Nuns’ Choir of the Monastère-des-Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec
The nuns’ choir of the Monastère-des-Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec, a classified historic monument, is a wing of this convent complex. Built in 1930 and 1931, it allowed the nuns to attend services without being seen by the public. Faced with squared rubble stone, the wing has a rectangular plan with canted corners and is topped with a copper gable roof with straight slopes ending in hips at the east. A small semicircular chapel is attached to its east end.
The nuns’ choir is part of the Monastère-des-Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec historic site. It provides a link between the church and the garden wing, which joins it at a right angle. An entrance pavilion built against the monastery’s enclosure wall is connected to the choir by a corridor. The convent complex lies within the Vieux-Québec historic district, which is located in the La Cité borough of the city of Québec.
The heritage value of the nuns’ choir lies in its ethnohistorical interest. It bears witness to the cloistered way of life of the Augustines. The wing was built in 1930 and 1931 on the site of the previous nuns’ choir. Through its layout, it provides a link between the church and the garden wing, allowing the nuns to attend services without being seen by the public and thus to respect their vow of enclosure. The nave is arranged for prayer and antiphonal chant, as illustrated by the stalls lined along the side walls. Its sober architecture conforms to the Rule of Saint Augustine (354-430) and the recommendations of the Constitutions (1666) of the Augustines. A witness to the community’s traditional customs, the nuns’ choir recalls that they lived cloistered until 1965.
The heritage value of the nuns’ choir also lies in its historical interest as a testament to the importance of the Augustines, one of the founding religious communities of New France. On their arrival from Dieppe in 1639, these nuns had the mission of providing hospital care to the fledgling colony. They settled permanently in the upper town of Québec in 1644, where they established the Hôtel-Dieu, the first hospital founded in North America, which they administered until 1962. The Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) now manages it. The Hôtel-Dieu de Québec is the first and most important of the twelve health-care institutions they founded in Québec. The nuns’ choir, like the monastery as a whole, thus reflects the uninterrupted presence of the Augustines on this site since 1644 and the essential role they played among the population for more than 300 years.
The heritage value of the nuns’ choir also lies in its architectural interest. This wing forms a harmonious whole with the monastery wings built during the French Regime in the French classical tradition and with the church built from 1800 to 1803. It blends in through, among other things, its size, its rustic appearance, its copper gable roof with straight slopes, its rusticated limestone rubble masonry and its tall round-arched windows. Inside, the decor consists of plaster ornamentation and woodwork and resembles that of the church in its refinement. It echoes the low profile of the church’s segmental-arched false vault and its classical vocabulary, though with greater sobriety. Thus, the nuns’ choir blends into the monastic ensemble, contributes to its image and perpetuates its discreet presence in the city.
Choeur des religieuses du Monastère-des-Augustines-de-l'Hôtel-Dieu-de-Québec
Le choeur des religieuses du Monastère-des-Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec, classé monument historique, est une aile de cet ensemble conventuel. Construite en 1930 et 1931, elle permettait aux religieuses d’assister aux offices sans être vues du public. L’aile recouverte de moellons équarris présente un plan rectangulaire à pans coupés et est coiffée d’un toit en cuivre à deux versants droits terminé à l’est par des croupes. Une petite chapelle en hémicycle est greffée à son extrémité est.
Le choeur des religieuses fait partie du site historique du Monastère-des-Augustines-de-l’Hôtel-Dieu-de-Québec. Il assure un lien entre l’église et l’aile du jardin qui s’y greffe perpendiculairement. Un pavillon d’entrée aménagé contre le mur d’enceinte du monastère est relié au choeur par un couloir. L’ensemble conventuel est compris dans l’arrondissement historique du Vieux-Québec, qui se situe dans l’arrondissement municipal de La Cité de la ville de Québec.
La valeur patrimoniale du choeur des religieuses repose sur son intérêt ethnohistorique. Il constitue un témoin du mode de vie cloîtré des Augustines. L’aile a été érigée en 1930 et 1931, à l’emplacement du choeur des religieuses précédent. Par sa disposition, elle assure un lien entre l’église et l’aile du jardin, permettant aux religieuses d’assister aux offices sans être vues du public et d’ainsi respecter leur voeu de clôture. La nef est aménagée pour la prière et le chant antiphonique, comme l’illustrent les stalles alignées le long des murs latéraux. Son architecture sobre répond à la règle de saint Augustin (354-430) ainsi qu’aux recommandations des Constitutions (1666) des Augustines. Témoin des usages traditionnels de la communauté, le choeur des religieuses rappelle qu’elles ont vécu cloîtrées jusqu’en 1965.
La valeur patrimoniale du choeur des religieuses repose aussi sur son intérêt historique comme témoin de l’importance des Augustines, une des communautés religieuses fondatrices de la Nouvelle-France. À leur arrivée de Dieppe en 1639, ces religieuses avaient pour mission de pourvoir la colonie naissante en soins hospitaliers. Elles se sont implantées définitivement à la haute-ville de Québec en 1644, où elles ont créé l’Hôtel-Dieu, premier hôpital établi en Amérique du Nord, qu’elles ont administré jusqu’en 1962. Le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) le gère maintenant. L’Hôtel-Dieu de Québec est le premier et le plus important des douze établissements de soins de santé qu’elles ont fondés au Québec. Le choeur des religieuses, comme l’ensemble du monastère, reflète ainsi la présence ininterrompue des Augustines en ce lieu depuis 1644 et le rôle essentiel qu’elles ont joué auprès de la population pendant plus de 300 ans.
La valeur patrimoniale du choeur des religieuses repose également sur son intérêt architectural. Cette aile forme un tout harmonieux avec les ailes du monastère construites au cours du Régime français et issues de la tradition française classique ainsi qu’avec l’église érigée de 1800 à 1803. Elle s’intègre entre autres par son gabarit, son aspect rustique, son toit en cuivre à deux versants droits, son appareillage en moellons de calcaire à bossage et ses hautes fenêtres cintrées. À l’intérieur, le décor est composé d’une ornementation de plâtre et de boiseries et s’apparente par sa finesse à celui de l’église. Il reprend le profil bas de sa fausse voûte à arc surbaissé et son vocabulaire classique, bien qu’avec plus de sobriété. Ainsi, le choeur des religieuses se fond dans l’ensemble monastique, contribue à son image et perpétue sa présence discrète dans la ville.