Pierre-Stanislas-et-Elzéar-Bédard House
Pierre-Stanislas-et-Elzéar-Bédard House, classified in 1965, is a Neoclassical-inspired urban residence built between 1779 and 1785 and enlarged during the 19th century. The designation includes the lot. The rectangular, three-and-a-half-storey stone building is topped with a straight-pitched gable roof. The façade is roughcast and one gable wall is clad in clapboard. Pierre-Stanislas-et-Elzéar-Bédard House has a rear yard. It is located in the historic district of Vieux-Québec, near the Château Frontenac.
The heritage value of this house lies in its historical interest. The building served as the residence of three politicians who left their mark on the history of Québec. The dwelling was acquired in 1800 by Pierre-Stanislas Bédard (1762-1829), then leader of the Parti canadien in the House of Assembly of Lower Canada. Bédard was the founder of the newspaper “Le Canadien”, his party’s principal instrument of political action. It was in the pages of this newspaper that he would formulate the theory of ministerial responsibility. His son, Elzéar Bédard (1799-1849), inherited the house in 1830. First mayor of the city of Québec in 1833 and 1834, he was also leader of the moderate wing of the Parti patriote in the House of Assembly of Lower Canada. It was probably in this residence that Bédard and three other members, including Louis-Joseph Papineau (1786-1871), drafted the 92 Resolutions that the House would send to the Parliament in London. The house was sold to Jean Chabot (1806-1860) in 1836. He would be a member of the Legislative Assembly of the Province of Canada from 1843 to 1856. He would serve as commissioner of Public Works in three successive ministries of the United Province of Canada. Pierre-Stanislas-et-Elzéar-Bédard House was thus inhabited by three important political figures, in addition to having possibly served as a workplace for the drafters of the 92 Resolutions.
The heritage value of the house also lies in its architectural interest. This residence belongs to the type of the Neoclassical-inspired urban house. The original body, one and a half storeys high, was built between 1779 and 1785. It was raised in 1815 and in 1830. The Neoclassical influence is reflected in the symmetrical composition of the façade, the top storey treated as an attic and the various ornamental elements, notably the doorway composed of Ionic pilasters, an entablature and a glazed transom. The façade is roughcast, while the gable wall facing the street is clad in clapboard. The interior includes several joinery elements, a black marble mantelpiece, a terracotta stove and a staircase whose newel post is adorned with a beaver and maple leaves.
Maison Pierre-Stanislas-et-Elzéar-Bédard
La maison Pierre-Stanislas-et-Elzéar-Bédard, classée en 1965, est une résidence urbaine d’inspiration néoclassique construite entre 1779 et 1785 et agrandie pendant le XIXe siècle. La désignation comprend le terrain. L’édifice en pierre, de plan rectangulaire à trois étages et demi, est coiffé d’un toit à deux versants droits. La façade est crépie et un mur pignon est lambrissé de planches à clins. La maison Pierre-Stanislas-et-Elzéar-Bédard est dotée d’une cour arrière. Elle est située dans l’arrondissement historique du Vieux-Québec, à proximité du château Frontenac.
La valeur patrimoniale de cette maison repose sur son intérêt historique. L’édifice a servi de résidence à trois hommes politiques qui ont marqué l’histoire du Québec. La demeure est acquise en 1800 par Pierre-Stanislas Bédard (1762-1829), alors chef du parti canadien à la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada. Bédard est le fondateur du journal « Le Canadien », principal instrument d’action politique de son parti. C’est dans les pages de ce journal qu’il formulera la théorie de la responsabilité ministérielle. Son fils, Elzéar Bédard (1799-1849), hérite de la maison en 1830. Premier maire de la ville de Québec en 1833 et 1834, il est également chef de l’aile modérée du parti patriote à la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada. C’est probablement dans cette résidence que Bédard et trois autres députés, dont Louis-Joseph Papineau (1786-1871), rédigent les 92 Résolutions qui seront envoyées par la Chambre au Parlement de Londres. La maison est vendue à Jean Chabot (1806-1860) en 1836. Celui-ci sera député à l’Assemblée législative de la province du Canada de 1843 à 1856. Il agira comme commissaire des Travaux publics dans trois ministères successifs du Canada-Uni. La maison Pierre-Stanislas-et-Elzéar-Bédard a ainsi été habitée par trois personnages politiques importants, en plus d’avoir possiblement servi de lieu de travail aux rédacteurs des 92 Résolutions.
La valeur patrimoniale de la maison repose aussi sur son intérêt architectural. Cette résidence se rattache au type de la maison urbaine d’inspiration néoclassique. Le carré d’origine, d’une hauteur d’un étage et demi, a été construit entre 1779 et 1785. Il a été rehaussé en 1815 et en 1830. L’influence néoclassique se reflète dans la composition symétrique de la façade, le dernier étage traité en attique et les divers éléments d’ornementation, notamment le portail composé de pilastres ioniques, d’un entablement et d’une imposte vitrée. La façade est crépie, tandis que le mur pignon bordant la rue est lambrissé de planches à clins. L’intérieur comprend plusieurs éléments en bois menuisé, un manteau de cheminée en marbre noir, un poêle en terre cuite et un escalier dont le poteau d’arrêt est orné d’un castor et de feuilles d’érable.