Prévost House
The Prévost house, a cited historic monument, is a Queen Anne Revival bourgeois residence erected in 1891. It has a square main body to which are attached, on the main façade, a projecting front section extended by a semicircular turret and, on the south and east façades, two annexes. Clad in wooden clapboard, its two storeys rest on a raised squared-stone foundation and are topped by a roof of varied volumes. In addition, a covered gallery runs along the main façade and the north façade, where a bay window rises through both storeys. The Prévost house, also known as the maison Blanche, is located in the heart of the village core of the city of Saint-Jérôme, on the edge of place du Curé-Labelle, near Saint-Jérôme Cathedral.
The heritage value of the Prévost house lies in the multiplicity of its functions, which gave it an active social, community and cultural role within the city of Saint-Jérôme. In addition to its residential use, the house has served as Saint-Jérôme’s town hall, a Knights of Columbus hall, a hospice for the elderly and orphans, the Unité sanitaire of the county of Terrebonne, a cultural centre and a charitable centre focused on social integration. Through its various functions, the house met many social needs and contributed to the community and cultural vitality of the city of Saint-Jérôme.
The heritage value of the Prévost house lies in the renown of its first two owners, Wilfrid Prévost (1832-1898), one of the famous Lions du Nord, and his son Jean Prévost (1870-1915). These two lawyers came from a family that played an important public role in the Laurentides and contributed greatly to the development and municipal organization of Saint-Jérôme. Formidable politicians within the Liberal Party, they were renowned for their oratorical talent. Wilfrid was notably mayor of Sainte-Scholastique, member for the county of Deux-Montagnes (1872-1874) and legislative councillor for the Rigaud division (1888-1898). He settled in Saint-Jérôme in 1891 and had the house built the same year, naming it “villa Regina”. Jean, who inherited his father’s passion for politics, rose rapidly in politics, being elected member for Terrebonne in 1900, a position he held until his death in 1915. He also held the post of Minister of Colonization, Mines and Fisheries from 1905 to 1907. The Prévost house evokes the presence of these two politicians in Saint-Jérôme.
The heritage value of the Prévost house lies in its architectural interest. This bourgeois residence illustrates the popularity of the Queen Anne Revival style in the last quarter of the 19th century and the early 20th century. This style, which mainly affected bourgeois residential architecture, is inspired by English vernacular houses of the 17th and 18th centuries. The imposing dwelling is characteristic of this style through, among other things, its broken-up volume, its irregular plan, its roof composed of varied forms, its semicircular turret, its large gallery and its bay window. Also, the ornamentation of buildings inspired by this style is generally restrained. In this case, it is limited to the turret and to certain elements such as the main door. The Prévost house is today the only Queen Anne Revival bourgeois residence in the heart of Saint-Jérôme.
The heritage value of the Prévost house lies in its historical interest. Located in the historic core of the city, it bears witness to the settlement of notables at the end of the 19th century, when bourgeois families such as the Prévosts and the Nantels built luxurious residences there. They thus created the most prestigious neighbourhood in Saint-Jérôme. In 1893, the Prévost family owned at least five properties there, including those of Wilfrid and Jean. The house also evokes the famous political rivalry that pitted their family, associated with the Rouges, against the Nantel family, associated with the Bleus.
The heritage value of the Prévost house lies in its interest for the landscape of Saint-Jérôme. With its small setback, the house is characteristic of the urban layout of Saint-Jérôme. It is also an important visual landmark owing to its location at the corner of rue Labelle and rue Parent, facing place du Curé-Labelle, which did not exist when the house was built. The site was then occupied by Saint-Jérôme’s first church, demolished in 1901. A witness to the evolution of Saint-Jérôme’s urban development, the Prévost house is a distinctive element of its landscape.
Maison Prévost
La maison Prévost, citée monument historique, est une résidence bourgeoise d’esprit néo-Queen Anne érigée en 1891. Elle possède un corps de logis carré auquel se greffent, sur la façade principale, un avant-corps prolongé d’une tourelle semi-circulaire et, sur les façades sud et est, deux annexes. Couverts de planches de bois à clins, ses deux étages reposent sur un soubassement en pierre équarrie exhaussé du sol et sont surmontés d’une toiture aux volumes variés. De plus, une galerie couverte court le long de la façade principale et de la façade nord, où une baie en saillie s’élève sur les deux étages. La maison Prévost, aussi nommée la maison Blanche, se situe au coeur du noyau villageois de la ville de Saint-Jérôme, en bordure de la place du Curé-Labelle, à proximité de la cathédrale Saint-Jérôme.
La valeur patrimoniale de la maison Prévost repose sur la multiplicité de ses fonctions, qui lui ont donné un rôle social, communautaire et culturel actif au sein de la ville de Saint-Jérôme. En plus de sa vocation résidentielle, la maison a occupé les fonctions d’hôtel de ville de Saint-Jérôme, de salle des Chevaliers de Colomb, d’hospice pour vieillards et orphelins, d’Unité sanitaire du comté de Terrebonne, de centre culturel et de centre de bienfaisance axé sur l’insertion sociale. Par ses diverses fonctions, la maison a répondu à de nombreux besoins sociaux et a contribué à la vitalité communautaire et culturelle de la ville de Saint-Jérôme.
La valeur patrimoniale de la maison Prévost repose sur la notoriété de ses deux premiers propriétaires, Wilfrid Prévost (1832-1898), l’un des fameux Lions du Nord, et son fils Jean Prévost (1870-1915). Ces deux avocats sont issus d’une famille qui a joué un important rôle public dans les Laurentides et qui a grandement contribué au développement et à l’organisation municipale de Saint-Jérôme. Politiciens redoutables au sein du Parti libéral, ils sont renommés pour leur talent d’orateur. Wilfrid est notamment maire de Sainte-Scholastique, député du comté de Deux-Montagnes (1872-1874) et conseiller législatif de la division de Rigaud (1888-1898). Il s’établit à Saint-Jérôme en 1891 et fait construire la maison qu’il nomme « villa Regina » la même année. Jean, qui a hérité de la passion de son père pour la politique, connaît une ascension politique rapide alors qu’il est élu député de Terrebonne en 1900, position qu’il conserve jusqu’à sa mort en 1915. Il occupe aussi le poste de ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries de 1905 à 1907. La maison Prévost évoque la présence de ces deux hommes politiques à Saint-Jérôme.
La valeur patrimoniale de la maison Prévost repose sur son intérêt architectural. Cette résidence bourgeoise illustre la popularité du style néo-Queen Anne dans le dernier quart du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ce style qui touche principalement l’architecture résidentielle bourgeoise s’inspire des maisons vernaculaires anglaises des XVIIe et XVIIIe siècles. L’imposante demeure est caractéristique de ce style, entre autres par son volume fractionné, son plan irrégulier, sa toiture composée de formes variées, sa tourelle semi-circulaire, sa grande galerie et sa baie en saillie. Aussi, l’ornementation des bâtiments inspirés de ce style est généralement sobre. Dans ce cas-ci, elle se réduit à la tourelle et à certains éléments tels que la porte principale. La maison Prévost constitue aujourd’hui l’unique résidence bourgeoise néo-Queen Anne du coeur de Saint-Jérôme.
La valeur patrimoniale de la maison Prévost repose sur son intérêt historique. Située dans le noyau historique de la ville, elle témoigne de l’implantation de notables à la fin du XIXe siècle, où des familles bourgeoises telles que les Prévost et les Nantel construisent de luxueuses résidences. Elles créent ainsi le quartier le plus prestigieux du territoire de Saint-Jérôme. En 1893, la famille Prévost y détient au moins cinq propriétés, dont celle de Wilfrid et de Jean. Elle évoque aussi la célèbre rivalité politique qui oppose leur famille, associée aux Rouges, à la famille Nantel, associée aux Bleus.
La valeur patrimoniale de la maison Prévost repose sur son intérêt pour le paysage de Saint-Jérôme. Par sa faible marge de recul, la maison est caractéristique de l’implantation urbaine de Saint-Jérôme. Elle constitue aussi un point de repère visuel important par sa situation au coin des rues Labelle et Parent, face à la place du Curé-Labelle, inexistante lors de la construction de la maison. Le site est alors occupé par la première église de Saint-Jérôme, démolie en 1901. Témoin de l’évolution du développement urbain de Saint-Jérôme, la maison Prévost constitue un élément distinctif de son paysage.