Old Saint-Sulpice Seminary
The Old Saint-Sulpice Seminary, a classified historic monument, is a conventual building erected from 1684 onward. The stone and brick building comprises a central block flanked by two wings and an annex. It has a U-shaped plan and is capped mostly with gable roofs. Next to Notre-Dame Basilica and place d’Armes, it is located in the heart of the Montréal historic district. A Euro-Québécois archaeological site is associated with the place.
This building is part of the Vieux-Séminaire-de-Saint-Sulpice historic site.
The heritage value of the Old Saint-Sulpice Seminary lies in its age. Buildings dating from the French Regime are rare in the city of Montréal, as fires and demolitions have claimed the vast majority of them. Begun in 1684, the residence of the Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice is the oldest building in Vieux-Montréal and the only one dating back to the 17th century.
The heritage value of the Old Saint-Sulpice Seminary also lies in its historical and symbolic interest. The building has indeed fulfilled various functions associated with the role played by the Gentlemen of Saint-Sulpice in Montréal society. The Sulpicians, who arrived in Ville-Marie (Montréal) in 1657, became missionaries and educators; they provided spiritual services to the parish of Notre-Dame. In 1663, they became the seigneurs of the island of Montréal. To develop their seigneury and promote its settlement, they granted lands, directed land use planning, supported religious communities, and created and served several parishes. They remained seigneurs until 1840, the year the seigneurial regime was abolished on the island of Montréal. From then on, the Sulpicians were entrusted by the bishop with training the Catholic clergy of the entire diocese, founded in 1836. The Saint-Sulpice Seminary has thus served as a seigneurial manor, presbytery, seminary and convent. It is moreover a rare example of an urban seigneurial residence from the late 17th and early 18th centuries. For a long time, the Old Seminary was a symbol of the power of the Sulpicians in Montréal. Today, it recalls the leading role played by the Gentlemen of Saint-Sulpice in the history of Montréal and Québec.
The heritage value of the Old Saint-Sulpice Seminary also lies in its architectural interest, its uniqueness and its integrity. The central block of the building, constructed between 1684 and 1687, and its two wings, erected between 1704 and 1713, are inspired by 17th-century French classical architecture. The U-shaped plan, the rectangular form of the sections and the symmetrical composition of the façades recall French hôtels particuliers arranged around a cour d’honneur. Certain elements of the seminary also bear witness to an adaptation of this architecture to the colonial context. This is the case of its sobriety, its Montréal limestone masonry, the low height of its storeys and its windows of limited size. In 1848, part of the east wing was destroyed and replaced by a Neoclassical-inspired wing. The Old Saint-Sulpice Seminary is also distinguished by its public clock, said to be the oldest of its kind in North America. As for its interior space, it is of interest for its underground vaulted rooms, which formerly served as a ham-curing room, a wine cellar and a vegetable cellar. Through its integrity, the Old Saint-Sulpice Seminary is an essential element of Québec’s architectural heritage.
The heritage value of the Old Saint-Sulpice Seminary further lies in its association with three recognized architects. The first is François Dollier de Casson (1636-1701), a prominent figure in the history of Montréal and superior of the Sulpicians from 1671 to 1674 and from 1678 to 1701. The central block was built from 1684 to 1687 to his plans. The second is François Vachon de Belmont (1645-1732), superior of the Sulpicians from 1701 to 1732. He drew the plans for the wings added between 1704 and 1713. Finally, the designer of the 1848 Neoclassical wing was John Ostell (1813-1892), the most important architect in Montréal in the mid-19th century.
Vieux Séminaire de Saint-Sulpice
Le Vieux séminaire de Saint-Sulpice, classé monument historique, est un édifice conventuel érigé à partir de 1684. L’édifice en pierre et en brique comprend un corps central flanqué de deux ailes et d’une annexe. Il adopte un plan en « U » et est coiffé en majeure partie de toits à deux versants. Voisin de la basilique Notre-Dame et de la place d’Armes, il est situé au coeur de l’arrondissement historique de Montréal. Un site archéologique euroquébécois est associé au lieu.
Ce bâtiment fait partie du site historique du Vieux-Séminaire-de-Saint-Sulpice.
La valeur patrimoniale du Vieux séminaire de Saint-Sulpice repose sur son ancienneté. Les bâtiments datant du Régime français sont rares dans la ville de Montréal, les incendies et les démolitions ayant eu raison de la grande majorité d’entre eux. Commencé dès 1684, le lieu de résidence de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice est le plus ancien et le seul édifice remontant au XVIIe siècle dans le Vieux-Montréal.
La valeur patrimoniale du Vieux séminaire de Saint-Sulpice repose aussi sur son intérêt historique et symbolique. L’immeuble a, en effet, rempli diverses fonctions associées au rôle joué par les Messieurs de Saint-Sulpice dans la société montréalaise. Ces derniers, qui arrivent à Ville-Marie (Montréal) en 1657, se font missionnaires et éducateurs; ils assurent le service spirituel de la paroisse de Notre-Dame. En 1663, ils deviennent les seigneurs de l’île de Montréal. Pour développer leur seigneurie et activer son peuplement, ils concèdent les terres, dirigent l’aménagement du territoire, soutiennent les communautés religieuses et créent et desservent plusieurs paroisses. Ils demeurent seigneurs jusqu’en 1840, année de l’abolition du régime seigneurial sur l’île de Montréal. À partir de ce moment, les Sulpiciens sont chargés par l’évêque de la formation du clergé catholique de tout le diocèse, fondé en 1836. Le séminaire de Saint-Sulpice a ainsi servi de manoir seigneurial, de presbytère, de séminaire et de couvent. Il est d’ailleurs un exemple rare de résidence seigneuriale urbaine de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Pendant longtemps, le Vieux séminaire a été un symbole du pouvoir des Sulpiciens à Montréal. De nos jours, il rappelle le rôle de premier plan joué par les Messieurs de Saint-Sulpice dans l’histoire de Montréal et du Québec.
La valeur patrimoniale du Vieux séminaire de Saint-Sulpice repose également sur son intérêt architectural, son unicité et son intégrité. Le corps central de l’immeuble, construit entre 1684 et 1687, ainsi que ses deux ailes, érigées entre 1704 et 1713, s’inspirent de l’architecture classique française du XVIIe siècle. Le plan en « U », la forme rectangulaire des parties et la composition symétrique des façades rappellent les hôtels particuliers français, ordonnés autour d’une cour d’honneur. Certains éléments du séminaire témoignent aussi d’une adaptation de cette architecture au contexte de la colonie. C’est le cas de sa sobriété, de sa maçonnerie en pierre calcaire de Montréal, de la faible hauteur de ses étages et de ses fenêtres aux dimensions restreintes. En 1848, une partie de l’aile est sera détruite et remplacée par une aile d’inspiration néoclassique. Le Vieux séminaire de Saint-Sulpice se caractérise aussi par son horloge publique, qui serait la plus vieille du genre en Amérique du Nord. Quant à son espace intérieur, il est intéressant par ses pièces voûtées souterraines qui servaient anciennement de jambonnier, de cellier et de caveau à légumes. Par son intégrité, le Vieux séminaire de Saint-Sulpice constitue un élément essentiel du patrimoine architectural québécois.
La valeur patrimoniale du Vieux séminaire de Saint-Sulpice repose en outre sur son association avec trois architectes reconnus. Le premier est François Dollier de Casson (1636-1701), figure marquante de l’histoire de Montréal et supérieur des Sulpiciens de 1671 à 1674 et de 1678 à 1701. Le corps central est construit de 1684 à 1687 à partir de ses plans. Le deuxième est François Vachon de Belmont (1645-1732), supérieur des Sulpiciens de 1701 à 1732. Il est l’auteur des plans des ailes ajoutées entre 1704 et 1713. Enfin, le concepteur de l’aile néoclassique de 1848 est John Ostell (1813-1892), le plus important architecte de Montréal au milieu du XIXe siècle.