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Location: 166, rue St-Jean Est, East Angus
Emplacement : 166, rue St-Jean Est, East Angus
Coordinates · Coordonnées: 45.483780, -71.658280
Marker type: Cited Historic Monument
Type de repère : Monument historique cité
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Saint-Louis-de-France Church

The Church of Saint-Louis-de-France, a cited historic monument, is a Catholic place of worship built from 1921 to 1923. Gothic Revival in inspiration, the stone church has a Latin-cross plan ending in a projecting choir with canted sides and is topped by a gable roof. The façade, divided into three bays, is framed by buttresses and delimited at the centre by massive canted turrets. The central section is pierced by a doorway surmounted by a rose window. A tall bell tower with a slender spire dominates the ridge of the roof at the front. A stone sacristy rises at the corner of the choir and the right arm of the transept. The church is located in the village core of the municipality of East Angus.

The heritage value of the Church of Saint-Louis-de-France lies in its architectural interest. Indeed, it is an accomplished example of religious architecture of the first quarter of the 20th century. The École des Beaux-Arts in Paris then dictated the design of large buildings according to a recognized method. The East Angus church is an example of this through its monumental proportions, the clarity of its plan, whose exterior elevations reveal the interior organization of the place of worship, and its appropriate style, the Gothic Revival. In the case of the East Angus church, the architect Louis-Napoléon Audet (1881-1971) drew inspiration from Spanish and Portuguese Gothic architecture. The new façade (completed in 1899) of the Cathedral of Saint Eulalia in Barcelona (begun in 1298) is said to have inspired the architect with its single portal and the composition of its façade. In addition, the constructional modernity of the early century is present in the East Angus church. The massive octagonal columns of the nave, echoing the canted turrets of the façade, are of reinforced concrete. The Church of Saint-Louis-de-France bears witness to the religious production of the early 20th century, then under the influence of the École des Beaux-Arts in Paris.

The heritage value of the Church of Saint-Louis-de-France also lies in its association with the architects Louis-Napoléon Audet and René Charbonneau (1881-1969). This church is considered one of their major works. A recognized architect, Audet remains closely associated with the Cantons-de-l’Est region. A native of Lambton, he learned architecture in Sherbrooke, in the offices of Jean-Baptiste Verret (1867-1902) and Wilfrid J. Grégoire (1880-1955). He practised in that city for almost his entire life. During his long career, and with a few partners, Audet specialized notably in religious architecture. He drew up the plans for a number of churches, cathedrals and convent complexes, including the archbishop’s palace (1914-1918) and the Cathédrale Saint-Michel in Sherbrooke (1956-1957). He also collaborated on other major projects, including the Basilica of Sainte-Anne-de-Beaupré (1923-1937) and the Église Saint-Roch in Québec (1923-1934). René Charbonneau, for his part, served his apprenticeship with the architect Joseph Sawyer (born 1874) in Montréal, then opened a firm in 1909. He was active mainly in Outremont, where he built several private houses and apartment buildings as well as the famous Théâtre Outremont (1928-1929). The two men were partners from 1913 to about 1925, with offices in Montréal and Sherbrooke. The Church of Saint-Louis-de-France bears eloquent witness to the work of Louis-Napoléon Audet and René Charbonneau.

Français

Église de Saint-Louis-de-France

L’église Saint-Louis-de-France, citée monument historique, est un lieu de culte de tradition catholique construit de 1921 à 1923. D’inspiration néogothique, l’église en pierre présente un plan en croix latine terminé par un choeur en saillie à pans coupés et est coiffée d’un toit à deux versants droits. La façade, divisée en trois travées, est encadrée de contreforts et délimitée de tourelles massives à pans coupés au centre. La partie centrale est percée d’un portail surmonté d’une rosace. Un haut clocher avec flèche effilée domine le faîte de la toiture en façade. À l’angle du choeur et du croisillon droit du transept s’élève une sacristie en pierre. L’église se situe dans le noyau villageois de la municipalité d’East Angus.

La valeur patrimoniale de l’église Saint-Louis-de-France repose sur son intérêt architectural. En effet, celle-ci est un exemple achevé de l’architecture religieuse du premier quart du XXe siècle. L’École des Beaux-Arts de Paris dicte alors la conception des grands édifices selon une méthode reconnue. Ainsi, l’église d’East Angus en est un exemple par ses proportions monumentales, la clarté de son plan, dont les élévations extérieures laissent deviner l’organisation intérieure du lieu de culte, et son style approprié, le néogothique. Dans le cas de l’église d’East Angus, l’architecte Louis-Napoléon Audet (1881-1971) s’inspire de l’architecture gothique espagnole et portugaise. La nouvelle façade (achevée en 1899) de la cathédrale de Sainte-Eulalie à Barcelone (entreprise en 1298) aurait inspiré l’architecte avec son portail unique et la composition de sa façade. En outre, la modernité constructive du début du siècle est présente dans l’église d’East Angus. Les massives colonnes octogonales de la nef, en rappel des tourelles à pans coupés de la façade, sont en béton armé. L’église Saint-Louis-de-France témoigne de la production religieuse du début du XXe siècle, alors sous l’influence de l’École des Beaux-Arts de Paris.

La valeur patrimoniale de l’église Saint-Louis-de-France repose aussi sur son association avec les architectes Louis-Napoléon Audet et René Charbonneau (1881-1969). Cette église est considérée comme l’une de leurs réalisations majeures. Architecte reconnu, Audet demeure profondément associé à la région des Cantons-de-l’Est. Natif de Lambton, il fait l’apprentissage de l’architecture à Sherbrooke, dans les bureaux de Jean-Baptiste Verret (1867-1902) et de Wilfrid J. Grégoire (1880-1955). Il pratique presque toute sa vie dans cette ville. Au cours de sa longue carrière, et avec quelques associés, Audet se spécialise notamment en architecture religieuse. Il signe les plans de nombre d’églises, de cathédrales et d’ensembles conventuels, dont l’archevêché (1914-1918) et la cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke (1956-1957). Il collabore également à d’autres grands chantiers, dont celui de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré (1923-1937) et de l’église Saint-Roch à Québec (1923-1934). René Charbonneau, quant à lui, fait son apprentissage chez l’architecte Joseph Sawyer (né en 1874) à Montréal, puis il ouvre une agence en 1909. Il est surtout actif à Outremont où il construit plusieurs maisons privées et immeubles d’appartements ainsi que le fameux théâtre Outremont (1928-1929). Les deux hommes sont associés entre 1913 et 1925 environ, ayant pignon sur rue à Montréal et à Sherbrooke. L’église Saint-Louis-de-France témoigne de manière éloquente du travail de Louis-Napoléon Audet et de René Charbonneau.

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