Pierre-Lacroix House
The Pierre-Lacroix House, a classified historic monument, is a Neoclassical-inspired dwelling erected between 1820 and 1830. The one-and-a-half-storey rectangular stone residence is topped by a gable roof with flared eaves. It faces the rivière Chaudière, along the main street of the municipality of Sainte-Marie, near the Manoir Taschereau, also a classified historic monument.
The heritage value of the Pierre-Lacroix House lies in its age. Erected between 1820 and 1830, it is one of the oldest surviving dwellings in the seigneury of Sainte-Marie, and one of the oldest in the Beauce. The seigneury of Sainte-Marie, which gave rise to the municipality of the same name, was granted to Thomas-Jacques Taschereau (1680-1749) as early as 1736, but settlement began slowly. Settlement accelerated in the second half of the century, reaching 1128 souls in 1790.
The heritage value of the Pierre-Lacroix House also lies in its regional rarity, since stone houses are uncommon in the Beauce. Built by Vital Rêche, contractor and mason, for the blacksmith Pierre Lacroix, it is today the only example in Sainte-Marie and one of the few in the region. Building stone such as limestone, rare on the south shore, was usually reserved for prestigious residences (seigneurial manor houses) or community buildings (churches, presbyteries, mills).
The heritage value of the Pierre-Lacroix House also lies in its representativeness as an example of the Neoclassical-inspired Québec-style house. Originating in Europe, the Neoclassical movement influenced Québec housing in the 19th century and was one of the first British contributions to leave its mark on Québec architecture. In the case of the Pierre-Lacroix House, the Neoclassical influence is felt above all in the symmetry of the façade, the regular arrangement of the openings, the cornice returns and the use of ornaments drawn from the classical vocabulary, notably for the doorway. This doorway consists of fluted pilasters supporting an entablature and a moulded cornice.
Maison Pierre-Lacroix
La maison Pierre-Lacroix, classée monument historique, est une demeure d’inspiration néoclassique érigée entre 1820 et 1830. La résidence en pierre, de plan rectangulaire et à un étage et demi, est coiffée d’un toit à deux versants retroussés. Elle est située face à la rivière Chaudière, en bordure de la rue principale de la municipalité de Sainte-Marie, à proximité du manoir Taschereau aussi classé monument historique.
La valeur patrimoniale de la maison Pierre-Lacroix repose sur son ancienneté. Érigée entre 1820 et 1830, elle est l’une des plus anciennes habitations de la seigneurie de Sainte-Marie à subsister, et l’une des plus vieilles de la Beauce. La seigneurie de Sainte-Marie, qui donne naissance à la municipalité du même nom, est concédée à Thomas-Jacques Taschereau (1680-1749) dès 1736, mais la colonisation débute lentement. Le peuplement s’accélère dans la seconde moitié du siècle pour atteindre 1128 âmes en 1790.
La valeur patrimoniale de la maison Pierre-Lacroix repose aussi sur sa rareté régionale, puisque les maisons en pierre sont peu fréquentes dans la Beauce. Construite par Vital Rêche, entrepreneur et maçon, pour le forgeron Pierre Lacroix, c’est aujourd’hui le seul exemple à Sainte-Marie et l’un des seuls de la région. La pierre à bâtir tel le calcaire, rare sur la rive sud, est habituellement réservée aux résidences prestigieuses (manoirs seigneuriaux) ou aux édifices communautaires (églises, presbytères, moulins).
La valeur patrimoniale de la maison Pierre-Lacroix repose également sur sa représentativité en tant qu’exemple de la maison québécoise d’inspiration néoclassique. Originaire d’Europe, le courant néoclassique influence l’habitation québécoise au XIXe siècle et constitue l’un des premiers apports britanniques à marquer l’architecture du Québec. L’influence néoclassique se fait surtout sentir, dans le cas de la maison Pierre-Lacroix, dans la symétrie de la façade, l’ordonnance régulière des ouvertures, les retours de corniches ainsi que l’utilisation d’ornements tirés du vocabulaire classique, notamment pour le portail. Ce portail se compose de pilastres cannelés supportant un entablement et une corniche moulurée.