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English

Saint John River

This designation includes the portion of the Saint John River bounded by the eastern and western limits of the City of Fredericton and extending from the south shore to the high water mark on the northern bank of the river. It includes the portion of the riverbed granted to the City of Fredericton by the 1848 Act of Incorporation. This bend in the Saint John River includes a significant confluence with the Nashwaak River.

A pivotal waterway in the province, the Saint John River is embedded with considerable heritage value, including its association for millennia with First Nations Peoples. The Wolastoqiyik (Maliseet) named the River “Wolastoq”, meaning “beautiful river.” The presence of the “people of the beautiful river” endured even in the midst of French, British and American colonization efforts.

This portion of the Saint John River also has value in its association with post-contact settlement and military history. The quest for control of the Saint John River Valley began in the late 17th century. Joseph Robineau de Villebon, Governor of Acadia, began the construction of Fort St. Joseph, more commonly known as Fort Nashwaak, at the mouth of the Nashwaak in 1691. The garrison deflected an attack upon the Fort by New Englanders in 1696, but Fort Nashwaak was dismantled shortly after Villebon’s death in 1700.

In 1758, Colonel Robert Monckton initiated the Saint John River Campaign in which the British burned all the Acadian villages along the river. The thriving town at St. Ann’s Point (later Fredericton) was burned in February 1759, and at the conclusion of the Saint John River Campaign, the area came under British control.

The ebb and flow of the economy of this area would remain tied to the river through the establishment of trading posts. Inland settlement was only made possible by the navigable waters of the Saint John River, and with the arrival of the Loyalists at St. Ann’s Point in 1783, the river became a hub of activity. The river also helped shape the layout of the City of Fredericton. In 1827, an Act of the Legislature established eleven public landings along Fredericton’s shoreline. In order to provide access to the public landings, Fredericton streets were extended to the river bank. The connection and dependence upon the river spawned such local industries as shipbuilding. The portion of the riverbed that runs along the municipal boundary was granted to the City of Fredericton as part of its Act of Incorporation in 1848.

The remnants of river-crossing structures, its former use as a source of domestic drinking water, the rise and fall of ferry services and the shipbuilding industry, as well as the ever-present threat of flooding reflect the dynamic way in which this portion of the Saint John River shaped the City of Fredericton and characterized its citizens.

Français

Rivière Saint-Jean

Cette désignation porte sur la partie de la rivière Saint-Jean qui est bordée par les limites est et ouest de la ville de Fredericton, et qui s’étend de la rive sud jusqu’à la limite des hautes eaux sur la rive nord de la rivière. Elle comprend la partie du lit de la rivière qui a été accordée à la Ville de Fredericton en vertu de sa loi d’incorporation de 1848. On retrouve également dans ce coude de la rivière Saint-Jean une importante confluence avec la rivière Nashwaak.

La rivière Saint-Jean, un cours d’eau très important de la province, est gravée d’une valeur patrimoniale considérable, notamment par son association depuis des millénaires avec des peuples des Premières Nations. La nation Wolastoqiyik (malécite) avait nommé la rivière « Wolastoq », qui signifie « rivière magnifique ». Le « peuple de la rivière magnifique » est demeuré présent, malgré les efforts de colonisation des Français, des Britanniques et des Américains.

La valeur de cette partie de la rivière Saint-Jean est également liée à son association avec le peuplement après l’arrivée des Européens et avec l’histoire militaire. La quête de contrôle de la vallée de la rivière Saint-Jean a commencé à la fin du XVIIe siècle. En 1691, Joseph Robineau de Villebon, alors gouverneur de l’Acadie, avait entrepris la construction du fort Saint Joseph, communément appelé Fort Nashwaak, à l’embouchure de la Nashwaak. En 1696, la garnison a réussi à contrecarrer une attaque menée sur le fort par les miliciens de la Nouvelle-Angleterre, mais le Fort Nashwaak a été démantelé peu de temps après la mort de Joseph Robineau de Villebon en 1700.

En 1758, le colonel Robert Monckton a entrepris la campagne de la rivière Saint-Jean, au cours de laquelle les Britanniques ont brûlé tous les villages acadiens situés le long de la rivière. La ville florissante qui se trouvait à pointe Sainte-Anne (aujourd’hui Fredericton) a été brûlée en février 1759, et à la fin de la campagne sur la rivière Saint-Jean, la région a passé sous contrôle britannique.

Les fluctuations de l’économie de cette région sont ensuite demeurées liées à la rivière par l’établissement de postes de traite. Le peuplement intérieur n’a été rendu possible que par les eaux navigables de la rivière Saint-Jean et, avec l’arrivée des Loyalistes à la pointe Sainte Anne en 1783, la rivière s’est transformée en un carrefour d’activité. La rivière a également contribué à l’aménagement de la ville de Fredericton. En 1827, une loi de la Législature a établi onze lieux de débarquement publics le long du littoral de Fredericton. Afin de donner accès à ces lieux de débarquement publics, des rues de Fredericton ont été prolongées jusqu’aux abords de la rivière. La relation et la dépendance de la ville à l’égard de la rivière ont donné naissance à des industries locales telles que la construction navale. La partie du lit de la rivière qui s’écoule le long de la limite municipale a été accordée à la Ville de Fredericton en vertu de sa loi d’incorporation en 1848.

Les vestiges des ouvrages de traversée, l’utilisation passée de la rivière comme source d’eau potable domestique, la montée et le déclin des services de traversier et de la construction navale, ainsi que la menace toujours présente d’inondation reflètent le dynamisme avec lequel cette partie de la rivière Saint-Jean a façonné la ville de Fredericton et a caractérisé ses citoyens.

Location: Fredericton
Emplacement : Fredericton
Coordinates · Coordonnées: 45.967130, -66.639730
Marker type: Local Historic Place (municipal)
Type de repère : Lieu historique local (municipal)
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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