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English

Richmond Registry Office

The Richmond registry office, recognized as a historic monument, is a former administrative and judicial building of Neoclassical influence built in 1859 and 1860. This rectangular, two-storey red brick building is topped by a hipped roof. A two-storey annex, against which a lean-to stands, was built at the rear. The former registry office stands on a landscaped lot, set back from the street. It is located along a main thoroughfare running beside the Rivière Saint-François, in the municipality of Richmond.

The heritage value of the Richmond registry office lies in its interest for the history of Canadian judicial institutions in the 19th century. Its construction resulted from the administrative reform of judicial establishments prepared by George-Étienne Cartier (1814-1873), then Attorney General of Lower Canada, and put into effect in 1857. This reform divided Canada East into 21 autonomous districts. The construction of county courthouses, unlike district courthouses, was not the responsibility of the Department of Public Works. However, from 1857 onward, the government granted financial assistance to county administrations for this purpose. Thus, between 1857 and 1866, 23 new county courthouses were built, including the one in Richmond. This building thus bears witness to the changes that occurred in judicial organization during the 19th century.

The heritage value of the Richmond registry office also lies in its representativeness of a type of institutional building, the county courthouse. These buildings served as courts of justice for the lower civil courts. For practical and economic reasons, the registry office was often housed in them. In addition, the county council, made up of the mayors of its member municipalities, used the courtroom for its meetings. The registry office, where notarial deeds are recorded, requires only a workroom and a vault. In Richmond, it occupies the ground floor along with a meeting room, while the courtroom and the offices of the judge and lawyers are located on the upper floor, as was generally the case. Unlike the district courthouses of the same period, there were no standardized plans for county courthouses. Thus, although their plans had to be approved by the Department of Public Works, these courthouses display more varied architecture in terms of general design, ornamentation and materials. The Richmond registry office, built in 1859 and 1860 to plans by Josiah Simons Brown, has a rectangular plan, a simple volume, a hipped roof and brick masonry that relate it to residential architecture. However, its large dimensions, its slightly projecting pilasters and its segmental-arch brick lintels reflect Neoclassical influence. The architectural decoration thus bears witness to a certain quest for prestige that was associated with these institutional buildings.

Français

Bureau d'enregistrement de Richmond

Le bureau d’enregistrement de Richmond, reconnu monument historique, est un ancien édifice administratif et judiciaire d’influence néoclassique construit en 1859 et 1860. Ce bâtiment en brique rouge, de plan rectangulaire à deux étages, est coiffé d’un toit à croupes. Une annexe de deux étages contre laquelle s’adosse un appentis est érigée à l’arrière. L’ancien bureau d’enregistrement est implanté sur un terrain paysager, en retrait de la voie publique. Il est situé en bordure d’une artère principale longeant la rivière Saint-François, dans la municipalité de Richmond.

La valeur patrimoniale du bureau d’enregistrement de Richmond repose sur son intérêt pour l’histoire des institutions judiciaires canadiennes au XIXe siècle. Sa construction découle de la réforme administrative des établissements judiciaires préparée par George-Étienne Cartier (1814-1873), alors procureur général du Bas-Canada, et mise en vigueur en 1857. Cette réforme divise le Canada-Est en 21 districts autonomes. L’édification des palais de justice de comté, contrairement à ceux de districts, n’est pas à la charge du département des Travaux publics. Toutefois, à partir de 1857, le gouvernement accorde pour ce faire une aide financière aux administrations de comté. Ainsi, entre 1857 et 1866, 23 nouveaux palais de justice de comté sont construits, dont celui de Richmond. Cet édifice témoigne ainsi des changements survenus dans l’organisation judiciaire au cours du XIXe siècle.

La valeur patrimoniale du bureau d’enregistrement de Richmond repose également sur sa représentativité par rapport à un type de bâtiment institutionnel, le palais de justice de comté. Ces édifices servent de cour de justice pour les tribunaux civils inférieurs. Pour des raisons pratiques et économiques, le bureau d’enregistrement y est souvent logé. De plus, le conseil de comté, formé par les maires des municipalités qui en font partie, utilise la salle d’audience pour ses réunions. Le bureau d’enregistrement, où sont consignés les actes notariés, ne nécessite qu’une salle de travail et une chambre forte. À Richmond, il occupe le rez-de-chaussée avec une salle de réunion, tandis que la salle d’audience et les bureaux du juge et des avocats sont situés à l’étage supérieur, comme c’était généralement le cas. Contrairement aux palais de justice de district de la même époque, il n’existe pas de plans standardisés pour les palais de justice de comté. Ainsi, bien que leurs plans doivent être approuvés par le ministère des Travaux publics, ces palais de justice présentent une architecture plus variée du point de vue de la conception générale, de l’ornementation et des matériaux. Le bureau d’enregistrement de Richmond, érigé en 1859 et 1860 d’après les plans de Josiah Simons Brown, présente un plan rectangulaire, un volume simple, un toit à croupes et une maçonnerie de brique qui l’apparentent à l’architecture résidentielle. Toutefois, ses dimensions importantes, ses pilastres légèrement saillants et ses plates-bandes en brique à arc surbaissé rendent compte de l’influence néoclassique. Le décor architectural témoigne ainsi d’une certaine recherche de prestige qui était associée à ces bâtiments institutionnels.

Location: 295 Rue Principale Sud, Richmond
Emplacement : 295, Rue Principale Sud, Richmond
Coordinates · Coordonnées: 45.654420, -72.140190
Marker type: Recognized Historic Monument
Type de repère : Monument historique reconnu
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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