Ouellet House
The Ouellet house, a cited historic monument, is a rural residence built around 1870. The rectangular, two-storey dwelling is topped by a straight gable roof. A two-storey wooden annex, which repeats the form of the main block on a smaller scale, is attached to the right gable wall, set back from the façade. The house is set back from Route 230, north of the village core of the municipality of Sainte-Hélène.
The heritage value of the Ouellet house lies in its architectural interest. The residence is an example of a vernacular dwelling incorporating elements of Georgian architecture and eclecticism. Georgian architecture, derived from classicism, had been in vogue in Europe for a century when it crossed over to the American colonies. It was incorporated into local architecture in the construction of houses for prominent citizens on the east coast. It then spread more widely with the publication of architectural pattern books between 1740 and 1750. Until the end of the 19th century in the United States, the Georgian farmhouse was built of stone, brick or wood depending on the material available locally. It was very popular in New Jersey, where a building serving as a kitchen was attached to it. This building repeats the same forms, but on a smaller scale. The Ouellet house is characteristic of vernacular dwellings incorporating elements of Georgian architecture through its low-pitched straight gable roof, its symmetrical composition, the considerable height of its main block, its smaller annex, its eave returns and its gallery with a hip roof. It nevertheless departs from the American model in the number of openings per storey, three instead of five. These five windows usually correspond to a layout of two rooms, one on either side of the hall containing the central staircase. The Ouellet house also has features specific to late 19th-century eclecticism. These are concentrated in the architectural details, including the moulded cornice brackets, the knee braces and its surrounds. These elements reveal particular attention to finish and are characteristic of the architecture of the last decades of the 19th century.
The heritage value of the house also lies in its association with the Ouellet family. The residence was built around 1870 by Théophile Dionne, who was married to Démerise Ouellet. The Dionne-Ouellets handed the house over to their son, Alfred Dionne. The residence later became successively the property of Arthur Ouellet, his son Léonard, and then Jean-Guy Ouellet. The Ouellets were among the first settlers of the locality of Saint-André, which became Sainte-Hélène. They are also numerous in the Bas-Saint-Laurent, and the surname is scattered across the region’s landscape. There is, for example, a watercourse named Ouellet. The Sainte-Hélène house bears witness to their presence in the region.
Maison des Ouellet
La maison des Ouellet, citée monument historique, est une résidence rurale construite vers 1870. L’habitation de plan rectangulaire, à deux étages, est coiffée d’un toit à deux versants droits. Une annexe en bois à deux étages, qui reprend en plus petit la forme du corps de logis, est adossée au mur pignon droit, en retrait de la façade. La demeure est implantée en retrait par rapport à la route 230, au nord du noyau villageois de la municipalité de Sainte-Hélène.
La valeur patrimoniale de la maison des Ouellet repose sur son intérêt architectural. La résidence est un exemple d’habitation vernaculaire intégrant des éléments de l’architecture géorgienne et de l’éclectisme. L’architecture géorgienne, issue du classicisme, est en vogue depuis un siècle en Europe lorsqu’elle traverse dans les colonies américaines. Elle est incorporée à l’architecture locale dans la construction de maisons de notables, situées sur la côte est. Ensuite, elle connaît une diffusion plus large avec la parution de manuels d’architecture entre 1740 et 1750. Jusqu’à la fin du XIXe siècle aux États-Unis, la maison de ferme géorgienne est construite en pierre, en brique ou en bois selon le matériau disponible localement. Elle est très populaire dans le New Jersey, où lui est annexé un bâtiment qui fait office de cuisine. Celui-ci reprend les mêmes formes, mais de plus petites dimensions. La maison des Ouellet est caractéristique de l’habitation vernaculaire intégrant des éléments de l’architecture géorgienne par son toit à deux versants droits de faible pente, la symétrie de sa composition, la hauteur importante de son corps de logis, son annexe de plus petites dimensions, les retours de son avant-toit et sa galerie à toit à croupes. Elle s’écarte néanmoins du modèle américain par le nombre d’ouvertures par étage, soit trois au lieu de cinq. Ces cinq fenêtres correspondent habituellement à l’aménagement de deux pièces, soit une de part et d’autre du hall où se trouve l’escalier central. La maison des Ouellet comporte par ailleurs des éléments propres à l’éclectisme de la fin du XIXe siècle. Ceux-ci se concentrent dans les détails architecturaux, dont les consoles moulurées de la corniche, les aisseliers et ses chambranles. Ces éléments dénotent un souci de finition particulier et sont caractéristiques de l’architecture des dernières décennies du XIXe siècle.
La valeur patrimoniale de la maison repose également sur son association avec la famille Ouellet. La résidence est construite vers 1870 par Théophile Dionne, marié à Démerise Ouellet. Les Dionne-Ouellet cèdent la maison à leur fils, Alfred Dionne. Par la suite, la résidence devient successivement la propriété d’Arthur Ouellet, de son fils Léonard, puis de Jean-Guy Ouellet. Les Ouellet sont parmi les premiers colons de la localité de Saint-André, devenue Sainte-Hélène. Ils sont également nombreux dans le Bas-Saint-Laurent, et ce patronyme parsème le paysage de la région. On y retrouve, à titre d’exemple, un cours d’eau Ouellet. La maison de Sainte-Hélène témoigne de leur présence dans la région.