Pointe-aux-Trembles Windmill
The Pointe-aux-Trembles windmill, a classified archaeological property, is a flour mill built in 1719. This cylindrical stone tower, thirteen metres high, has four levels and is topped by a conical roof covered with cedar shingles. The Pointe-aux-Trembles windmill is located between the St. Lawrence River and the former chemin du Roy, now rue Notre-Dame, in the Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles-Montréal-Est borough of the city of Montréal.
The heritage value of the Pointe-aux-Trembles windmill lies in its representativeness of a type of industrial building, the flour mill. Many mills were erected in the St. Lawrence valley in the 17th, 18th and 19th centuries because, under the seigneurial system, seigneurs were obliged to have one built in order to offer the services of a miller to their censitaires, who, in return, were required to have their grain ground there. The Pointe-aux-Trembles windmill is typical of tower mills fitted with a rotating cap that allows the sails to be turned into the wind. Likewise, its internal mechanism bears witness to the technological achievements of the early 18th century, since the fixed curb, the rotating curb and the stone bearing of the windshaft have remained intact. The construction of the first mills dates back to the mid-17th century, when the seigneuries began to be settled. At the beginning of the 18th century, about one hundred flour mills were in operation in the colony. The Pointe-aux-Trembles windmill is one of the last early 18th-century flour mills still standing today.
The heritage value of the Pointe-aux-Trembles windmill also lies in its architectural interest. The very high-quality masonry, with its massive fieldstone walls, is the work of the mason Jean-Baptiste Deguire dit La Rose (1687-1755). It has a particular feature, unique in the Montréal region: the jambs and lintels of the doors and windows are of dressed stone rather than wood, as is usually the case. This feature gives the mill greater solidity and resistance to frost and the elements. The mill’s architecture, designed to ensure its durability, has enabled it to survive to the present day. The mill also has four levels, whereas the windmills of the St. Lawrence valley generally have only three. Its exceptional height of thirteen metres, which makes it the tallest French Regime windmill in Québec, is accentuated by the small artificial mound on which it was erected.
The heritage value of the Pointe-aux-Trembles windmill further lies in its historical interest. Witnesses to a time when the rural landscape merged with the seigneurial landscape, mills reflect the settlement of the St. Lawrence valley. The Sulpicians, seigneurs of the island of Montréal since 1663, had a first mill built at Pointe-aux-Trembles around 1674 by virtue of their seigneurial rights. The mill was erected between the St. Lawrence River and the former chemin du Roy, which became rue Notre-Dame. In 1719, the current mill was built near this site to replace the first mill, which had become inoperative. The Pointe-aux-Trembles windmill is one of the oldest surviving mills in Québec.
Moulin à vent de Pointe-aux-Trembles
Le moulin à vent de Pointe-aux-Trembles, classé bien archéologique, est un moulin à farine construit en 1719. Cette tour cylindrique en pierre, haute de treize mètres, comporte quatre niveaux et est surmontée d’un toit conique couvert en bardeau de cèdre. Le moulin à vent de Pointe-aux-Trembles est situé entre le fleuve Saint-Laurent et l’ancien chemin du Roy, maintenant la rue Notre-Dame, dans l’arrondissement municipal de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles-Montréal-Est de la ville de Montréal.
La valeur patrimoniale du moulin à vent de Pointe-aux-Trembles repose sur sa représentativité par rapport à un type de bâtiment industriel, le moulin à farine. Plusieurs moulins ont été érigés dans la vallée du Saint-Laurent aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, car sous le régime seigneurial, les seigneurs ont l’obligation d’en faire construire un afin d’offrir les services d’un meunier à leurs censitaires qui, en contrepartie, sont tenus d’y faire moudre leurs grains. Le moulin à vent de Pointe-aux-Trembles est typique des moulins-tours munis d’un toit pivotant permettant d’orienter les ailes dans la direction du vent. De même, son mécanisme interne témoigne des réalisations technologiques du début du XVIIIe siècle, car le chemin dormant, le chemin tournant et le coussinet de pierre de l’arbre tournant sont demeurés intacts. La construction des premiers moulins remonte au milieu du XVIIe siècle, alors que les seigneuries commencent à se peupler. Au début du XVIIIe siècle, une centaine de moulins à farine sont en activité dans la colonie. Le moulin à vent de Pointe-aux-Trembles est l’un des derniers moulins à farine du début du XVIIIe siècle à être encore debout aujourd’hui.
La valeur patrimoniale du moulin à vent de Pointe-aux-Trembles repose également sur son intérêt architectural. La maçonnerie de très grande qualité avec ses murs massifs en pierre des champs est l’oeuvre du maçon Jean-Baptiste Deguire dit La Rose (1687-1755). Elle présente une caractéristique particulière, unique dans la région montréalaise : les jambages et les linteaux des portes et des fenêtres sont en pierre de taille plutôt qu’en bois comme c’est habituellement le cas. Cette particularité confère au moulin davantage de solidité et de résistance au gel et aux intempéries. L’architecture du moulin, conçue de manière à assurer sa durabilité, lui a permis de subsister jusqu’à nos jours. Le moulin comporte également quatre niveaux, alors que les moulins à vent de la vallée du Saint-Laurent n’en possèdent généralement que trois. Sa hauteur exceptionnelle de treize mètres, qui en fait le moulin à vent du Régime français le plus élevé du Québec, est accentuée par la petite butte artificielle sur laquelle il a été érigé.
La valeur patrimoniale du moulin à vent de Pointe-aux-Trembles repose en outre sur son intérêt historique. Témoins d’une époque où le paysage rural se confond avec le paysage seigneurial, les moulins rendent compte du peuplement de la vallée du Saint-Laurent. Les Sulpiciens, seigneurs de l’île de Montréal depuis 1663, font construire un premier moulin à Pointe-aux-Trembles vers 1674 en vertu de leurs droits seigneuriaux. Le moulin est érigé entre le fleuve Saint-Laurent et l’ancien chemin du Roy, devenu la rue Notre-Dame. En 1719, le moulin actuel est construit à proximité de ce site afin de remplacer le premier moulin devenu inopérant. Le moulin à vent de Pointe-aux-Trembles est l’un des plus anciens moulins du Québec à subsister.