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Location: Rue Panet, Montréal
Emplacement : Rue Panet, Montréal
Coordinates · Coordonnées: 45.518860, -73.553420
Marker type: Classified Historic Site
Type de repère : Site historique classé
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Saint-Pierre-Apôtre Historic Site

The Saint-Pierre-Apôtre historic site, classified in 1977, is an institutional complex of Catholic tradition developed from the second half of the 19th century onward. It comprises Saint-Pierre-Apôtre Church, its presbytery, the former Saint-Pierre choir school (maîtrise) and the former Saint-Pierre school, as well as a garage.

The church, built from 1851 to 1853, occupies the eastern part of the block. This imposing Gothic Revival stone building has a rectangular plan consisting of a three-aisled nave ending in a polygonal apse. Its monumental façade features at its centre an imposing projecting bell tower (built in 1874 and 1875), which also serves as a porch and is topped by a spire. The side aisles are lined with numerous chapels capped with gable roofs. A two-storey Gothic Revival stone sacristy (1922) with a flat roof is attached at the rear against the nave and the apse.

The presbytery, which stands beside the church, is a Neoclassical building erected from 1854 to 1856. The three-and-a-half-storey, rectangular cut-stone building has a flat roof and is flanked by two annexes. Its façade features a central projecting bay topped by a triangular pediment.

Located in line with the presbytery, the former Saint-Pierre choir school dates from 1868. Rectangular in plan, it has two storeys on a raised basement and is capped with a flat roof. The former Saint-Pierre school, built in 1886 and 1887, stands in line with the sacristy. This four-storey, rectangular stone building shows the influence of the Second Empire style and is capped with a false mansard.

The Saint-Pierre-Apôtre historic site occupies a block bounded by boulevard René-Lévesque Est and rues de la Visitation, Sainte-Rose and Panet. A few trees line the façades, while a large paved inner courtyard serves as a parking lot. The complex is located in a dense urban setting, in the borough of Ville-Marie in the city of Montréal.

The heritage value of the Saint-Pierre-Apôtre historic site lies in its historical interest. The complex recalls the power struggle that pitted the Sulpicians against the Bishop of Montréal, Mgr Ignace Bourget (1799-1885), for several decades. In the 19th century, the Sulpicians enjoyed the privilege of directing all the Catholic parishes of Montréal. To preserve it, they avoided founding new parishes by creating mission outposts (dessertes) instead. In 1848, the bishop asked the Missionary Oblates of Mary Immaculate to settle in the Sainte-Marie district (also called the “faubourg Québec”) in order to assert his authority. A temporary chapel dedicated to Saint Peter was fitted out in an old shed pending the construction of Saint-Pierre-Apôtre Church, which began in 1851. The building opened for worship in 1853. The presbytery was built from 1854 to 1856. In 1859, the Oblates founded the Saint-Pierre choir school (maîtrise), a private school for boys. First housed in a small wooden house, it moved in 1868 into a new building located near the church. To meet growing demand, the Saint-Pierre school was built in 1886 and 1887. The Sulpicians’ creation of Sainte-Brigide parish, whose church was established in 1878 at the edge of Saint-Pierre-Apôtre parish, reaffirmed the rivalry between the religious communities. Saint-Pierre-Apôtre parish remained under the authority of the Sulpicians until 1900. Canonically erected that year, it was officially entrusted to the Oblates. The site also bears witness to the social work of the Missionary Oblates of Mary Immaculate in Montréal’s Centre-Sud and is one of the largest Oblate complexes in North America.

The heritage value of the site also lies in the architectural interest of its buildings. The four main buildings date from the second half of the 19th century. Two of them, the church and its presbytery, are the work of Montréal architect Victor Bourgeau (1809-1888). The church, a turning point in Bourgeau’s career, is considered one of the most accomplished examples of Gothic Revival architecture in Montréal. On the exterior, the verticality of the composition sought by this style is conveyed in particular by the imposing façade bell tower topped by a tall spire, the side aisles capped with gable roofs, the buttresses, the pointed-arch openings and the pinnacles. The flying buttresses, used here for decorative purposes, are part of the Gothic Revival vocabulary. The interior stands out for the quality of its design, owed among others to Bourgeau and to the artist Guido Nincheri (1885-1973). The Gothic Revival current is illustrated in particular by the elaborate rib vault, the pointed arches and the piers separating the central vessel from the side aisles, the triforia and the remarkable carved and joinery decoration. A very finely painted trompe-l’oeil decor enhances this interior. The presence of numerous chapels in the side aisles sets the building apart. The presbytery, for its part, reflects the Neoclassical influence through its symmetrical façade with a central projecting bay topped by a triangular pediment, its cut-stone facing and its toothed quoins. The other buildings of the complex, the choir school and the Saint-Pierre school, bear witness to late 19th-century architecture through their elements drawn from various repertoires, including Neoclassicism and the Second Empire style. The Saint-Pierre-Apôtre site finds its unity in the architectural quality of the buildings, their stylistic affinity and their stone facings. The link created by their grouping within a single block reinforces this unity.

Français

Site historique de Saint-Pierre-Apôtre

Le site historique de Saint-Pierre-Apôtre, classé en 1977, est un ensemble institutionnel de tradition catholique développé à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Il comprend l’église Saint-Pierre-Apôtre, son presbytère, les anciennes maîtrise et école Saint-Pierre ainsi qu’un garage.

L’église, élevée de 1851 à 1853, occupe la partie est de l’îlot. Cet imposant édifice en pierre d’inspiration néogothique présente un plan rectangulaire composé d’une nef à trois vaisseaux terminée par une abside polygonale. Sa façade monumentale est dotée au centre d’une imposante tour-clocher hors oeuvre (construite en 1874 et 1875), qui fait aussi office de porche et qui est surmontée d’une flèche. Les bas-côtés sont dotés de nombreuses chapelles coiffées de toits à pignon. Une sacristie (1922) en pierre d’inspiration néogothique, à deux étages et coiffée d’un toit plat, est greffée à l’arrière contre la nef et l’abside.

Le presbytère, qui s’élève à côté de l’église, est un édifice néoclassique érigé de 1854 à 1856. Le bâtiment en pierre de taille, de plan rectangulaire à trois étages et demi, est coiffé d’un toit plat et encadré de deux annexes. Sa façade comporte un avant-corps central surmonté d’un fronton triangulaire.

Située dans le prolongement du presbytère, l’ancienne maîtrise Saint-Pierre date de 1868. De plan rectangulaire, elle compte deux étages sur un soubassement exhaussé et est coiffée d’un toit plat. L’ancienne école Saint-Pierre, construite en 1886 et 1887, est implantée dans l’axe de la sacristie. L’édifice en pierre d’influence Second Empire présente un plan rectangulaire à quatre étages et est coiffé d’une fausse mansarde.

Le site historique de Saint-Pierre-Apôtre occupe un quadrilatère délimité par le boulevard René-Lévesque Est et les rues de la Visitation, Sainte-Rose et Panet. Quelques arbres bordent les façades, alors qu’une grande cour intérieure asphaltée fait office de stationnement. L’ensemble est situé dans un environnement urbain dense, dans l’arrondissement municipal de Ville-Marie de la ville de Montréal.

La valeur patrimoniale du site historique de Saint-Pierre-Apôtre repose sur son intérêt historique. L’ensemble évoque la lutte de pouvoir qui oppose les Sulpiciens à l’évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget (1799-1885), pendant plusieurs décennies. Au XIXe siècle, les Sulpiciens bénéficient du privilège de diriger toutes les paroisses catholiques de Montréal. Afin de le conserver, ils évitent de fonder de nouvelles paroisses en créant des dessertes. En 1848, l’évêque demande aux Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée de s’établir dans le quartier Sainte-Marie (appelé aussi « faubourg Québec ») afin d’asseoir son autorité. Une chapelle provisoire dédiée à saint Pierre est bâtie à partir d’un vieux hangar en attendant la construction de l’église Saint-Pierre-Apôtre, qui est amorcée en 1851. L’édifice est ouvert au culte en 1853. Le presbytère est élevé de 1854 à 1856. En 1859, les Oblats fondent la maîtrise Saint-Pierre, une école privée pour garçons. Logée d’abord dans une petite maison de bois, elle est installée dans un nouveau bâtiment situé près de l’église en 1868. Afin de répondre à la demande croissante, l’école Saint-Pierre est édifiée en 1886 et 1887. La constitution de la paroisse Sainte-Brigide par les Sulpiciens, dont l’église est établie en 1878 aux limites de la paroisse Saint-Pierre-Apôtre, réaffirme la rivalité existant entre les communautés religieuses. La paroisse Saint-Pierre-Apôtre demeure sous la tutelle des Sulpiciens jusqu’en 1900. Érigée canoniquement cette année-là, elle est officiellement confiée aux Oblats. Le site témoigne en outre de l’action sociale des Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée dans le Centre-Sud de Montréal et représente l’un des plus grands complexes oblats de l’Amérique du Nord.

La valeur patrimoniale du site repose aussi sur l’intérêt architectural des bâtiments. Les quatre édifices principaux datent de la seconde moitié du XIXe siècle. Deux d’entre eux, soit l’église et son presbytère, sont l’oeuvre de l’architecte montréalais Victor Bourgeau (1809-1888). L’église, déterminante dans la carrière de Bourgeau, est considérée comme l’un des exemples les plus achevés d’architecture néogothique à Montréal. À l’extérieur, la verticalité de la composition, recherchée par ce style, est conférée notamment par l’imposante tour-clocher surmontée d’une haute flèche de la façade, les bas-côtés coiffés de toits à pignon, les contreforts, les ouvertures en arc brisé et les pinacles. Les arcs-boutants, utilisés ici à des fins décoratives, font partie du vocabulaire néogothique. L’intérieur se démarque par la qualité de sa conception, redevable entre autres à Bourgeau et à l’artiste Guido Nincheri (1885-1973). Le courant néogothique est illustré notamment par la voûte d’ogives élaborée, les arcs brisés et les piliers qui séparent le vaisseau central des bas-côtés, les triforiums ainsi que le décor sculpté et menuisé remarquable. Un décor peint en trompe-l’oeil d’une grande finesse rehausse cet intérieur. La présence de nombreuses chapelles dans les bas-côtés particularise l’édifice. Par ailleurs, le presbytère reflète l’influence néoclassique par sa façade symétrique présentant un avant-corps central surmonté d’un fronton triangulaire, son parement en pierre de taille et ses chaînes d’angle harpées. Les autres bâtiments de l’ensemble, soit la maîtrise et l’école Saint-Pierre, témoignent de l’architecture de la fin du XIXe siècle par leurs éléments tirés de divers répertoires, dont le néoclassicisme et le style Second Empire. Le site de Saint-Pierre-Apôtre trouve son unité dans la qualité architecturale des bâtiments, leur affinité stylistique et leurs parements en pierre. Le lien créé par leur regroupement dans un même quadrilatère renforce cette unité.

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