Notre-Dame-de-Bon-Secours Church
Notre-Dame-de-Bon-Secours Church, classified in 1957, is a Catholic place of worship built from 1768 to 1771 and extended at the front in 1830. The stone church has a plan consisting of a rectangular single-aisle nave extended by a narrower choir ending in a semicircular apse. Its monumental screen façade has a central section flanked by two slightly projecting towers topped by an imposing bell tower. A third bell tower sits on the ridge at the rear of the bell-cast gable roof. A rectangular chapel with a hipped roof, set at right angles, abuts the left side wall. The rectangular, one-and-a-half-storey stone sacristy, capped with a bell-cast gable roof, is attached to the apse in line with the choir. The church stands on the shore of the St. Lawrence River, along the old chemin du Roy. It is located in the heart of the village core of L’Islet-sur-Mer, in the municipality of L’Islet. The place of worship dominates a Catholic religious complex that also includes the presbytery, the former salle des habitants, the cemetery and the former college.
Twenty-four works of art in this church were classified in 1966.
The heritage value of Notre-Dame-de-Bon-Secours Church lies in the interest of its interior decor. It is made up of several elements that are key in the history of Québec art and architecture. Among them is the Neoclassical-inspired choir retable, made from 1782 to 1787 by François Baillairgé (1759-1830) in collaboration with his father Jean (1726-1805). This retable is reportedly the first to have been designed as an architectural decor covering the entire surface of the choir walls; until then, such works formed independent structures set against the back of the choir. François Baillairgé’s studies in Paris, where he stayed from 1778 to 1781, inspired this type of decor, which would be widely used in the 19th century. The retable of Notre-Dame-de-Bon-Secours Church is all the more original in that it rises over two levels. In its central projection stands one of the oldest surviving tabernacles in Québec. Probably executed by Noël Levasseur (1680-1740) between 1728 and 1730, this piece was unprecedented at the time because of its composition, more architectural than ornamental. It subsequently served as a model, notably for members of the Levasseur family. Numerous sculptures are integrated into the decor. The statues of the choir retable were executed in 1786 by François Baillairgé. As for the side retables, they are enhanced by two unusual reliefs by Pierre-Florent Baillairgé (1761-1812), representing an angel holding a reliquary, and by trumpeting angels by Amable Charron (1785-1844). In addition to these exceptional sculptures there are paintings, including “L’Annonciation” on the high altar, painted in 1776 by Jean-Antoine Aide-Créquy (1749-1780), probably the most important work of his career. Moreover, this building is among the rare Québec Catholic churches to have a false cloister vault with large coffers.
The heritage value of Notre-Dame-de-Bon-Secours Church also lies in the representativeness of its architectural evolution. The building bears witness to common transformations aimed at adapting churches to the needs of the parish and bringing them up to date. Major modifications were carried out in 1830 by the contractor Jean-Olivier Leclerc. They consisted of lengthening the nave at the front and erecting a screen façade flanked by two towers, a frequent practice since the end of the 18th century to give churches a monumental appearance. In addition, the façade was reworked in 1882 to plans by David Ouellet (1844-1915). It was given imposing bell towers, typical of the work of this architect, who was highly appreciated by the clergy. The crowning element is adorned with a colossal statue of Notre-Dame de Bonsecours executed by Louis Jobin (1845-1928), illustrating the statuary of this renowned sculptor. This place of worship dating from the 18th century thus traces the architectural evolution of many Catholic churches in the following century.
The heritage value of Notre-Dame-de-Bon-Secours Church further lies in its importance in the landscape. In Québec, churches form the heart of the village core. Notre-Dame-de-Bon-Secours Church dominates the religious complex of L’Islet-sur-Mer, which also includes the presbytery, the former salle des habitants, the cemetery and the former college. As tradition dictates, the choir faces the rising sun, a symbol of the risen Christ. Erected on the shore of the St. Lawrence, along the old chemin du Roy, the church is a landmark on land and water that signals the presence of the parish.
Église de Notre-Dame-de-Bon-Secours
L’église de Notre-Dame-de-Bon-Secours, classée en 1957, est un lieu de culte catholique construit de 1768 à 1771 et agrandi par la façade en 1830. L’église en pierre présente un plan composé d’une nef rectangulaire à un vaisseau prolongée par un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Sa façade-écran monumentale compte un corps central flanqué de deux tours peu saillantes surmontées d’un imposant clocher. Un troisième clocher est posé sur le faîte à l’arrière du toit à deux versants retroussés. Une chapelle rectangulaire au toit à croupe et disposée en retour d’équerre s’appuie contre le long-pan gauche. La sacristie en pierre de plan rectangulaire à un étage et demi, coiffée d’un toit à deux versants retroussés, est greffée à l’abside dans le prolongement du choeur. L’église est érigée en bordure du fleuve Saint-Laurent, le long de l’ancien chemin du Roy. Elle se situe au coeur du noyau villageois de L’Islet-sur-Mer, dans la municipalité de L’Islet. Le lieu de culte domine un ensemble religieux catholique qui comprend aussi le presbytère, l’ancienne salle des habitants, le cimetière et l’ancien collège.
Vingt-quatre oeuvres d’art de cette église ont été classées en 1966.
La valeur patrimoniale de l’église de Notre-Dame-de-Bon-Secours repose sur l’intérêt de son décor intérieur. Ce dernier est composé de plusieurs éléments déterminants dans l’histoire de l’art et de l’architecture québécoise. Parmi eux se trouve le retable du choeur, d’inspiration néoclassique, réalisé de 1782 à 1787 par François Baillairgé (1759-1830) en collaboration avec son père Jean (1726-1805). Ce retable serait le premier à avoir été conçu comme un décor architectural et à couvrir toute la surface des murs du choeur; jusqu’alors, ces ouvrages formaient des structures indépendantes adossées au fond du choeur. Les études faites par François Baillairgé à Paris, où il a séjourné de 1778 à 1781, lui ont inspiré ce type de décor qui sera amplement utilisé au XIXe siècle. Le retable de l’église de Notre-Dame-de-Bon-Secours est d’autant plus original qu’il se développe sur deux étages. Dans son avancée centrale trône l’un des plus anciens tabernacles à subsister au Québec. Exécuté vraisemblablement par Noël Levasseur (1680-1740) entre 1728 et 1730, ce meuble était inédit à l’époque en raison de sa composition plus architecturale qu’ornementale. Il a par la suite servi de modèle, notamment aux membres de la famille Levasseur. De nombreuses sculptures s’intègrent au décor. Les statues du retable du choeur ont été exécutées en 1786 par François Baillairgé. Quant aux retables latéraux, ils sont rehaussés de deux reliefs inusités de Pierre-Florent Baillairgé (1761-1812), qui représentent un ange tenant un reliquaire, et d’anges à la trompette d’Amable Charron (1785-1844). À ces sculptures exceptionnelles s’ajoutent des tableaux, dont « L’Annonciation » du maître-autel peint en 1776 par Jean-Antoine Aide-Créquy (1749-1780), vraisemblablement l’oeuvre la plus importante de sa carrière. Par ailleurs, cet édifice figure parmi les rares églises catholiques québécoises à posséder une fausse voûte en arc-de-cloître et à larges caissons.
La valeur patrimoniale de l’église de Notre-Dame-de-Bon-Secours repose aussi sur la représentativité de son évolution architecturale. L’édifice témoigne de transformations courantes ayant pour but d’adapter les églises aux besoins de la paroisse et de les mettre au goût du jour. Des modifications importantes sont effectuées en 1830 par l’entrepreneur Jean-Olivier Leclerc. Elles consistent à allonger la nef par l’avant et à élever une façade-écran flanquée de deux tours, une pratique fréquente depuis la fin du XVIIIe siècle pour conférer aux églises un aspect monumental. De plus, la façade est remaniée en 1882, selon les plans de David Ouellet (1844-1915). Elle est dotée d’imposants clochers, typiques de la production de cet architecte très apprécié par le clergé. Le couronnement est orné d’une statue colossale de Notre-Dame de Bonsecours exécutée par Louis Jobin (1845-1928) et illustrant la production statuaire de ce sculpteur renommé. Ce lieu de culte qui remonte au XVIIIe siècle retrace ainsi l’évolution architecturale de plusieurs églises catholiques au siècle suivant.
La valeur patrimoniale de l’église de Notre-Dame-de-Bon-Secours repose en outre sur son importance dans le paysage. Au Québec, les églises forment le coeur du noyau villageois. Celle de Notre-Dame-de-Bon-Secours domine l’ensemble religieux de L’Islet-sur-Mer, composé aussi du presbytère, de l’ancienne salle des habitants, du cimetière et de l’ancien collège. Comme le veut la tradition, le choeur est tourné vers le soleil levant, symbole du Christ ressuscité. Érigée en bordure du Saint-Laurent, le long de l’ancien chemin du Roy, l’église forme un point de repère terrestre et fluvial qui signale la présence de la paroisse.