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Percé Natural District

The Percé natural district, declared in 1973, is a natural, village and tourist area covering 40 square kilometres. Its perimeter includes the natural amphitheatre comprising Mont Sainte-Anne and Mont Blanc, the shoreline from Pic de l’Aurore to Cap Blanc, and the village. It also takes in a marine area including Rocher Percé and Île Bonaventure, the Malbaie shoreline from Pointe des Cannes-de-Roches to Pic de l’Aurore, and an inland zone west of the two mountains. The district is part of the Appalachian chain, to which it owes its rugged relief and its many spectacular geomorphological features sculpted by the sea.

The natural amphitheatre of Percé is dominated by Mont Sainte-Anne and Mont Blanc, which rise more than 350 metres above sea level and whose slopes are largely wooded. The coast there is defined, from north to south, by Pic de l’Aurore, the Trois-Soeurs and Cap Barré, Anse du Nord, Mont Joli (which is in fact a cape), Cap Canon, Anse du Sud (also called Baie de Percé) and Cap Blanc. Three main roads cross it: Route 132, which follows the shoreline and a segment of which is nicknamed the Côte de la Surprise, Route des Failles, which skirts the mountains to the south, and Route d’Irlande. The linear village, wedged between the sea and the mountain, adapts to the relief. It has more than 300 buildings, including 19th-century structures, notably buildings associated with the fishing industry, bourgeois or village houses, and vacation residences.

The marine area, which forms the eastern portion of the district, is marked by two spectacular natural formations. Measuring 471 metres long and 75 to 88 metres high, Rocher Percé lies some two hundred metres from Mont Joli. As for Île Bonaventure, more than two kilometres in diameter, it rises about three kilometres from Anse du Sud.

The Percé natural district is located on a point at the eastern tip of the Gaspé Peninsula. Five sites listed in the Inventaire des sites archéologiques du Québec are associated with the place.

The heritage value of the Percé natural district lies in the exceptional interest of its landscape and in its emblematic character. The exceptional nature of this area on the Gulf of St. Lawrence is due to the natural amphitheatre, to the spectacular Rocher Percé, which has become the symbol of the Gaspésie, to Île Bonaventure, with its cliffs inhabited during the summer season by a large colony of northern gannets, and to its reddish cliffs, which offer remarkable panoramas. In addition, the natural amphitheatre includes a linear built environment that adapts to the relief and reflects the distinctive activities of the place. These qualities make the district an essential destination and an emblematic image of Québec tourism.

The heritage value of the district also lies in its historical interest. Celebrated for its natural phenomena, this area was also shaped by the fisheries and by the tourist industry. Probably frequented by Aboriginal peoples in prehistoric times, it was apparently known to the Breton, Norman, Spanish and Basque cod fishers who fished in the Gulf of St. Lawrence from the mid-16th century. During the following century, the place was one of their main centres of activity. The first attempt at settlement dates back to the 1660s, but the settlement was destroyed and abandoned in 1690. Percé came back to life around 1780, when the Jersey businessman Charles Robin (1743-1824) set up his company’s main fishing post there. The 19th century was the golden age of the dried cod trade in the Gaspésie. The settlement became a village and one of the most important fishing centres in eastern Canada. With the decline of the fisheries in the early 20th century, tourism became the main economic activity of the locality, which was linked to the continental railway network in 1911, then to the road network in 1928. Travellers could now do the “tour of the Gaspésie” by car. During the second half of the 20th century, they came in ever-greater numbers to Percé, which is today a leading tourist hub in Québec.

The heritage value of the district also lies in the interest of its architecture. Percé has buildings that illustrate the two main activities that shaped its history: the fisheries and tourism. The fisheries are reflected notably in the Charles Robin and Company complex, concentrated in the village core (one of the most remarkable fishery complexes in the Gaspésie), and in the small 19th-century fishers’ houses. These vernacular wooden buildings display simple, sober architecture. At the same time, the houses built in the second half of the 19th century for the agents or managers of the fishing companies, or for merchants and notables, are representative of bourgeois residential architecture. They illustrate various movements that left their mark on Québec, such as Neoclassicism. Tourism, for its part, is evoked by the former annex of the Perce Rock House hotel (town hall) and by a few accomplished examples of bourgeois vacation residences, the oldest of which date back to the late 19th century. The district also has several early 20th-century village houses that show an American influence. Finally, the Catholic religious complex, located on a promontory in the centre of the village, together with the Anglican church and its cemetery, occupying a more isolated site, signal the coexistence of these two denominations.

Français

Arrondissement naturel de Percé

L’arrondissement naturel de Percé, décrété en 1973, est un territoire à caractère naturel, villageois et touristique d’une superficie de 40 kilomètres carrés. Son périmètre comprend l’amphithéâtre naturel qui comporte le mont Sainte-Anne et le mont Blanc, le littoral depuis le pic de l’Aurore jusqu’au cap Blanc ainsi que le village. Il englobe aussi un espace maritime incluant le rocher Percé et l’île Bonaventure, le littoral de la Malbaie depuis la pointe des Cannes-de-Roches jusqu’au pic de l’Aurore et une zone à l’intérieur des terres située à l’ouest des deux monts. L’arrondissement fait partie de la chaîne des Appalaches, à laquelle il doit son relief accidenté et ses nombreux phénomènes géomorphologiques spectaculaires sculptés par la mer.

L’amphithéâtre naturel de Percé est dominé par le mont Sainte-Anne et le mont Blanc, qui s’élèvent à plus de 350 mètres d’altitude et dont les pentes sont en grande partie boisées. La côte y est définie, du nord au sud, par le pic de l’Aurore, les Trois-Soeurs et le cap Barré, l’anse du Nord, le mont Joli (qui est en fait un cap), le cap Canon, l’anse du Sud (aussi nommée baie de Percé) et le cap Blanc. Trois routes principales le traversent : la route 132 qui longe le littoral et dont un segment est surnommé la côte de la Surprise, la route des Failles qui contourne les monts au sud et la route d’Irlande. Le village linéaire, pris entre la mer et la montagne, s’adapte au relief. Il compte plus de 300 bâtiments, dont des constructions du XIXe siècle, et notamment des structures liées à l’industrie de la pêche, des maisons bourgeoises ou villageoises et des résidences de villégiature.

L’espace maritime, qui constitue la portion orientale de l’arrondissement, est marqué par deux formations naturelles spectaculaires. Long de 471 mètres et haut de 75 à 88 mètres, le rocher Percé est distant de quelque deux cents mètres du mont Joli. Pour ce qui est de l’île Bonaventure, d’un diamètre de plus de deux kilomètres, elle émerge à environ trois kilomètres de l’anse du Sud.

L’arrondissement naturel de Percé est situé sur une pointe à l’extrémité est de la péninsule gaspésienne. Cinq sites inscrits à l’Inventaire des sites archéologiques du Québec sont associés au lieu.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement naturel de Percé repose sur l’intérêt exceptionnel de son paysage et sur son caractère emblématique. L’exceptionnalité de ce territoire en bordure du golfe du Saint-Laurent est redevable à l’amphithéâtre naturel, au spectaculaire rocher Percé devenu le symbole de la Gaspésie, à l’île Bonaventure avec ses falaises habitées durant la belle saison par une importante colonie de fous de Bassan ainsi qu’à ses falaises rougeâtres qui offrent des panoramas remarquables. De plus, l’amphithéâtre naturel inclut un milieu bâti linéaire qui s’adapte au relief et reflète les activités distinctives du lieu. Ces qualités font de l’arrondissement une destination incontournable et une image emblématique du tourisme québécois.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose également sur son intérêt historique. Célébré pour ses phénomènes naturels, ce territoire a aussi été marqué par les pêcheries et par l’industrie touristique. Vraisemblablement fréquenté par les Amérindiens pendant la préhistoire, il est, semble-t-il, connu des morutiers bretons, normands, espagnols et basques qui pêchent dans le golfe du Saint-Laurent depuis le milieu du XVIe siècle. Pendant le siècle suivant, le lieu constitue l’un de leurs principaux centres d’activité. La première tentative de peuplement remonte aux années 1660, mais l’établissement est détruit et abandonné en 1690. Percé reprend vie vers 1780, alors que l’homme d’affaires jersiais Charles Robin (1743-1824) y met en place le principal poste de pêche de sa compagnie. Le XIXe siècle représente l’âge d’or du commerce de la morue séchée en Gaspésie. L’agglomération devient un village et l’un des plus importants centres de pêche de l’est du Canada. Avec le déclin des pêcheries au début du XXe siècle, le tourisme est l’activité économique principale de la localité, qui est reliée au réseau ferroviaire continental en 1911, puis au réseau routier en 1928. Les voyageurs peuvent dorénavant faire le ” tour de la Gaspésie ” en automobile. Pendant la seconde moitié du XXe siècle, ils viennent de plus en plus nombreux à Percé, qui est aujourd’hui un pôle touristique de premier plan au Québec.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement repose également sur l’intérêt de son architecture. Percé compte des bâtiments qui illustrent les deux principales activités qui ont forgé son histoire : les pêcheries et le tourisme. Les pêcheries se reflètent notamment dans l’ensemble de la Charles Robin and Company, concentré dans le noyau villageois (un des complexes de pêcheries les plus remarquables en Gaspésie) et dans les petites maisons de pêcheurs du XIXe siècle. Ces constructions vernaculaires en bois présentent une architecture simple et sobre. Parallèlement, les maisons bâties dans la seconde moitié du XIXe siècle pour les représentants ou les dirigeants des compagnies de pêcheries, ou encore pour les marchands et les notables, sont représentatives de l’architecture résidentielle bourgeoise. Elles illustrent différents courants qui ont marqué le Québec, tels que le néoclassicisme. Le tourisme est quant à lui évoqué par l’ancienne annexe de l’hôtel Perce Rock House (hôtel de ville) et dans quelques exemples achevés de résidence de villégiature bourgeoise, dont les plus anciens remontent à la fin du XIXe siècle. L’arrondissement compte aussi plusieurs maisons villageoises du début du XXe siècle qui témoignent d’une influence américaine. Enfin, l’ensemble religieux catholique, situé sur un promontoire au centre du village, ainsi que l’église anglicane et son cimetière, occupant un site plus isolé, signalent la coexistence de ces deux confessions.

Location: Percé
Emplacement : Percé
Coordinates · Coordonnées: 48.521310, -64.214250
Marker type: Declared Natural District
Type de repère : Arrondissement naturel décrété
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
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