Notre-Dame-de-Bonsecours Cemetery
The Notre-Dame-de-Bonsecours cemetery, a constituted heritage site, is a Catholic burial ground whose origins date back to 1859. This medium-sized cemetery consists of an open, gently sloping lot surrounded by mature trees. The site includes headstones arranged in rows, a burial vault, a calvary and another religious sculpture. The site is bordered by a railway line, a provincial highway and a regional road. The Notre-Dame-de-Bonsecours cemetery is set back from the village core, in the municipality of Montebello.
The heritage value of the Notre-Dame-de-Bonsecours cemetery lies in its historical interest. This cemetery recalls the importance of prominent families who lived in the area and took part in its development. Louis-Joseph Papineau (1786-1871), an influential 19th-century politician and a central figure in the events leading to the Rebellions of 1837-1838, returned from exile in 1845 and devoted himself to developing his seigneury, La Petite-Nation. In 1859, he sold a portion of his land for the opening of a new Catholic cemetery. The site is located near the seigneurial manor that Papineau had built in the mid-19th century. His son, the notary and lawyer Louis-Joseph-Amédée Papineau (1819-1903), donated a piece of land in 1895 for the enlargement of the burial ground. The site is also associated with the artist Napoléon Bourassa (1827-1916), son-in-law of Louis-Joseph Papineau, and with his family. A painter, author and architect, Napoléon Bourassa designed and built a burial vault with his own hands. This renowned 19th-century artist rests there with other members of his family, including his wife Azélie Papineau (1835-1869) and his sister-in-law Ézilda Papineau (1828-1894), both daughters of Louis-Joseph Papineau. The Notre-Dame-de-Bonsecours cemetery is thus linked to figures who left their mark in various fields on local and provincial history.
The heritage value of the Notre-Dame-de-Bonsecours cemetery also lies in its artistic interest. The site contains works by Louis Jobin (1845-1928), a leading figure in the history of art in Québec. This sculptor specialized in religious work and distinguished himself in statuary, particularly outdoor statuary. He also achieved technical feats with a few large-scale statues. The works in the Notre-Dame-de-Bonsecours burial ground are representative of his output, notably through the theme of the three-figure calvary and through the material of the sculpture The Education of the Virgin. The latter illustrates one of the artist’s specialties, metal-covered wood for outdoor use.
The heritage value of the Notre-Dame-de-Bonsecours cemetery also lies in its representativeness of this type of burial ground. Its location set back from the village core, the presence of stone funerary monuments, their alignment in straight rows, the layout of paths, the planting of trees and the presence of works of art and a burial vault bear witness to practices widespread in Catholic cemeteries of the second half of the 19th century and the early 20th century.
Cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours
Le cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours, constitué site du patrimoine, est un lieu de sépulture catholique dont les origines remontent à 1859. Ce cimetière de taille moyenne se compose d’un terrain dégagé au relief peu accusé et ceinturé d’arbres matures. Le lieu comprend des stèles disposées en rangées, un caveau funéraire, un calvaire et une autre sculpture religieuse. Le site est bordé par une voie ferrée, une route provinciale et une route régionale. Le cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours est situé en retrait du noyau villageois, dans la municipalité de Montebello.
La valeur patrimoniale du cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours repose sur son intérêt historique. Ce cimetière rappelle l’importance de familles de notables ayant résidé dans le secteur et participé à son développement. Louis-Joseph Papineau (1786-1871), homme politique influent du XIXe siècle et personnage central des événements menant aux rébellions de 1837-1838, revient d’exil en 1845 et s’engage dans la mise en valeur de sa seigneurie, la Petite-Nation. Il vend en 1859 une portion de ses terres pour l’ouverture d’un nouveau cimetière catholique. L’emplacement est situé à proximité du manoir seigneurial que Papineau fait construire au milieu du XIXe siècle. Son fils, le notaire et avocat Louis-Joseph-Amédée Papineau (1819-1903), fait don en 1895 d’un terrain pour l’agrandissement du lieu de sépulture. Le site est également associé à l’artiste Napoléon Bourassa (1827-1916), gendre de Louis-Joseph Papineau, ainsi qu’à sa famille. Peintre, auteur et architecte, Napoléon Bourassa conçoit et érige de ses mains un caveau funéraire. Cet artiste reconnu du XIXe siècle y repose en compagnie d’autres membres de sa famille dont son épouse Azélie Papineau (1835-1869) et sa belle-soeur Ézilda Papineau (1828-1894), toutes deux filles de Louis-Joseph Papineau. Ainsi, le cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours est lié à des personnages qui ont marqué dans différents domaines l’histoire locale et provinciale.
La valeur patrimoniale du cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours repose aussi sur son intérêt artistique. Le lieu contient des oeuvres de Louis Jobin (1845-1928), un artiste marquant de l’histoire de l’art au Québec. Ce sculpteur se spécialise dans le domaine religieux et se démarque sur le plan de la statuaire, particulièrement celle d’extérieur. Il réalise d’ailleurs des exploits techniques avec quelques statues de grand format. Les oeuvres du lieu de sépulture de Notre-Dame-de-Bonsecours sont représentatives de sa production, notamment par la présence du thème du calvaire à trois personnages ainsi que par le matériau de la sculpture L’éducation de la Vierge. Celle-ci illustre une spécialité de l’artiste, le bois recouvert de métal pour l’extérieur.
La valeur patrimoniale du cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours repose également sur sa représentativité par rapport à ce type de lieu de sépulture. L’implantation en retrait du noyau villageois, la présence de monuments funéraires en pierre, leur alignement en rangées droites, l’aménagement d’allées, la plantation d’arbres et la présence d’oeuvres d’art et d’un caveau funéraire témoignent de pratiques répandues dans les cimetières catholiques de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe.