Saint-Jérôme Town Hall
The Saint-Jérôme town hall, a cited historic monument, is a Neoclassical-inspired building. It was built in 1874 to serve as a county courthouse. The two-storey rectangular red-brick building is capped with a hip roof topped by a lantern. A projecting section ending in a pediment is set in the centre of the façade. The slope of the land exposes an additional storey at the rear. The town hall is located in the centre of the institutional and historic core of Saint-Jérôme, on the bank of the rivière du Nord.
The heritage value of the Saint-Jérôme town hall lies in its architectural interest. The former county courthouse was erected to plans by Godfroi Laviolette (1826-1895). It is a late example of public architecture in the Neoclassical spirit. Neoclassicism was introduced into Québec at the beginning of the 19th century. The colonial government adopted it for the construction of most public buildings during the first half of that century. More modest buildings, such as the Saint-Jérôme courthouse, often retained only its essential elements, including the symmetrical composition of the façade, the regular arrangement of the openings, the low-pitched hip roof and the ornamentation. During the second half of the century, new formal contributions influenced the composition of public buildings. Thus, this county building has details inspired by Italianate architecture, including its wide cornice with paired brackets, its round-arched openings and its octagonal lantern.
The heritage value of the Saint-Jérôme town hall further lies in its interest for the history of justice in Québec. Under the judicature act of 1857, prepared by George-Étienne Cartier (1814-1873), 13 new districts were created in Québec between 1856 and 1859. The total number of districts was thus brought to 21, confirming the system of so-called superior courts and so-called inferior courts. Their creation aimed to distribute judicial establishments from Montréal and Québec toward the newly settled regions. This act, together with the Municipal and Road Act of Canada passed in 1855, provided for the construction in each county of a courthouse for the superior court and of a county courthouse. The latter housed the circuit court, the registry office and the county council. The new county of Terrebonne established its county seat in the centre of its territory, in the municipality of Sainte-Scholastique. It set up a circuit court in Saint-Jérôme. In 1874, Saint-Jérôme acquired a county courthouse housing the circuit court and a post office. It is the only county courthouse that originally served as a post office. The Saint-Jérôme county courthouse bears witness to the reorganization of the judicial counties in the mid-19th century and to the intensive period of construction that followed.
The heritage value of the Saint-Jérôme town hall also lies in the continuity of its public function. The building was built to serve as a county courthouse in 1874; it simultaneously served as the county council chamber and post office. It retained its original purpose until 1924, when the Saint-Jérôme town hall was set up there. In 1996, the municipality moved its offices to a new building located across from the town hall. The old building now houses the municipal court of the city of Saint-Jérôme, which perpetuates the building’s public function.
The heritage value of the Saint-Jérôme town hall also lies in its historical interest. It bears witness to the importance of Saint-Jérôme in the former county of Terrebonne. The settlement of the Laurentides and the establishment of industries along the rivière du Nord confirmed its growth in the 19th century. The town hall was built on the east bank of the river, on the site of the former village forge, next to the flour mill, since demolished. It is among the oldest buildings in Saint-Jérôme and also bears witness to the town’s importance and prosperity at the turn of the 20th century.
Hôtel de ville de Saint-Jérôme
L’hôtel de ville de Saint-Jérôme, cité monument historique, est un bâtiment d’inspiration néoclassique. Il est construit en 1874 pour servir de palais de justice de comté. L’édifice en brique rouge de plan rectangulaire, à deux étages, est coiffé d’un toit à croupes surmonté d’un lanternon. Un avant-corps terminé par un fronton est aménagé au centre de la façade. La dénivellation du terrain dégage un étage supplémentaire à l’arrière. L’hôtel de ville se situe au centre du noyau institutionnel et historique de Saint-Jérôme, sur le bord de la rivière du Nord.
La valeur patrimoniale de l’hôtel de ville de Saint-Jérôme repose sur son intérêt architectural. L’ancien palais de justice de comté est érigé selon les plans de Godfroi Laviolette (1826-1895). Il constitue un exemple tardif d’architecture publique d’esprit néoclassique. Le néoclassicisme est introduit au Québec au début du XIXe siècle. Le gouvernement colonial l’adopte pour la construction de la plupart des édifices publics durant la première moitié de ce siècle. Les bâtiments plus modestes, comme le palais de justice de Saint-Jérôme, retiennent souvent que ses éléments essentiels, dont la composition symétrique de la façade, l’ordonnance régulière des ouvertures, le toit à croupes de faible pente ainsi que l’ornementation. Durant la seconde moitié du siècle, de nouveaux apports formels influencent la composition des édifices publics. Ainsi, cet édifice de comté comporte des détails inspirés de l’architecture néo-italienne, dont sa large corniche à consoles jumelées, ses ouvertures cintrées ainsi que son lanternon octogonal.
La valeur patrimoniale de l’hôtel de ville de Saint-Jérôme repose également sur son intérêt pour l’histoire de la justice au Québec. En vertu de la loi judiciaire de 1857, préparée par George-Étienne Cartier (1814-1873), 13 nouveaux districts sont créés au Québec entre 1856 et 1859. Le nombre total de districts est ainsi porté à 21, confirmant le système des cours dites supérieures et des cours dites inférieures. Leur création vise la répartition des établissements judiciaires, de Montréal et Québec, vers les nouvelles régions colonisées. Cette loi, de pair avec la loi des municipalités et des chemins du Canada votée en 1855, prévoit la construction dans chaque comté d’un palais de justice pour la cour supérieure et d’un palais de justice de comté. Celui-ci loge la cour de circuit, le bureau d’enregistrement et le conseil de comté. Le nouveau comté de Terrebonne instaure son chef-lieu au centre de son territoire, dans la municipalité de Sainte-Scholastique. Il établit une cour de circuit à Saint-Jérôme. Cette dernière se dote, en 1874, d’un palais de justice de comté abritant la cour de circuit et un bureau de poste. Il s’agit du seul palais de justice de comté qui sert, à l’origine, de bureau de poste. Le palais de justice de comté de Saint-Jérôme témoigne de la réorganisation des comtés judiciaires au milieu du XIXe siècle et de la période intensive de construction qui s’ensuit.
La valeur patrimoniale de l’hôtel de ville de Saint-Jérôme repose aussi sur la continuité de sa fonction publique. L’édifice est construit pour servir de palais de justice de comté en 1874; il sert simultanément de salle du conseil de comté et de bureau de poste. Il maintient sa vocation d’origine jusqu’en 1924, alors que l’hôtel de ville de Saint-Jérôme y est aménagé. En 1996, la municipalité déménage ses bureaux dans un bâtiment neuf, situé en face de l’hôtel de ville. L’ancien édifice loge maintenant la cour municipale de la ville de Saint-Jérôme, ce qui perpétue la fonction publique du bâtiment.
La valeur patrimoniale de l’hôtel de ville de Saint-Jérôme repose aussi sur son intérêt historique. Il témoigne de l’importance de Saint-Jérôme dans l’ancien comté de Terrebonne. La colonisation des Laurentides et l’établissement d’industries le long de la rivière du Nord confirment son essor au XIXe siècle. L’hôtel de ville est construit sur la rive est de la rivière, sur le site de l’ancienne forge du village, voisine du moulin à farine, démoli depuis. Il est au nombre des plus vieux bâtiments du territoire jérômien et témoigne également de son importance et de sa prospérité au tournant du XXe siècle.