Paroisse Saint-Pierre
Paroisse Saint-Pierre is located in the village of Cheticamp, on Cape Breton Island, Nova Scotia on a slight rise overlooking Cheticamp Harbour. This large sandstone church with a central tower, open belfry and rounded apse at the rear, is a prominent structure which can be seen at some distance. It has a traditional east-west orientation as was characteristic of early ecclesiastical architecture. The building and property are included in the municipal designation.
Paroisse Saint-Pierre is valued as a very fine example of French-Canadian Neo-classical church architecture. Built in 1893, it was designed by David Ouellet (1844-1915), a Quebec City architect. Joseph-Hubert Morin, a contractor from Trois-Pistoles and the other tradesmen (including Jean Belzile et Fils) who worked on the church, were all from Quebec. With its tall silver spire and steeply pitched roof, it resembles many other Catholic churches built along the St. Lawrence River in Quebec.
The church is also valued as one of only a few stone churches on Cape Breton Island and as one of the finest examples of a style of church architecture developed in Quebec which is rarely seen outside that province. The main body of the church is constructed of rusticated sandstone and consists of a long nave with a large square central tower and open octagonal belfry on the west façade reaching over fifty metres in height. The main entrance is surmounted by a large rose window with stained glass. An elongated chapel and sacristy is attached to the eastern end of the church. Most of the exterior details of the church are French Neo-Classical in origin, such as rounded arch windows with keystones, pediments, and entablatures.
The interior of the church is the most impressive aspect of architect Ouellet’s design. The barrel-vaulted nave with its two aisles and upper gallery leads the eye straight towards the main altar in the eastern apse. The ornate altar, built in 1912, has a Baroque-style baldacchino over the tabernacle. Two rows of nave piers with multiple Corinthian columns support an upper gallery and stop just one bay short of the chancel skilfully introducing the effect of a transept into the rectangular plan. The vault and ceilings, decorated with plasterwork and gold leaf, were completed by 1900.
Paroisse Saint-Pierre is also valued culturally for its central role in the spiritual life of Cheticamp, a French Acadian Catholic community. The first Acadians settled in the sheltered valley at the foot of the coastal highlands; however after the northern end of Cheticamp Harbour was opened up in 1874, the potential for developing the fishery here became obvious, and community activities slowly relocated closer to the harbour. The people were reluctant to abandon their substantial stone church at Le Buttereau (constructed in 1868) and remained in the valley until the energetic efforts of their new parish priest, Father Fiset, persuaded them to construct a new church along the harbour.
Father Pierre Fiset, parish priest in Cheticamp from 1875 to his death in 1909, began his project by establishing an annual levy in the 1880’s to raise money for the construction of a new church closer to the harbour. The church was truly a community effort. Sandstone building materials were quarried at the north end of Cheticamp Island, donated by the Robin Company, and was ferried across the ice to the building site. Once the new church was partially built, the older stone church at Le Buttereau was demolished and its stone was transferred to the new one. The rose window, the stone medallion engraved with St. Peter’s keys, some of the stone steps, the altar (now located in the sacristy) and the bell from the old outside belfry named “Marie”, were also used in the new Paroisse Saint-Pierre. Parishioners also donated wood, mortar and their labour, and after the levy ended, even their fishing catches, towards the construction. Father Fiset, who was closely involved in the community, donated his considerable energy and some of his own funds to the project. He succeeded in building an imposing and beautiful church which has become a landmark in northern Cape Breton. It is a monument to his efforts, he was buried in a crypt beneath the church.
Paroisse Saint-Pierre
La paroisse Saint-Pierre est située dans le village de Cheticamp, sur l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, sur une légère élévation surplombant le havre de Cheticamp. Cette grande église en grès, dotée d’une tour centrale, d’un beffroi ouvert et d’une abside arrondie à l’arrière, est une structure imposante visible de loin. Elle présente une orientation traditionnelle est-ouest, caractéristique des débuts de l’architecture ecclésiastique. Le bâtiment et la propriété sont visés par la désignation municipale.
La paroisse Saint-Pierre est appréciée comme un très bel exemple de l’architecture religieuse néoclassique canadienne-française. Construite en 1893, elle fut conçue par David Ouellet (1844-1915), architecte de Québec. Joseph-Hubert Morin, entrepreneur de Trois-Pistoles, et les autres gens de métier (dont Jean Belzile et Fils) qui travaillèrent à l’église venaient tous du Québec. Avec sa haute flèche argentée et son toit à forte pente, elle ressemble à de nombreuses autres églises catholiques construites le long du fleuve Saint-Laurent, au Québec.
L’église est également appréciée comme l’une des rares églises en pierre de l’île du Cap-Breton et comme l’un des plus beaux exemples d’un style d’architecture religieuse développé au Québec et rarement observé hors de cette province. Le corps principal de l’église est construit en grès rustiqué et se compose d’une longue nef dotée d’une grande tour centrale carrée et d’un beffroi octogonal ouvert sur la façade ouest, atteignant plus de cinquante mètres de hauteur. L’entrée principale est surmontée d’une grande rosace à vitraux. Une chapelle allongée et une sacristie sont rattachées à l’extrémité est de l’église. La plupart des détails extérieurs de l’église sont d’origine néoclassique française, comme les fenêtres en plein cintre à clés de voûte, les frontons et les entablements.
L’intérieur de l’église est l’aspect le plus impressionnant de la conception de l’architecte Ouellet. La nef voûtée en berceau, avec ses deux bas-côtés et sa tribune, conduit le regard directement vers le maître-autel, dans l’abside est. L’autel orné, construit en 1912, comporte un baldaquin de style baroque au-dessus du tabernacle. Deux rangées de piliers de nef à colonnes corinthiennes multiples soutiennent une tribune et s’arrêtent à une travée seulement du chœur, introduisant habilement l’effet d’un transept dans le plan rectangulaire. La voûte et les plafonds, décorés de plâtrerie et de feuille d’or, furent achevés en 1900.
La paroisse Saint-Pierre est également appréciée sur le plan culturel pour son rôle central dans la vie spirituelle de Cheticamp, communauté acadienne catholique francophone. Les premiers Acadiens s’établirent dans la vallée abritée au pied des hautes terres côtières; toutefois, après l’ouverture de l’extrémité nord du havre de Cheticamp en 1874, le potentiel de développement de la pêche y devint évident, et les activités communautaires se déplacèrent lentement plus près du havre. Les gens hésitaient à abandonner leur imposante église en pierre du Buttereau (construite en 1868) et demeurèrent dans la vallée jusqu’à ce que les efforts énergiques de leur nouveau curé, le père Fiset, les persuadent de construire une nouvelle église le long du havre.
Le père Pierre Fiset, curé de Cheticamp de 1875 jusqu’à sa mort en 1909, amorça son projet en instituant dans les années 1880 une contribution annuelle afin de recueillir des fonds pour la construction d’une nouvelle église plus près du havre. L’église fut véritablement le fruit d’un effort communautaire. Les matériaux de construction en grès furent extraits à l’extrémité nord de l’île de Cheticamp, donnés par la Robin Company, et transportés sur la glace jusqu’au chantier. Une fois la nouvelle église partiellement construite, l’ancienne église en pierre du Buttereau fut démolie et sa pierre fut transportée vers la nouvelle. La rosace, le médaillon de pierre gravé des clés de saint Pierre, certaines des marches de pierre, l’autel (aujourd’hui situé dans la sacristie) et la cloche de l’ancien beffroi extérieur, nommée « Marie », furent aussi réutilisés dans la nouvelle paroisse Saint-Pierre. Les paroissiens donnèrent également du bois, du mortier et leur travail et, après la fin de la contribution, même leurs prises de pêche, pour la construction. Le père Fiset, qui était très engagé dans la communauté, consacra au projet son énergie considérable et une partie de ses propres fonds. Il réussit à construire une église imposante et magnifique, devenue un point de repère dans le nord du Cap-Breton. Elle est un monument à ses efforts; il fut inhumé dans une crypte sous l’église.