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Location: Old Princetown Road, South Granville
Emplacement : Old Princetown Road, South Granville
Coordinates · Coordonnées: 46.409010, -63.487130
Marker type: Designated Historic Place
Type de repère : Lieu historique désigné
Source: Canada’s Historic Places (historicplaces.ca) – Canadian Register of Historic Places
Licence · Permission: Reproduced for non-commercial use from Canada’s Historic Places (historicplaces.ca); source: Canadian Register of Historic Places. Not an official version.
English

Old Princetown Road

This section of the Old Princetown Road has been designated as an example of one of the first colonial roads in Prince Edward Island hewn through the wilderness from Malpeque (Princetown) to the Island capital at Charlottetown. The designated area is the section beginning at the intersection of the Adams and McCourt Roads and then travelling in a westerly direction for 175 metres and then northwesterly for 1.4 kilometres until it meets the intersection with Route 254. It consists of a narrow scenic road shaded by a natural forest cover on both sides. Indigenous vegetation blankets the ground on either side of the road.

The designated section of the Old Princetown Road (Old Malpeque Road) is valued as a cultural landscape and for its many historical associations with the area. It represents one of the earliest examples of colonial road construction in the province.

It is believed the first evidence of creating a roadway in this area occurred in 1733 during the French Regime. The governor at Port La Joye, De Pensons, ordered a new road constructed between the capital and Malpeque. This would have been hacked through the wilderness with axes, picks, and shovels. It was no more than ten to twelve feet wide. After the British Regime began in 1758, they realized that enhancing the road would help facilitate inland settlement and cause people to be less dependent on coastal travel by boat. The work of enhancing the old French road and connecting the county seats of Princetown and Charlottetown began in 1771. By 1806, marks were made on trees to inform travellers of the distance they had gone over the 38 miles between the capital and Princetown. In 1810, these marks were replaced by more permanent tin plates nailed to the trees showing each mile travelled – but these were often subject to vandalism.

Princetown Royalty had a larger population – 243 – than any other township in PEI in 1798. Together with Lot 18, it had a combined population of 431 – surprisingly larger than that of Charlottetown Royalty at 421. Princetown was an important shipbuilding area, but these vessels had to be registered in Charlottetown. The mail came from the capital, as did many legal and government services. All of these required a reliable inland route between the two settlements.

In 1825, in response to growing complaints that the original trail was too hilly and needed to be modified, William Curtis (1775-1853), the assistant surveyor of PEI, conducted a new survey of the Princetown Road. Curtis owned land about seven miles west of Charlottetown in an area once called Curtisdale – now known as Milton. In an October 5, 1825 letter to Lt. Governor Ready, Curtis indicated that he was surveying “a new line of road… a very fine trail for a road and only two small brooks to bridge (except Indian River) which bridge will serve not only for the road to Charlottetown but also for Bedeque and the western parts of the Island.” This new road into Princetown was completed in 1827 – somewhat south and west of the original one.

In addition to being an economic lifeline to the interior of the Island, the Old Princetown Road, served a military role as well. Perhaps the most famous of these was the “Siege of Malpeque” of 1797. When orders from Charlottetown’s Governor Fanning to muster were ignored by the Prince County Regiment (formed in 1793), Fanning and over thirty volunteers, travelled the road on horseback to put down any potential insubordination. In the 20th century, the road was used by members of the Prince Edward Island Light Horse to gather in Charlottetown for their summer exercises at the Brighton compound.

The section of the road which has been designated is evocative of many of these early historical associations. The natural state of the road with its narrow width, associated vegetation, and overhang of shade trees also contributes to its heritage value.

Français

Ancien chemin de Princetown

Ce tronçon de l’ancien chemin de Princetown (Old Princetown Road) a été désigné en tant qu’exemple de l’une des premières routes coloniales de l’Île-du-Prince-Édouard, taillée à travers la nature sauvage de Malpeque (Princetown) jusqu’à la capitale de l’Île, Charlottetown. La zone désignée est le tronçon qui commence à l’intersection des chemins Adams et McCourt, puis se dirige vers l’ouest sur 175 mètres et ensuite vers le nord-ouest sur 1,4 kilomètre jusqu’à l’intersection avec la route 254. Il s’agit d’un chemin étroit et pittoresque, ombragé de part et d’autre par un couvert forestier naturel. Une végétation indigène recouvre le sol des deux côtés du chemin.

Le tronçon désigné de l’ancien chemin de Princetown (ancien chemin de Malpeque) est valorisé en tant que paysage culturel et pour ses nombreuses associations historiques avec la région. Il représente l’un des plus anciens exemples de construction de routes coloniales dans la province.

On croit que les premiers signes de l’aménagement d’une route dans ce secteur remontent à 1733, sous le Régime français. Le gouverneur de Port-La-Joye, De Pensons, ordonna la construction d’une nouvelle route entre la capitale et Malpeque. Celle-ci aurait été taillée à travers la nature sauvage à la hache, au pic et à la pelle. Elle ne mesurait pas plus de dix à douze pieds de largeur. Après le début du Régime britannique en 1758, les Britanniques se rendirent compte que l’amélioration de la route faciliterait la colonisation de l’intérieur des terres et rendrait la population moins dépendante des déplacements côtiers par bateau. Les travaux d’amélioration de l’ancienne route française et de liaison entre les chefs-lieux de comté de Princetown et de Charlottetown commencèrent en 1771. En 1806, des marques furent faites sur les arbres pour indiquer aux voyageurs la distance qu’ils avaient parcourue sur les 38 milles séparant la capitale de Princetown. En 1810, ces marques furent remplacées par des plaques de fer-blanc plus durables clouées aux arbres et indiquant chaque mille parcouru, mais celles-ci faisaient souvent l’objet de vandalisme.

En 1798, le Princetown Royalty comptait une population plus importante (243 habitants) que tout autre canton de l’Île-du-Prince-Édouard. Avec le lot 18, il totalisait une population de 431 habitants, étonnamment supérieure à celle du Charlottetown Royalty, qui en comptait 421. Princetown était un important centre de construction navale, mais ses navires devaient être immatriculés à Charlottetown. Le courrier provenait de la capitale, tout comme de nombreux services juridiques et gouvernementaux. Tout cela exigeait une route intérieure fiable entre les deux établissements.

En 1825, en réponse aux plaintes croissantes selon lesquelles le sentier d’origine était trop vallonné et devait être modifié, William Curtis (1775-1853), arpenteur adjoint de l’Île-du-Prince-Édouard, effectua un nouveau levé du chemin de Princetown. Curtis possédait des terres à environ sept milles à l’ouest de Charlottetown, dans un secteur autrefois appelé Curtisdale, aujourd’hui connu sous le nom de Milton. Dans une lettre du 5 octobre 1825 adressée au lieutenant-gouverneur Ready, Curtis indiquait qu’il arpentait « un nouveau tracé de route… un très beau tracé pour une route, avec seulement deux petits ruisseaux à franchir (sauf la rivière Indian), et ce pont servira non seulement à la route de Charlottetown, mais aussi à Bedeque et aux parties ouest de l’Île ». Cette nouvelle route menant à Princetown fut achevée en 1827, un peu au sud et à l’ouest de l’ancienne.

En plus d’être une artère économique vitale pour l’intérieur de l’Île, l’ancien chemin de Princetown joua également un rôle militaire. L’épisode le plus célèbre est sans doute le « siège de Malpeque » de 1797. Lorsque le Prince County Regiment (formé en 1793) ignora les ordres de rassemblement du gouverneur Fanning, de Charlottetown, Fanning et plus de trente volontaires empruntèrent le chemin à cheval pour réprimer toute insubordination éventuelle. Au XXe siècle, le chemin fut utilisé par les membres du Prince Edward Island Light Horse pour se rassembler à Charlottetown en vue de leurs exercices d’été au camp de Brighton.

Le tronçon désigné du chemin évoque bon nombre de ces associations historiques anciennes. L’état naturel du chemin, avec sa faible largeur, sa végétation associée et ses arbres d’ombrage en surplomb, contribue également à sa valeur patrimoniale.

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