Récollets-de-Trois-Rivières Historic Site
The Récollets-de-Trois-Rivières historic site, recognized in 2003, is a religious complex developed in the mid-18th century. The buildings, originally constructed for a Catholic religious community, are now used for Anglican worship. The complex forms an L-shaped plan and comprises Saint-James Church and its presbytery. Built in 1742, the rectangular, two-and-a-half-storey stone presbytery is topped by a steep, straight-pitched gable roof. It is connected to the church by a covered passageway, probably erected the same year, topped by a less steeply pitched gable roof. Erected in 1754, the stone church has a rectangular plan formed by a single-aisle nave ending in a flat chevet. Its low-pitched, straight gable roof is surmounted by a bell tower set on the ridge at the front. The Récollets-de-Trois-Rivières site borders rue des Ursulines (formerly rue Notre-Dame), in an urban setting, in the heart of the Trois-Rivières historic district. Located near the Ursuline convent and bordered on one side by their vast garden, it is also next to the Georges-De Gannes and Hertel-De La Fresnière houses, classified historic monuments. A site listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec is associated with the place.
The heritage value of the site lies in its historical interest. The complex first evokes the Récollets, one of the founding communities of New France. The friars arrived in the colony in 1615 and left in 1629, when Québec was captured by the Kirke brothers. Returning in 1670, a few members settled in Trois-Rivières, where Mgr François de Laval (1623-1708) entrusted them with parish duties from 1671 to 1682. They first lodged with Governor René Gaultier de Varennes (circa 1635-1689). The second Bishop of Québec, Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), definitively handed over to them the parish of L’Immaculée-Conception-des-Trois-Rivières in 1692, after an interruption of ten years. The very next year, the Récollets built a wooden convent on a site that had been given to them within the town walls, along rue Notre-Dame (now rue des Ursulines). They added a chapel, also of wood, between 1700 and 1703. The convent and chapel, which were falling into ruin, were replaced by stone buildings in 1742 and 1754. Following the cession of Canada to England (1763), the British authorities prohibited the Récollets and the Jesuits from any form of recruitment. This lack of new members forced the Récollets to abandon their parish and convent in Trois-Rivières in 1776. The British government then took possession of the property. The convent housed a hospital and then, from 1790, a court of justice, a prison and administrative services. As for the chapel, it was used for Anglican worship before serving as a depot for medical supplies between 1779 and 1795. In the following years, it gradually resumed its function as a place of worship, which it fully regained in 1807. Finally, the site bears witness to the Anglican presence in Trois-Rivières. From 1820, the conventual complex was no longer in use. It was transferred in 1823 to the Church of England, which consecrated the church under the name Saint-James and converted the former convent into a presbytery. The Récollets-de-Trois-Rivières site is one of the oldest architectural ensembles in Trois-Rivières.
The heritage value of the site also lies in its architectural interest. The buildings bear witness to the architecture of the French Regime and its evolution. The presbytery, erected in 1742, is characteristic of this influence, notably through its roughcast stone masonry, its steep, straight-pitched gable roof and the asymmetry of its composition. The church, built in 1754, is also of roughcast stone. Its rectangular plan and its facade, composed of an arched doorway, side niches and a gable pierced by an oculus, refer to a model common in New France. In 1823, following the acquisition of the former conventual complex by the Church of England, major work was carried out on the chapel according to the plans of the Montréal architects Joseph Clark and Terrel Appleton. The Palladian influence that marked the 19th century is reflected in the low pitch of the roof and in classical elements such as the pediment underlined by a cornice on the facade, the doorway framed by pilasters and the dressed-stone quoins. The L-shaped plan associated with the former conventual complex has been preserved for more than two hundred and fifty years.
Site historique des Récollets-de-Trois-Rivières
Le site historique des Récollets-de-Trois-Rivières, reconnu en 2003, est un ensemble religieux développé au milieu du XVIIIe siècle. Les bâtiments, construits d’abord pour une communauté religieuse catholique, sont maintenant utilisés pour le culte anglican. L’ensemble forme un plan en « L » et comprend l’église Saint-James et son presbytère. Bâti en 1742, le presbytère en pierre, de plan rectangulaire à deux étages et demi, est coiffé d’un toit aigu à deux versants droits. Il est relié à l’église par un chemin couvert, érigé probablement la même année, coiffé d’un toit à deux versants de pente moins abrupte. Élevée en 1754, l’église en pierre présente un plan rectangulaire formé d’une nef à un vaisseau terminée par un chevet plat. Son toit à deux versants droits de faible pente est surmonté d’un clocher posé sur le faîte en façade. Le site des Récollets-de-Trois-Rivières borde la rue des Ursulines (ancienne rue Notre-Dame), dans un environnement urbain, au coeur de l’arrondissement historique de Trois-Rivières. Situé à proximité du couvent des Ursulines et bordé d’un côté par leur vaste jardin, il voisine également les maisons Georges-De Gannes et Hertel-De La Fresnière, classées monuments historiques. Un site inscrit à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec est associé à ce lieu.
La valeur patrimoniale du site repose sur son intérêt historique. L’ensemble évoque d’abord les Récollets, l’une des communautés fondatrices de la Nouvelle-France. Les religieux arrivent dans la colonie en 1615 et repartent en 1629, lors de la prise de Québec par les frères Kirke. De retour en 1670, quelques membres s’installent à Trois-Rivières, où Mgr François de Laval (1623-1708) leur confie les fonctions curiales de 1671 à 1682. Ils logent en premier lieu chez le gouverneur René Gaultier de Varennes (vers 1635-1689). Le second évêque de Québec, Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), leur remet définitivement la cure de la paroisse de L’Immaculée-Conception-des-Trois-Rivières en 1692, après une interruption de dix ans. Dès l’année suivante, les Récollets érigent un couvent en bois sur un emplacement qui leur a été offert à l’intérieur de l’enceinte de la ville, en bordure de la rue Notre-Dame (actuelle rue des Ursulines). Ils lui adjoignent une chapelle, aussi en bois, entre 1700 et 1703. Le couvent et la chapelle, qui menacent ruine, sont remplacés par des édifices en pierre en 1742 et en 1754. À la suite de la cession du Canada à l’Angleterre (1763), les autorités britanniques interdisent aux Récollets ainsi qu’aux Jésuites toute forme de recrutement. Cette absence de relève force les Récollets à abandonner leur paroisse et leur couvent de Trois-Rivières en 1776. Le gouvernement britannique prend ensuite possession de la propriété. Le couvent abrite un hôpital puis, à partir de 1790, une cour de justice, une prison ainsi que des services administratifs. Quant à la chapelle, elle est utilisée pour la célébration du culte anglican, avant de servir de dépôt pour le matériel médical entre 1779 et 1795. Au cours des années suivantes, elle retrouve graduellement sa fonction de lieu de culte, qu’elle regagne entièrement en 1807. Enfin, le site témoigne de la présence anglicane à Trois-Rivières. À partir de 1820, l’ensemble conventuel est désaffecté. Il est cédé en 1823 à l’Église d’Angleterre, qui consacre l’église sous le vocable Saint-James et transforme l’ancien couvent en presbytère. Le site des Récollets-de-Trois-Rivières est l’un des plus anciens ensembles architecturaux trifluviens.
La valeur patrimoniale du site repose également sur son intérêt architectural. Les édifices témoignent de l’architecture du Régime français et de son évolution. Le presbytère, érigé en 1742, est caractéristique de cette influence notamment par sa maçonnerie en pierre crépie, son toit aigu à deux versants droits ainsi que par l’asymétrie de la composition. L’église, construite en 1754, est également en pierre crépie. Son plan rectangulaire ainsi que sa façade, composée d’un portail cintré, de niches latérales et d’un pignon percé d’un oculus, renvoient à un modèle courant en Nouvelle-France. En 1823, à la suite de l’acquisition de l’ancien ensemble conventuel par l’Église d’Angleterre, d’importants travaux sont réalisés à la chapelle d’après les plans des architectes montréalais Joseph Clark et Terrel Appleton. L’influence palladienne qui marque le XIXe siècle se reflète dans la faible pente du toit ainsi que dans les éléments classiques, tels que le fronton souligné d’une corniche en façade, le portail encadré de pilastres et les chaînes d’angle en pierre de taille. Depuis plus de deux cent cinquante ans, le plan en « L » associé à l’ancien ensemble conventuel a été conservé.