorative motifs that adorn the vault today. The fluted columns of the retable were replaced by twisted columns, and the sacristy doors were modified to incorporate two paintings by Edmond Lemoine acquired in 1920. The interior of Saint-Pierre Church recalls common transformations intended to bring places of worship up to date.

Français

Église de Saint-Pierre

L’église de Saint-Pierre, classée en 1960, est un lieu de culte de tradition catholique construit de 1826 à 1831. L’édifice en maçonnerie de pierre et de brique crépie présente un plan composé d’une nef rectangulaire à trois vaisseaux prolongée par un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Il est coiffé d’un toit à deux versants droits. D’inspiration néoclassique, sa façade monumentale présente un corps central couronné d’un pignon. Ce corps central est flanqué de deux tours surmontées de clochers à dômes. Une sacristie de plan rectangulaire à un étage et demi est greffée à l’abside dans le prolongement du choeur. Elle est reliée aux collatéraux par un chemin couvert qui épouse la forme arrondie de l’abside. L’église de Saint-Pierre est implantée en bordure de la voie publique, sur un terrain dégagé. Elle s’élève à proximité du presbytère et d’une école, en milieu urbain, dans la ville de Sorel-Tracy.

La valeur patrimoniale de l’église de Saint-Pierre repose sur son intérêt architectural. Le lieu de culte, construit de 1826 à 1831, évoque l’apparition des façades monumentales dans la construction des églises catholiques au Québec à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Ces façades comprennent des tours latérales peu saillantes et leurs ouvertures sont généralement disposées en cinq travées. La façade de l’église de Saint-Pierre illustre ce type, notamment par son corps central couronné d’un pignon et encadré de deux tours ainsi que par ses ouvertures réparties symétriquement en cinq niveaux. Elle rappelle également l’influence du néoclassicisme sur l’architecture religieuse québécoise. Introduit au Québec par les architectes et entrepreneurs britanniques au début du XIXe siècle, le néoclassicisme est ensuite diffusé par des architectes québécois, dont Thomas Baillairgé (1791-1859), qui en appliquent les principes et le vocabulaire dans les édifices religieux. Les concepteurs de l’église de Saint-Pierre, qui sont inconnus, ont adopté plusieurs éléments néoclassiques, notamment les portails composés de pilastres ioniques et d’un entablement, les fenêtres en plein cintre et les chaînes d’angle. Par ailleurs, l’église présente un plan simple, composé d’une nef rectangulaire prolongée par un choeur plus étroit, selon un plan courant à cette époque. Plus économique en raison de l’absence du transept, celui-ci permet néanmoins d’aménager des autels latéraux. L’église de Saint-Pierre constitue donc un exemple représentatif des lieux de culte catholiques érigés dans la première moitié du XIXe siècle.

La valeur patrimoniale de l’église de Saint-Pierre repose également sur l’intérêt de son décor intérieur. Ce décor témoigne des changements qui ont influencé la réalisation des intérieurs d’église aux XIXe et XXe siècles. Le décor sculpté d’origine est réalisé entre 1833 et 1844 par Augustin Leblanc (1799-1882). Sa facture, qui résulte d’une approche plus artisanale qu’académique, illustre la pratique autonome de certains sculpteurs qui s’inspirent des esthétiques de Thomas Baillairgé et de l’atelier des Écores, deux écoles qui ont fortement marqué la décoration des églises au Québec. Ainsi, la colonnade corinthienne surmontée d’un entablement richement orné constitue un élément qui reflète la production de l’atelier des Écores. Dès 1859, certains ornements sculptés, tels que les festons, sont retirés afin de répondre aux goûts de l’époque, qui ne prise plus la surcharge décorative. En 1881, la popularité grandissante de la peinture murale incite la fabrique à faire appel aux menuisiers Nazaire Provost et Pierre-Thibus Cantara ainsi qu’au peintre-décorateur Naphtali Rochon. Les ornements sculptés de la voûte sont enlevés au profit d’un décor pictural contenu dans de nouvelles divisions formant des caissons. De 1919 à 1923, le décor peint à fresque cède la place aux motifs décoratifs qui ornent aujourd’hui la voûte. Les colonnes cannelées du retable sont remplacées par des colonnes torses et les portes de la sacristie sont modifiées afin d’intégrer deux tableaux d’Edmond Lemoine acquis en 1920. L’intérieur de l’église de Saint-Pierre rappelle des transformations courantes qui avaient pour but de mettre les lieux de culte au goût du jour.

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