Persillier-Dit-Lachapelle House
Persillier-Dit-Lachapelle House, a cited historic monument, is a Neoclassical-inspired middle-class residence erected around 1840. The grey limestone residence is almost square in plan. It is two and a half storeys high and topped by a gently sloping hip roof pierced by dormers. The building is located along boulevard Gouin, near the Île-de-la-Visitation nature park, in the Ahuntsic-Cartierville borough of the city of Montréal.
The house is located within the Ancien-Village-du-Sault-au-Récollet heritage site.
The heritage value of Persillier-Dit-Lachapelle House lies in its architectural interest. Erected around 1840, this residence illustrates the spread of the Neoclassical movement associated, notably, with the British presence in the St. Lawrence valley in the 19th century. Characterized by the use of a classical architectural vocabulary, Neoclassicism first appeared in public and institutional settings and then spread to commercial and residential architecture. Between 1830 and 1860, Neoclassical villas multiplied throughout Québec. Persillier-Dit-Lachapelle House illustrates this type through the restrained composition of its façade, its symmetrically arranged openings emphasized by jambs, its use of better-dressed squared stone on the main façade, its gently sloping hip roof with curved eaves inspired by Regency cottages, its bracketed cornice and its two stone chimneys on the side façades. Through its forms and composition, Persillier-Dit-Lachapelle House bears witness to the influence of the Neoclassical movement on Québec’s built landscape in the 19th century. It is a unique example within the architectural fabric of the former village of Sault-au-Récollet.
The heritage value of Persillier-Dit-Lachapelle House also lies in its association with an illustrious family. The Persillier dit Lachapelle family played a considerable role in the history of the parish of Sault-au-Récollet. Pascal Persillier dit Lachapelle senior (1781-1851), a tanner and businessman from the côte des Neiges, obtained from the Sulpicians in the 1820s leases to operate the mills of Lachine on the St. Lawrence River and of Gros-Sault on the rivière des Prairies, in the parish of Sault-au-Récollet. During the same period, he initiated the construction of a toll bridge whose alignment recalls that of the Lachapelle bridge. Pascal Persillier dit Lachapelle junior (1806-1853) acquired from the Sulpicians, in 1837, the mill dam (digue des Moulins) as well as the ungranted lands of Île de la Visitation. Between 1837 and 1845, the purchase of adjacent lands enabled him to assemble a large property facing the mill dam. Around 1840, an imposing stone house was built on these lands, evoking the affluence and prosperity of its first occupants. The residence is the main surviving witness to this estate. The presence of the house recalls the importance of the Persillier dit Lachapelle family in the development of the economy of the north of the island of Montréal in the 19th century.
Maison Persillier-Dit-Lachapelle
La maison Persillier-Dit-Lachapelle, citée monument historique, est une résidence bourgeoise d’inspiration néoclassique érigée vers 1840. La demeure, en pierre calcaire grise, présente un plan presque carré. Elle compte deux étages et demi et est coiffé d’un toit à quatre versants à pente douce percé de lucarnes. Le bâtiment est situé en bordure du boulevard Gouin, à proximité du parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, dans l’arrondissement municipal d’Ahuntsic-Cartierville de la ville de Montréal.
La maison se trouve au sein du site du patrimoine de l’ancien village du Sault-au-Récollet.
La valeur patrimoniale de la maison Persillier-Dit-Lachapelle repose sur son intérêt architectural. Érigée vers 1840, cette résidence illustre la pénétration du courant néoclassique associé, notamment, à la présence britannique dans la vallée du Saint-Laurent au XIXe siècle. Caractérisé par l’emploi d’un vocabulaire architectural classique, le néoclassicisme est d’abord apparu dans les milieux publics et institutionnels puis s’est répandu dans l’architecture commerciale et résidentielle. Entre 1830 et 1860, les villas néoclassiques se multiplient sur le territoire québécois. La maison Persillier-Dit-Lachapelle est une illustration de ce type par la composition sobre de sa façade, ses ouvertures symétriquement disposées et soulignées de jambages, son utilisation de la pierre équarrie de meilleure taille en façade principale, son toit à croupes à pente douce avec son avant-toit courbé inspiré des cottages Regency, sa corniche à consoles ainsi que ses deux cheminées en pierre des façades latérales. Par ses formes et sa composition, la maison Persillier-Dit-Lachapelle témoigne de l’influence du courant néoclassique sur le paysage bâti québécois au XIXe siècle. Il s’agit d’un exemple unique dans la trame architecturale de l’ancien village du Sault-au-Récollet.
La valeur patrimoniale de la maison Persillier-Dit-Lachapelle repose aussi sur son association avec une illustre famille. La famille Persillier dit Lachapelle a joué un rôle considérable dans l’histoire de la paroisse du Sault-au-Récollet. Pascal Persillier dit Lachapelle père (1781-1851), tanneur et homme d’affaires de la côte des Neiges, obtient des Sulpiciens dans les années 1820 des baux d’exploitation pour les moulins de Lachine sur le fleuve Saint-Laurent et du Gros-Sault sur la rivière des Prairies, dans la paroisse du Sault-au-Récollet. Il initie à la même époque la construction d’un pont à péage dont le tracé évoque celui du pont Lachapelle. Pascal Persillier dit Lachapelle fils (1806-1853) acquiert des Sulpiciens, en 1837, la digue des Moulins ainsi que les terres non concédées de l’île de la Visitation. Entre 1837 et 1845, l’achat de terres adjacentes lui permet de constituer une vaste propriété qui fait face à la digue des Moulins. Vers 1840, une imposante maison en pierre est construite sur ces terres, évoquant l’aisance et la prospérité de ses premiers occupants. La demeure constitue le principal témoin de ce domaine. La présence de la maison rappelle l’importance de la famille Persillier dit Lachapelle dans le développement de l’économie du nord de l’île de Montréal au XIXe siècle.