Saint-Hilaire Church (Rue Principale)
Saint-Hilaire Church, a cited historic monument, is a Catholic place of worship built from 1916 to 1918. The building has a Latin-cross plan composed of a rectangular nave, a transept and a narrower choir ending in a flat chevet. It is topped by a gable roof with straight slopes. The façade includes a recessed open porch and is framed by two bell towers topped by domes. A lean-to sacristy flanks the choir on two sides. The church is set back from the public road on open ground near the presbytery, in the village core of the municipality of Saint-Hilaire-de-Dorset.
The heritage value of Saint-Hilaire Church lies in its historical interest. It bears witness to a period of growth in the locality. The township of Dorset was proclaimed as early as 1799. However, the first inhabitants, originally from Bellechasse, did not settle in the area until around 1860. The population grew slowly. Towards the end of the 19th century, various services were established, such as the post office, opened in 1891. The population reached a historic peak in 1901, when the locality had 544 inhabitants. As the number of faithful was now sufficient, the Catholic parish was canonically erected in 1914 under the name of Saint-Hilaire-de-Dorset. Construction of the current place of worship began two years later. Saint-Hilaire Church is therefore an important witness to the development of the locality and the parish in the early 20th century.
The heritage value of Saint-Hilaire Church also lies in its architectural interest. It bears witness to the influence of the eclectic movement on religious architecture at the turn of the 20th century. Eclecticism is an assemblage of architectural and ornamental elements drawn from various historical styles and combined more freely, in a quest for monumentality and new visual effects. The Québec Catholic Church often resorted to it for the construction of its places of worship from the late 19th century onward. Saint-Hilaire Church is representative of this movement through its complex volume, which includes two projecting bell towers and a recessed open porch. It is also linked to it through the use of elements drawn from different styles, such as round-arched or rectangular openings, pediments, the arcaded frieze, decorative keystones and string courses. The ornamentation, concentrated mainly on the façade and the bell towers, reflects the quest for monumentality characteristic of eclectic architecture. In addition, the building is clad with asbestos-cement shingles, a popular material for rural places of worship. The Saint-Hilaire church is therefore a representative example of those built in the early 20th century.
The heritage value of the Saint-Hilaire church also lies in its association with architect Lorenzo Auger (1879-1942). Auger studied architecture at McGill University in Montréal. He was admitted to the Association des architectes de la province de Québec in 1904. Auger immediately set up his office in Lévis, his hometown. He designed many buildings in that city, including some forty residences, stores and public buildings. The architect also drew up plans for several religious buildings, including the monastery of the Soeurs Adoratrices du Précieux-Sang in Lévis (1908), the L’Oasis-Notre-Dame chapel in Saint-Léonard-de-Portneuf (1925) and Saint-Jean-Baptiste Church in Donnacona (1926 and 1927). Lorenzo Auger became president of the Association des architectes de la province de Québec in 1923. Saint-Hilaire Church bears witness to the influence of this highly renowned architect on the built landscape of Saint-Hilaire-de-Dorset.
Église Saint-Hilaire (Rue Principale)
L’église Saint-Hilaire, citée monument historique, est un lieu de culte de tradition catholique érigé de 1916 à 1918. L’édifice présente un plan en croix latine composé d’une nef rectangulaire, d’un transept et d’un choeur plus étroit terminé par un chevet plat. Il est coiffé d’un toit à deux versants droits. La façade comporte un porche ouvert dans-oeuvre et est encadrée de deux tours clochers surmontées d’un dôme. Une sacristie en appentis flanque le choeur sur deux côtés. L’église est située en retrait de la voie publique, sur un terrain dégagé à proximité du presbytère, dans le noyau villageois de la municipalité de Saint-Hilaire-de-Dorset.
La valeur patrimoniale de l’église Saint-Hilaire repose sur son intérêt historique. Elle témoigne d’une période de croissance de la localité. Le canton de Dorset est proclamé dès 1799. Cependant, les premiers habitants, originaires de Bellechasse, s’installent dans les environs seulement vers 1860. La population croît lentement. Vers la fin du XIXe siècle, divers services sont instaurés, comme le bureau de poste, ouvert en 1891. La population atteint un sommet historique en 1901; la localité compte alors 544 habitants. Le nombre de fidèles étant désormais suffisant, la paroisse catholique est érigée canoniquement en 1914, sous le vocable de Saint-Hilaire-de-Dorset. Le lieu de culte actuel est mis en chantier deux ans plus tard. L’église Saint-Hilaire constitue donc un témoin important du développement de la localité et de la paroisse au début du XXe siècle.
La valeur patrimoniale de l’église Saint-Hilaire repose aussi sur son intérêt architectural. Elle témoigne de l’influence du courant éclectique dans l’architecture religieuse au tournant du XXe siècle. L’éclectisme est un assemblage d’éléments architecturaux et ornementaux puisés dans divers styles historiques et associés plus librement, dans une recherche de monumentalité et d’effets visuels nouveaux. L’Église catholique québécoise y recourt souvent pour la construction de ses lieux de culte, à partir de la fin du XIXe siècle. L’église Saint-Hilaire est représentative de ce courant par son volume complexe comprenant notamment deux tours clochers en saillie ainsi qu’un porche ouvert dans-oeuvre. Elle s’y rattache également par l’emploi d’éléments issus de différents styles, comme les ouvertures cintrées ou rectangulaires, les frontons, la frise à arcature, les clefs décoratives et les bandeaux. L’ornementation concentrée essentiellement sur la façade et les clochers traduit la recherche de monumentalité propre à l’architecture éclectique. Par ailleurs, l’édifice présente un parement en tuiles d’amiante-ciment, un matériau populaire pour les lieux de culte en milieu rural. L’église de Saint-Hilaire constitue donc un exemple représentatif de celles érigées au début du XXe siècle.
La valeur patrimoniale de l’église de Saint-Hilaire repose également sur son association avec l’architecte Lorenzo Auger (1879-1942). Auger fait ses études d’architecture à l’Université McGill, à Montréal. Il est admis à l’Association des architectes de la province de Québec en 1904. Auger établit aussitôt son bureau à Lévis, d’où il est originaire. Il conçoit de nombreux bâtiments dans cette ville, dont une quarantaine de résidences, des commerces et des édifices publics. L’architecte dessine également les plans de plusieurs édifices religieux, dont le monastère des Soeurs Adoratrices du Précieux-Sang à Lévis (1908), la chapelle L’Oasis-Notre-Dame à Saint-Léonard-de-Portneuf (1925) ainsi que l’église Saint-Jean-Baptiste à Donnacona (1926 et 1927). Lorenzo Auger devient président de l’Association des architectes de la province de Québec en 1923. L’église Saint-Hilaire témoigne de l’influence de cet architecte de grande renommée dans le paysage bâti de Saint-Hilaire-de-Dorset.