Pokiak Terriorial Historic Site
Pokiak, also known as Old Aklavik, is located across the Peel Channel from modern day Aklavik in the Mackenzie Delta. It covers about a third of a square kilometer along the east bank of the Pokiak Channel. Although established in 1911 as a trading post, it is now included within the present day Aklavik boundaries. There are over 20 building footprints present. These are the vestiges of a once thriving settlement. In the past there were houses, cabins, warehouses, fish houses, smoke houses, stores, trading posts, and even sawmills. Today the site is lightly used as a fishing or recreational area. There is a summer music festival held occasionally called the “Pokiak River Music Festival.” No one lives there full time now.
The heritage value of Pokiak remains in its historical and multi-cultural associations more than the actual buildings at the site. The stories and storytelling about the site are key to valuing Pokiak as an anchor for those stories.
Pokiak originated as a Hudson Bay Company post built in response to increased trade competition from traders on the coast. Kenneth Stewart chose the site on the recommendation of Pokiak, an Inuvialuit man living in the area, and named it as a tribute to him. When the whaling industry slowed in the early 1900’s and trading posts on the coast closed, more Inuvialuit moved inland to Pokiak. Gwich’in people moved down the Peel River to live at Pokiak. This area soon became known as an excellent trapping area and a key transportation centre. By the 1920’s it was the major community in the Delta.
Unfortunately, with the introduction of steam ships and reliance on larger boats, the shallow docking at Pokiak became less desirable than that at Aklavik across the channel. A gradual migration of commerce across the river occurred. After this Pokiak became more of a residential community with a population leaning towards “on the land” people, trappers, non-government, and Métis while the Aklavik side was home to storeowners, religious and government organizations.
Pokiak and Aklavik have a unique history as it is one of the first times the Gwich’in and Inuvialuit co-existed peacefully. Elders from both groups remember early times as times of cooperation and helping each other. The whole flavour of the settlement was multi-ethnic, with Europeans and Canadians arriving in the north to trap, trade, build, and take jobs at new churches, hospitals and government offices. Pokiak highlights and promotes understanding about its inhabitants.
“Well, all I know is I grew up there, and, it was.. a great place. When we were growing up, all the people had a lot of respect for each other. And they helped each other.
Anytime I think of Pokiak I always think of all the good things we did, good times we had. …… I always think of that. …What a great, great way to live, in those days, you know? … But everybody did things like that, really helped each other. “ (Tommy Wright, GSCI 2008)
Lieu historique territorial de Pokiak
Pokiak, également appelé Old Aklavik, est situé de l’autre côté du chenal Peel par rapport à l’actuel Aklavik, dans le delta du Mackenzie. Il couvre environ un tiers de kilomètre carré le long de la rive est du chenal Pokiak. Bien qu’il ait été établi en 1911 comme poste de traite, il est aujourd’hui compris dans les limites actuelles d’Aklavik. On y trouve plus de 20 empreintes de bâtiments. Ce sont les vestiges d’un établissement autrefois florissant. Il y avait jadis des maisons, des cabanes, des entrepôts, des cabanes à poisson, des fumoirs, des magasins, des postes de traite et même des scieries. Aujourd’hui, le site est peu utilisé, comme lieu de pêche ou de loisirs. Un festival de musique estival appelé « Pokiak River Music Festival » s’y tient à l’occasion. Plus personne n’y vit à l’année.
La valeur patrimoniale de Pokiak réside davantage dans ses associations historiques et multiculturelles que dans les bâtiments présents sur le site. Les histoires et les récits liés au site sont essentiels pour reconnaître Pokiak comme point d’ancrage de ces histoires.
Pokiak est à l’origine un poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson construit en réponse à la concurrence commerciale accrue des commerçants de la côte. Kenneth Stewart choisit l’emplacement sur la recommandation de Pokiak, un Inuvialuk qui vivait dans la région, et le nomma en son honneur. Lorsque l’industrie baleinière ralentit au début des années 1900 et que les postes de traite de la côte fermèrent, davantage d’Inuvialuit s’installèrent à l’intérieur des terres, à Pokiak. Des Gwich’in descendirent la rivière Peel pour vivre à Pokiak. Le secteur fut bientôt reconnu comme une excellente zone de piégeage et un important centre de transport. Dans les années 1920, c’était la principale collectivité du Delta.
Malheureusement, avec l’arrivée des bateaux à vapeur et le recours à de plus grandes embarcations, le faible tirant d’eau au quai de Pokiak devint moins avantageux que celui d’Aklavik, de l’autre côté du chenal. Une migration graduelle du commerce vers l’autre rive s’ensuivit. Pokiak devint alors davantage une collectivité résidentielle, dont la population penchait vers les gens vivant « de la terre », les trappeurs, les non-fonctionnaires et les Métis, tandis que le côté d’Aklavik accueillait les propriétaires de magasins ainsi que les organisations religieuses et gouvernementales.
Pokiak et Aklavik ont une histoire unique, car il s’agit de l’une des premières fois où les Gwich’in et les Inuvialuit ont coexisté pacifiquement. Les aînés des deux groupes se souviennent de ces premiers temps comme d’une époque de coopération et d’entraide. L’établissement avait un caractère multiethnique, des Européens et des Canadiens arrivant dans le Nord pour piéger, faire du commerce, construire et occuper des emplois dans les nouvelles églises, les nouveaux hôpitaux et les nouveaux bureaux gouvernementaux. Pokiak met en valeur ses habitants et favorise leur compréhension.
« Eh bien, tout ce que je sais, c’est que j’ai grandi là-bas, et, c’était… un endroit formidable. Quand nous étions jeunes, tout le monde avait beaucoup de respect les uns pour les autres. Et les gens s’entraidaient.
Chaque fois que je pense à Pokiak, je pense toujours à toutes les bonnes choses que nous faisions, aux bons moments que nous passions. […] J’y pense toujours. […] Quelle belle, belle façon de vivre, à cette époque, vous savez? […] Mais tout le monde faisait des choses comme ça, s’entraidait vraiment. » (Tommy Wright, GSCI 2008)